Sur les retraites, l'Elysée joue avec le temps
févr. 17
Themes: Vie économique, Protection sociale
Les discussions devraient démarrer en avril pour se conclure «début septembre» par un projet de loi.
La Confédération FO prévient: le recul de l'âge légal de départ à 60 ans et/ou allongement de la durée de cotisation sont les «lignes rouge à ne pas dépasser».
L'Allocation équivalent retraite (AER) sera prolongée cette année. Le chef de l'État, Nicolas Sarkozy a donné «son accord de principe» pour reconduire en 2010 cette allocation versée aux chômeurs ayant suffisamment cotisé pour une retraite à taux plein mais qui n’ont pas encore atteint l’âge de 60 ans pour pouvoir en bénéficier, a confirmé hier le secrétaire d’État à l'Emploi Laurent Wauquiez. Supprimée par le gouvernement fin 2008, l'AER avait été rétablie temporairement en «réponse à la crise» jusqu'à fin 2009. C’est la seule mesure concrète ainsi annoncée à l’issue du sommet social réunissant patronat et syndicats lundi matin à l’Elysée.
C’est aussi la seule source de satisfaction, pour FO, qui est à l’origine de cette revendication en 2009, comme en 2010 (voir son communiqué du 15 février 2010). Car, pour le reste (salaires, emploi, chômeurs en fin de droit, fonction publique, dépendance, pénibilité, partage de richesses), M. Sarkozy a renvoyé les syndicats à d’hypothétiques résultats de négociations, discussions ou concertations en cours ou à venir avec le patronat ou le gouvernement.
Quant à la réforme des retraites, le président a eu beau assurer qu’il «n'est pas question de passer en force», le calendrier de discussions qu’il a dévoilé est jugé pour le moins restreint et inquiétant par toutes les confédérations syndicales, présentes lundi à l’Élysée.
Selon ce calendrier, les discussions entre le gouvernement et les interlocuteurs sociaux devront commencer en avril avec la remise du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) et se conclure «début septembre» par le dépôt d'un projet de loi au Parlement.
«Ce qui est trop court si l'on veut traiter du fond du dossier, y compris du financement», a réagi Jean-Claude Mailly (FO). «Ce qui m'inquiète quand même, c'est que le projet de loi devra être sur la table en septembre», a déclaré son homologue Jacques Voisin (CFTC), qui constate «qu'on ne sort pas des deux paramètres de l'âge et de la durée de cotisation». En effet, si le chef de l'État n'a pas fait état de ses intentions en la matière, plusieurs ministres ont laissé entendre ces dernières semaines que le gouvernement privilégiait deux pistes: recul de l'âge légal de départ à 60 ans et/ou allongement de la durée de cotisation.
«Deux lignes rouges à ne pas dépasser, pour FO», a martelé Jean-Claude Mailly, qui a reposé la question du financement des régimes de retraites, notamment à travers «une grande réforme fiscale»
source www.force-ouvriere.fr
1 commentaire
Vous devez être membre pour commenter cet article.
Connectez vous ou Rejoignez nous ! (Inscription immédiate et gratuite)








environ 1 an
Pour la FGF FO le Code des pensions est « tabou » !
par Anne Baltazar
La FGF-FO a entendu le calendrier annoncé par le Président de la République pour réformer les retraites.
Cherchant visiblement à calmer l’opinion publique sur sa méthode, Nicolas Sarkozy n’a pas pour autant rassuré les fonctionnaires sur l’avenir du Code des pensions civiles et militaires.
Un rendez-vous est promis pour ouvrir le «débat» début avril avec Éric Woerth – Mais qu’y a-t-il à discuter ?
Le Code des pensions n’est pas à débattre !
La FGF-FO refusera tout marchandage visant à le brader.
Pour la FGF-FO une vraie réforme doit garantir les droits et les niveaux de pensions. Cela passe par :
• Le maintien du code des pensions civiles et militaires.
• Le maintien du calcul de la pension sur la base des 6 derniers mois.
• Le maintien des catégories « active et insalubre » (possibilité de partir à 50 ou 55 ans selon le degré d'exposition à des risques ou des sujétions).
• La garantie de pouvoir partir à 60 ans avec une retraite complète.La FGF-FO considère, contrairement au Premier ministre, que la question du Code des pensions civiles et militaires est « taboue ».
La FGF-FO refuse de s’engager dans une démarche aboutissant à la réduction des droits et à une baisse du niveau des pensions des fonctionnaires.
De plus, face à la politique destructrice de la Fonction publique, la FGF-FO apporte son soutien à tous les agents qui défendent leurs missions de service public.
Contre cette réduction drastique du service public républicain, la FGF-FO tient à réaffirmer ses revendications essentielles :
• STOP à la Révision Générale des Politiques Publiques, STOP au démantèlement du service public, STOP à la Réforme de l'Administration Territoriale de l'État.
• Défense du statut général et des statuts particuliers.
• Abandon du projet de décret sur la réorientation professionnelle et des mesures néfastes de la loi mobilité.
• Augmentation des salaires et des traitements.