Duralex : Pour la Confédération générale des Scop et des Scic , il y a un chemin possible pour la Scop
L’entreprise Duralex fait actuellement l’objet d’inquiétudes concernant son avenir. La CG Scop fait part de ses analyses et de ses préconisations.
Suite à sa reprise en juillet 2024 par ses salariés, l’entreprise a fait appel à diverses sources de financement, dont celle de citoyens ayant participé à sa levée de fonds à hauteur de 7 millions d’euros.
La CG Scop a accompagné financièrement l’entreprise et la transformation en Scop en aidant à la structuration de la gouvernance. Elle rappelle qu’elle ne s’autorise aucune ingérence dans la gestion des entreprises de son réseau. Elle s’arroge, en revanche, un devoir de conseil auprès d’elles. A ce titre, elle a pu constater chez Duralex un écart entre ses préconisations et la manière dont la transition coopérative s’est opérée. La sous-capitalisation initiale ainsi que le pilotage financier en plus d’un contexte international instable sont quelques-uns des éléments qui expliquent sa situation actuelle.
Alertée par la gouvernance lors du changement de direction, la CG Scop, solidaire de l’entreprise et de ses salariés, a fait part de ses recommandations à la Direction de Duralex, ainsi qu’à la Mission interministérielle aux restructurations d’entreprises (MIRE). Elle se tient depuis, jour après jour, aux côtés de l’entreprise, auprès de laquelle elle a dépêché une équipe d’experts.
La CG Scop tient à rappeler qu’un éventuel redressement judiciaire constituerait une étape de protection de l’entreprise. En l’occurrence, les difficultés économiques de Duralex ne s’expliquent pas par son statut coopératif : il existe un chemin permettant à la Scop de faire face à la crise qui la menace, de sécuriser ses salariés et d’honorer ses engagements.
De concert avec les services de l’État, elle poursuit le travail pour avancer sur cette voie ; l’essentiel étant de trouver une issue favorable à la sauvegarde des emplois et d’un savoir-faire industriel français reconnu.