Les développements actuels sont particulièrement dangereux car ils vont vider ce droit de son sens et peu à peu dissuader les salariés d’y recourir (...)
L’employeur, en ces temps de COVID 19 a de multiples raisons de réunir son CSE afin de recueillir son avis. On peut citer, le recours à l’activité partielle, la mise en œuvre de dispositions de prévention des risques dans son établissement.
Si les ordonnances de 2017 ont réduit le rôle des suppléants élus du CSE en ne leur permettant plus (sauf accord) d’être systématiquement présents aux réunions plénières de cette nouvelle instance, il n’en demeure pas moins que ce rôle n’est pas réduit à néant et il nous a semblé utile de synthétiser quelques principes de base...
Du fait de l’existence d’une instance unique (le CSE), il nous semble intéressant de réfléchir désormais sur l’influence qu’a l’extension de son champ de compétences (du fait de l’intégration des missions en termes de santé, sécurité et conditions de travail) et de son effet sur le contenu des PSE :
Un accord de performances collectives peut-il être un élément de refondation du dialogue social ?
L’une des ordonnances Macron [1] a parachevé la mise en place d’un principe de modification du contrat de travail par accord collectif concernant plus particulièrement l’aménagement de la rémunération, la durée du travail et les conditions de mobilité interne et ce, par l’instauration d’un accord de performances collectives en vigueur depuis le 1er janvier 2018.
L’ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise et favorisant l’exercice et la valorisation des responsabilités syndicales fait surgir dans le paysage de la représentation du personnel la notion de « représentants de proximité » (RP) par accord dans les entreprises comportant au moins deux éta
Au moment où l’expression « dialogue social » figure comme la principale préoccupation des directions des entreprises (théoriquement dès le stade TPE), des organisations syndicales (partagées sur leur avenir comme réels corps intermédiaires reconnus du fait des positions gouvernementales affirmées depuis un an), il serait peut-être judicieux de rappeler quelques évidences.
Rupture conventionnelle collective et droit des instances représentatives du personnel
À l’heure où apparaissent dans les médias les premières négociations visant à mettre en place des ruptures conventionnelles collectives (RCC), il est important de signaler que les représentants du personnel (aujourd’hui les membres des CE et des CHSCT et demain ceux du CSE) ne sont pas complètement démunis face aux risques de contournement des règles relatives à la conduite de PSE