Si nous parlions de la dette....?
févr. 07
Theme: Vie économique
Décidément, tout semble changer mais en fait rien ne change.
Dans les discours on multiplie les promesses, d'années en années, mais on a l'impression de revoir un vieux film en boucle.Un récent article du Lien évoquait, au sujet de la crise, le mensonge et la peur. Cela reste plus que jamais d'actualité car les mêmes thèmes sont mis en avant : rigueur,austérité,déficits à combler. On ne parle pas des vrais problèmes. Et pour cause, on ne va pas détruire ce que l'on a contribué à créer.
Il en est ainsi de la DETTE PUBLIQUE.
Il y a quelque temps , sur Internet, est parue une Vidéo explicitant les « comment et pourquoi » d'une dette qui se perpétue. Il m'apparaît intéressant et surtout formateur de le disséquer à partir de la démonstration qui en est faite.
Depuis le début des années 1970, par différents accords – sous l'impulsion des anglosaxons- on a interdit aux Etats de faire fonctionner la « planche à billets » c'est à dire la, création monétaire par les Banques Centrales, système qui permettait aux gouvernements de faire appel à la Banque Centrale (en France la Banque de France) pour financer la croissance tout en veillant de ne pas créer l'inflation.
Les démonstrateurs se servaient d'une image( une baignoire) pour faire comprendre comment fonctionnait le système économique ( la remplir) à partir du robinet monétaire de la BDF -avant 1970- puis, après 1970, par le biais des banques commerciales . La différence entre les deux venant des taux d'intérêt multiplié par 3 ou 4.
Qui plus est ,les banques ne créaient pas la monnaie ( elles n'en avaient juridiquement pas le droit) mais ouvraient une ligne budgétaire dans leur comptabilité, ligne qui disparaissait après le remboursement de la dette .
Tous les acteurs économique étaient concernés à savoir l'Etat, les collectivités publiques, les entreprises et les particuliers ( rappelons que l'article 123 du traité de Lisbonne de décembre 2007 interdisait expressément aux banques centrales et à la Banque Européenne de leur prêter de l'argent, ceci étant du ressort exclusif du marché, c'est à dire des Banques privées).
Le problème se situe donc au niveau de l'accroissement des crédits puisque basés sur les
intérêts d'emprunt. Et l'on arrive à la situation on l'on emprunte pour rembourser les prêts avec l'effet « boule de neige » que cela suppose.
Actuellement la dette publique française est de l'ordre de 1350 milliards d'euros. Mais savez vous que les intérêts payés par l'Etat français depuis 1973 est de 1400 milliards .
Intéressant rapprochement qui permet de mieux comprendre comment la dette s'est construite.
En fait, l'anomalie se situe dans le volume des crédits accordés par les banques commerciales qui ne devaient les attribuer que dans la limite de 6 fois le montant de leurs avoirs. Or, elles ont allègrement dépassé cette limite par le biais d'emprunts à la BCE . En fait,depuis plus de 20 ans, les différents responsables politiques au pouvoir ont pratiqué une politique telle que définie ci-dessus. Et ils se permettent maintenant de vouloir imposer au pays une « règle d'or » budgétaire qui ferme la porte à toute amélioration sensible de notre pouvoir d'achat tout en ne remettant pas en cause les acquis des plus nantis.
Les discours des gouvernants de la zone euro tient à 4 formules : moins de dépenses publiques, plus de compétitivité, des plans d'austérité, la privatisation des services publics.
La démonstration est évidente. Vous avez bien compris : Qui a intérêt à ce que cela dure ? En fait les vrais acteurs de l'économie que sont les financiers.Regardez du côté du Royaume Uni, où l'on n'a pas adhéré à la zone euro, où la situation économique n'est pas meilleure que celle de la France et où les banques continuent de distribuer largement des stocks options à leur traders.
Jusqu'où cela va-t-il nous mener ?
Soyez le premier à réagir
Vous devez être membre pour commenter cet article.
Connectez vous ou Rejoignez nous ! (Inscription immédiate et gratuite)











