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15 / 09 / 2008 | 2 vues
Christian Kostrubala / Membre
Articles : 15
Inscrit(e) le 15 / 09 / 2008

Les matériaux utilisant les nanotechnologies seraient-ils nocifs pour notre santé ?

On ne connaît pas encore les effets indésirables que peuvent produire les nanoparticules dans l’utilisation pratique qui en est faite aujourd’hui. Cependant, les chercheurs ont constaté chez ces cellules une propension manifeste à se propager et à infiltrer jusqu’aux corps vivants…

L’utilisation des nanotubes de carbone aujourd’hui exploitée à grande échelle dans l'industrie pour la composition de matériaux isolants nous met désormais quotidiennement en contact avec ces particules ultrafines.

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a rendu public le 23 juillet un avis sur les nanomatériaux et la sécurité sanitaire des travailleurs, afin de prévenir les risques – dont pour l’heure aucun rapport scientifique n’en a démontré l’existence réelle - liés aux nanomatériaux. C’est donc en raison du principe de précaution que l’article publié par l’Afsset préconise de minimiser l’exposition des travailleurs aux matériaux auxquels sont intégrées les nanoparticules. 

Les nanoparticules sont aujourd’hui présentes dans nombre d’instruments techniques de pointe, tels que matériel sportif, instruments médicaux ou industrie automobile, mais également dans les peintures, vernis, cosmétiques vendus en grande surface ! Les murs de nos bureaux, désormais conçus dans une perspective d’économie d’énergie, trouveraient quant à eux une réponse efficace dans l’utilisation d’isolants nanostructurés, qui permettent de réduire au quart leur épaisseur actuelle.

L’Afsset pointe le manque d’information 

Alors que l’Afsset pointe le manque d’information sur les effets qui pourraient résulter de notre proximité avec le « nanomonde », et enjoint la communauté scientifique à se pencher sur l’impact humain de leur découverte et les conséquences sociales, au-delà de leur performances sur les matériaux industriels,  il apparaît que l’invisible propre à l’infiniment petit se conjugue actuellement avec l’incertitude la plus grande quant à ses répercussions à moyen ou long terme…

Les dangers envisagés à titre hypothétique sont pourtant alarmants : des expérimentations sur des souris ont fait apparaître des réactions inflammatoires des poumons, des vaisseaux sanguins et même du cerveau… La possibilité d’une toxicité des matériaux à nanoparticules  doit donc être prise en compte avec urgence tant dans les recherches théoriques qu’au niveau de la production industrielle de ces produits commercialisés sans vigilance.

Une « vigilance éthique et sociale »

Outre les risques sur la santé physique, aucune recherche n’a été produite à ce jour sur l’influence psychologique que pourrait engendrer notre rapport professionnel à des outils composés de nanoparticules. Cet infiniment petit dont nous ne voyons que les propriétés chimiques, électriques et magnétiques, n’est-il pas enclin à perturber le comportement des utilisateurs ? Nous étions déjà habitués à la condensation de qualités dans des objets de plus en plus réduits (paradoxe de la modernité : désormais, plus la machine est petite, plus elle semble performante !), et la pilule qui se substitut au repas complet, véritable science-fiction pour la génération antérieure, nous semble pour le moins moyenâgeuse… Les nanotechnologies font maintenant miroiter le rêve de l’arme, non pas minuscule, mais  invisible ! Les nanostructures renforcent l’efficacité des matériaux en les allégeant. Les bâtiments dans lesquels seront nos bureaux futurs auront alors l’apparence fragile d’une maison de paille et la puissance et la résistance réelle d’un fort. Comment évoluer dans un environnement lorsqu’on ne peut plus se fier à l’expérience sensible, et que les apparences nous trompent ? Les changements ergonomiques de nos espaces de travail risquent de générer des perturbations et de gêner l’appropriation des lieux par leurs occupants.

En octobre 2006, le CNRS prônait déjà au sujet de l’exposition professionnelle aux nanomatériaux une « vigilance éthique et sociale »… Quelles dérives morales peuvent bien découler de cette conquête du nanomonde par les hommes ? Malheureusement, si la science ne cesse de progresser, lire dans l’avenir reste encore un défi humain. No comment sur les nano, force est de constater.

Suzanne Duchiron pour planetefacility.com

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Il parait qu à la fin du 19  siécle un industriel aurait proposé au président des USA un produit pouvant générer une croissance industrielle phénoménale, mais que ce dernier avait ajouté que cette révolution allait couter environ la vie à 20 000 jeunes américains par an, le président des USA avait repoussé cette idée et pourtant il s'agissait de l'automobile...

Alors combien de morts pour les nano particules ?

que faire pour faire vivre le principe de précaution ?

qui trompe t on ?