Organisations
Malakoff Humanis: une situation préoccupante pour les salariés
Les représentants de notre syndicat FO Malakoff Humanis considèrent qu'ils n’ont pas vocation à se substituer aux instances de gouvernance paritaire ni à intervenir dans les décisions relevant de leurs prérogatives.
Toutefois, compte tenu de l’évolution de la situation, ils considèrent qu’il est de leur responsabilité d’exprimer clairement leur position, dans l’intérêt du Groupe et de l’ensemble de ses salariés.
À ce titre, ils demandent au Directeur Général de prendre ses responsabilités en se retirant temporairement de ses fonctions jusqu’au terme des investigations en cours et sans préjuger ni de leur issue, ni des conclusions qui pourraient en résulter.
Ils demandent également que l’avenir des salariés, leurs situations professionnelles et leurs conditions de travail deviennent une priorité.
Dans ce cadre, ces enjeux doivent être intégrés de manière pleine et entière à la préparation et à la validation du prochain projet d’entreprise en cours d’élaboration et qui, selon la communication de la Direction Générale, doit être déployé dès le début de l’année 2027.
Pour eux , les décisions et les orientations à venir doivent tenir compte des conséquences déjà subies par les salariés, résultant d’une stratégie reposant principalement sur la réduction des coûts qui a engendré une baisse des effectifs, la dégradation des conditions de travail, un accroissement de la charge de travail et une pression mentale constante. Aucune nouvelle mesure ne doit contribuer à fragiliser davantage leur situation professionnelle ou à déstabiliser leur vie personnelle.
Ils demandent à la gouvernance paritaire de veiller à ce que les intérêts des salariés soient réellement pris en compte dans les décisions stratégiques et économiques de ce plan.
La performance du Groupe ne peut être recherchée au détriment de celles et ceux qui en assurent quotidiennement le fonctionnement. La pérennité du Groupe ne peut être durablement assurée sans reconnaissance et sans prise en compte effective des salariés qui en constituent la première richesse.
Ils avaient demandé qu’un point précis, documenté et chiffré sur la situation économique depuis le début de la crise soit présenté dans les plus brefs délais.
Leur demande n’a pas été satisfaite puisque la communication à l’ensemble des salariés porte uniquement sur le premier semestre 2026 non impacté par les événements regrettables que traversent le groupe. Ils réitérons donc leur demande de suivi mensuel dans le cadre du CSEC afin de mesurer de façon régulière l’impact de la crise sur la situation économique du Groupe et d’être en mesure d’apprécier les éventuels écarts par rapport aux prévisions.