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19 / 06 / 2026 | 7 vues
Etienne Taillebourg / Abonné
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Contractuels: les bonnes résolutions de la DGFIP se font attendre

En cette année 2026, la DGFiP fait feu de tout bois concernant l’attractivité en affichant des croissances à deux chiffres concernant les inscriptions aux concours des catégories A et B en 2025.

 

Notre syndicat se réjouit de cet attrait pour notre administration mais rappelle que 30 % des 6 226 recrutements effectués en 2025 l’ont été sous contrat.


Indépendamment du statut qui est le leur, ces agents ont un même besoin de visibilité professionnelle que les autres, d’autant plus à l’approche d’une fin de contrat à durée déterminée.

 

2026 : L'ANNÉE DU CHOIX POUR LA DIRECTION GÉNÉRALE

 

Si 2025 aura été l’avènement des mobilités internes « au choix » pour les fonctionnaires de la DGFiP, nous attendons  que la direction générale fasse enfin le choix d’une gestion RH claire et cohérente des contractuels au plan national.

La Directrice générale ne peut pas faire l’apologie du collectif dans ses vœux en continuant à jouer sur la division des statuts au sein des services.

 

UNE VOLONTÉ NON DITE MAIS QUI SE DESSINE

 

L’histoire des contractuels à la DGFiP est encore récente et remplie de bien des «  fantasmes  » qu’il convient de minorer dans la plupart des cas. C’est en 2023 que notre Direction générale a mise en place les 3 campagnes annuelles portant sur les recrutements de contractuels principalement dans la sphère administrative.

 

Depuis 3 ans, ces campagnes se déroulent en février, juin et octobre. Elles génèrent bon nombre de frustrations de la part de titulaires qui voient passer des emplois qui pourraient parfaitement leur convenir. Dans la majorité des cas ces postes sont inaccessibles puisqu’un fonctionnaire de la DGFiP doit recueillir l’accord de sa direction afin de pouvoir postuler.

 

Fort de ce constat, notre syndicat  dénonce la volonté d’augmenter la précarisation des recrutements au sein de nos services.

C’est ainsi que les contractuels actuellement en durée indéterminée représentent seulement un peu moins de 11 % des effectifs totaux des agents contractuels.

Dans la même logique la DGFiP est encore considérée comme « à la traîne » avec uniquement 5 % de ses effectifs sous contrat alors que l’on atteint en moyenne près de 23  % pour cette population dans la fonction publique d’État.

Fin 2024, les départs définitifs des contractuels de la DGFiP ne représentaient qu’un peu moins de 14 % du nombre des départs totaux de notre administration. Les réussites aux concours et les nombreux contrats conclus depuis 2021 qui sont encore en cours expliquent ce chiffre

 

UNE RÉGLEMENTATION ET UNE RECOMPOSITION DU RÉSEAU QUI VONT IMPOSER DES CHOIX CLAIRS

 

La plupart des contrats conclus depuis les premières campagnes massives de 2021 et structurées à compter de 2023 se font en application de l’article L 332 du Code général de la fonction publique. Ces contrats «  sont renouvelables par reconduction expresse dans la limite d’une durée maximale de six ans ».

 

A ce terme, deux options s’offrent à l’administration :

 ne pas reconduire le contrat ;

 offrir un contrat à durée indéterminée à l’agent à cette échéance qui de facto bénéficie alors d’un « quasi statut ».

 

Face à cet impératif réglementaire, la DGFiP ne peut que constater l’impasse dans laquelle elle se trouve : de nombreux services issus du déploiement du nouveau réseau de proximité (NRP), des relocalisations et autres services supra départementaux ne fonctionneraient pas aujourd’hui sans les agents contractuels.

 

2026 : STOP OU ENCORE POUR DE NOMBREUX CONTRACTUELS

 

Une fois encore, la Direction générale fait le choix de « jouer la montre » en refusant d’inscrire à l’ordre du jour du 1er semestre 2026 un groupe de travail (GT) projeté sur le second semestre portant sur les « contractuels à la DGFiP : état des lieux et perspectives ».

Perspectives, le mot tant attendu est enfin dit !

 

Rappelons que les précédents groupes de travail  qui se sont tenus en 2022 et 2024 sur ce sujet ne portaient que sur la gestion. 2025 aura même été une année blanche sur cette thématique. Il faudra donc attendre le second semestre 2026 pour connaître l’ordre du jour détaillé de cette réunion.

Entre temps de nombreux contrats conclus en 2023, ou précédemment, seront arrivés à échéance lorsque se tiendra cette réunion... Si elle n’est pas repoussée à 2027 pour cause de contraintes calendaires !

 

En attendant et comme à l’accoutumée, la Direction générale va faire du «  cas par cas  » avec les agents contractuels, les laissant entre les mains des directeurs locaux. Si à quelque chose malheur est bon, nous  espérons que des perspectives claires et précises seront données aux agents contractuels dont les contrats à durée déterminée arriveront à terme en 2027.

 

Il devient impératif d’offrir de la stabilité et de la visibilité à des agents dont l’âge moyen n’est que de 40 ans alors qu’il est d’un peu plus de 48 ans pour les agents titulaires de statut DGFiP.

 

Il convient de rappeler  que l’âge moyen des agents de la DGFiP est plus élevé que dans le reste de la fonction publique de l’État et que de nombreux contractuels toujours en contrat à durée déterminée doivent aujourd’hui être considérés comme « des sachants » et non plus comme des variables d’ajustement budgétaires.

 

L’administration devra donc y regarder à deux fois avant de «  baisser le pouce  », aussi bien lors d’une reconduction de contrat à durée déterminée, que lors d’un bascule d’un contrat de ce type en contrat à durée indéterminée.

 

Espérons  que la Direction générale aura la sagesse d’Aristote pour qui « entre deux maux, il faut choisir le moindre ».

Pour sa part, notre syndicat  affiche clairement sa position en revendiquant l’accès au statut de fonctionnaires pour les contractuels qui le souhaitent.

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