Miroir Social : votre réseau d'information sociale



Imprimer


Les hydrauliciens haussent le ton et exigent du Gouvernement français qu’il résiste à la Commission européenne

mars 14

par Vincent Hernandez Themes: Vie économique, Emplois & compétences, Dialogue social

Le 13 mars représentera, à n’en pas douter, une journée clef dans la défense du service public de l’hydraulique. À l’appel de l’interfédérale, les hydrauliciens ont frappé fort, plus de 500 manifestants sont venus exprimer leur désaccord devant le Parlement européen.

De nombreux rassemblements étaient organisés dans les unités. La grève a été massivement suivie avec des chiffres de plus de 77 % de grévistes dans les unités de production et 72 % au niveau de la DPIH d’EDF.

Le rassemblement devant le Parlement européen a représenté un symbole fort, c’est là qu’a commencé il y a une trentaine d’années la déréglementation de l’électricité votée en 1996. C’est une mise en demeure de la Commission européenne,plus précisément de Mme VESTAGER, Commissaire à la concurrence, qui a mis le feu aux poudres.Tout au long de cette journée, l’interfédérale a rencontré plusieurs parlementaires européens représentant différents groupes parlementaires ainsi que différents organes de presse.

Face à ce mouvement puissant, la balle est maintenant dans le camp du Gouvernement PHILIPPE-HULOT qui a fait,dans le dos d’EDF et des syndicats, des propositions inacceptables à la Commission européenne, pour soi-disant sortir de l’impasse.Ces propositions représentent une totale capitulation !Non seulement le gouvernement est prêt à ouvrir à la concurrence, mais en plus il prétend interdire à EDF de gagner certaines concessions même si EDF est le mieux-disant dans tous les domaines !

Nous rejetons l’ouverture des marchés qui a été un échec retentissant et nous demandons qu’un bilan contradictoire en soit réalisé.Nous rappelons qu’aucun pays européen n’a ouvert l’hydroélectricité à la concurrence et nous refusons que les hydrauliciens et EDF soient sacrifiés par le Président de la République pour faire plaisir à la Commission européenne.

Nous rappelons que l’hydraulique est non seulement un outil essentiel à la transition énergétique et que sa gestion nationale constitue un optimum économique. Nos barrages participent à différentes missions d’intérêt général de gestion de l’eau (irrigation, tourisme, eau potable...).

Nous refusons la casse de l’hydraulique, prélude à la casse d’EDF et la privatisation de cette partie essentielle du Service public de l’énergie.

D’autres solutions juridiques existent. L’intersyndicale sera d’ailleurs reçue par la députée BATTISTEL, en charge d’une mission sur ce sujet, la semaine prochaine à l’Assemblée nationale.

Cela fait 12 ans que la loi de 2006 ouvrant l’électricité à la concurrence a été votée ! Cela fait deux ans et demi que la mise en demeure de la Commission européenne a été adressée à la France.

Plus que jamais, l’interfédérale a montré la force des hydrauliciens quand ils sont unis. Et ils démontrent encore une fois leur capacité de résistance.Avec les élus de nos vallées, avec tous ceux qui pensent que le Service public reste une valeur fondatrice de notre République, avec tous ceux qui ne veulent pas voir un système qui fonctionne détricoté pour le bénéfice d’intérêts privés.

Notre fédération  continuera à oeuvrer au sein de l’interfédérale pour défendre le Service public de l’énergie dont l’hydraulique est une composante essentielle ! 

Lu 289 fois Pas de commentaire

Soyez le premier à réagir

Vous devez être membre pour commenter cet article.
Connectez vous ou Rejoignez nous ! (Inscription immédiate et gratuite)



La vie du réseau

Annuaire