Standard & Poor's confirme son objectif de faire exploser l'euro...
janv. 18
Theme: Vie économique
À en croire l'agence américaine, la Finlande et le Luxembourg seraient économiquement plus solides que la France... jusqu'où ira l'absurdité du système actuel ?
La priorité de Nicolas Sarkozy était de conserver à la France sa notation triple A. Voilà donc objectivement un nouvel échec pour le président actuel, et les candidats à la prochaine élection présidentielle ne se privent pas d'épiloguer sur ce camouflet. Ce n'est certes pas le ministre des Finances, François Barouin, dont le discours monocorde et triste montre un peu plus chaque jour l'erreur de casting que constitue sa présence à ce poste, qui pourra venir à la rescousse du locataire de l'Élysée.
Pour autant, le candidat socialiste devrait aller bien au-delà d'une polémique attendue pour s'attaquer au vrai problème, celui de la prédominance de l'avis d'agences de notation privées qui ne peuvent plus cacher que leurs avis sont politiques et de moins en moins financiers. Même l'ultralibérale Commission européenne a jugé aberrante la dégradation de la note française.
En déclarant que "L'efficacité, la stabilité et la prévisibilité de la politique et des institutions politiques européennes ne sont pas aussi solides qu'il le faudrait", et que "L'environnement politique dans la zone euro n'a pas été à la hauteur des défis croissants engendrés par la crise", le responsable de Standard & Poor's pour la notation des économies européennes avoue ingénument les exorbitantes prétentions des agences de notation à vouloir régir, et non noter, l'économie mondiale.
Le principal effet d'une dégradation de notation est de surenchérir les coûts d'emprunts de la nation ou de la structure concernée. Ce surenchérissement se fait au profit de fonds et de structures financières qui sont clients des agences, voire actionnaires !
Comment se fait-il qu'alors que de gauche à droite, tout le monde s'indigne de leur pouvoir et de leurs décisions, ces agences continuent en toute impunité leurs méfaits ? Hypocrisie ou impuissance, ou les deux ?
Si on ne casse pas le mécanisme actuel, rien ne sera possible. Les plans de rigueur ont amené sans surprise une récession, dont on peut craindre qu'elle ne fasse que commencer. La Grèce est au bord de l'explosion et l'Espagne connaît un taux de chômage de 20%. Leurs économies sont exsangues et ne supporteraient pas de nouvelles mesures d'austérité, sauf émeutes sociales, une hypothèse qui commence à angoisser même les fonctionnaires de Bruxelles.
À cent jours de l'élection présidentielle, mettre le doigt sur les fanfaronnades de Nicolas Sarkozy n'avance à rien, surtout si par ailleurs on n'affiche pas clairement ses objectifs et ses projets par rapport au système économique actuel. En quelques jours, on décide de taxer tout ce qui concerne le travail ou la consommation, mais cela fait 40 ans que la taxation des transactions financières ne se fait pas, même à un taux ridicule et indolore (0,1%).
Si le combat contre des agences qui ont multiplié les conflits d'intérêts, les erreurs et couvert les malversations sur Enron, Lehman Brothers, les subprimes et les comptes publics de la Grèce n'est pas une priorité pour l'un candidat, alors celui-ci se moquera aussi de nous !
En dégradant la note de la France et celle de huit autres pays européens, l'agence Standard & Poor's confirme son objectif politique : faire exploser l'euro !
À en croire l'agence américaine, la Finlande et le Luxembourg seraient économiquement plus solides que la France... jusqu'où ira l'absurdité du système actuel ?
La priorité de Nicolas Sarkozy était de conserver à la France sa notation triple A. Voilà donc objectivement un nouvel échec pour le président actuel, et les candidats à la prochaine élection présidentielle ne se privent pas d'épiloguer sur ce camouflet. Ce n'est certes pas le ministre des Finances, François Barouin, dont le discours monocorde et triste montre un peu plus chaque jour l'erreur de casting que constitue sa présence à ce poste, qui pourra venir à la rescousse du locataire de l'Élysée.
Pour autant, le candidat socialiste devrait aller bien au-delà d'une polémique attendue pour s'attaquer au vrai problème, celui de la prédominance de l'avis d'agences de notation privées qui ne peuvent plus cacher que leurs avis sont politiques et de moins en moins financiers. Même l'ultralibérale Commission européenne a jugé aberrante la dégradation de la note française.
En déclarant que "L'efficacité, la stabilité et la prévisibilité de la politique et des institutions politiques européennes ne sont pas aussi solides qu'il le faudrait", et que "L'environnement politique dans la zone euro n'a pas été à la hauteur des défis croissants engendrés par la crise", le responsable de Standard & Poor's pour la notation des économies européennes avoue ingénument les exorbitantes prétentions des agences de notation à vouloir régir, et non noter, l'économie mondiale.
Le principal effet d'une dégradation de notation est de surenchérir les coûts d'emprunts de la nation ou de la structure concernée. Ce surenchérissement se fait au profit de fonds et de structures financières qui sont clients des agences, voire actionnaires !
Comment se fait-il qu'alors que de gauche à droite, tout le monde s'indigne de leur pouvoir et de leurs décisions, ces agences continuent en toute impunité leurs méfaits ? Hypocrisie ou impuissance, ou les deux ?
Si on ne casse pas le mécanisme actuel, rien ne sera possible. Les plans de rigueur ont amené sans surprise une récession, dont on peut craindre qu'elle ne fasse que commencer. La Grèce est au bord de l'explosion et l'Espagne connaît un taux de chômage de 20%. Leurs économies sont exsangues et ne supporteraient pas de nouvelles mesures d'austérité, sauf émeutes sociales, une hypothèse qui commence à angoisser même les fonctionnaires de Bruxelles.
À cent jours de l'élection présidentielle, mettre le doigt sur les fanfaronnades de Nicolas Sarkozy n'avance à rien, surtout si par ailleurs on n'affiche pas clairement ses objectifs et ses projets par rapport au système économique actuel. En quelques jours, on décide de taxer tout ce qui concerne le travail ou la consommation, mais cela fait 40 ans que la taxation des transactions financières ne se fait pas, même à un taux ridicule et indolore (0,1%).
Si le combat contre des agences qui ont multiplié les conflits d'intérêts, les erreurs et couvert les malversations sur Enron, Lehman Brothers, les subprimes et les comptes publics de la Grèce n'est pas une priorité pour l'un candidat, alors celui-ci se moquera aussi de nous !
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