Le défi de Copenhague : quitte ou double ?
nov. 21
Theme: Vie économique
Telle est le questionnement posé et développé par Sophie Fiszman, Directeur Général Adjoint, en charge du développement durable au sein de l'institution financière OFI.
Pour elle, Copenhague ne tiendra pas ses promesses. De Bali à Barcelone, en passant par Bonn et Bangkok, les réunions préparatoires butent sur une impuissance politique due au manque d’alternative technologique : l’économie verte n’est pas prête. La « route de Copenhague » emprunte deux voies distinctes qui sont censées converger :
• le AWG-KP (Kyoto Parties) : groupe de travail des nouveaux engagements des parties visées par l’annexe 1 du protocole de Kyoto ;
• le AWG-LCA (Long-term Cooperative Action) : groupe de travail sur la coopération long terme, qui inclut notamment les États-Unis.
Leur mission est de rechercher des voies de coopération pour baisser les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) et atténuer les effets de l’évolution du climat.
Pour que Copenhague soit un succès, il faut obtenir l’engagement de baisse des émissions de GES des pays industrialisés d’ici 2020 et des engagements des pays en voie de développement pour limiter la hausse de leurs émissions de GES.
L’agenda ne permet plus d’aboutir à un traité, mais plutôt de trouver un accord politique. Beaucoup d’acteurs sont impliqués dans ce processus : les pays bien sûr, le Danemark – pays hôte qui souhaitemarquer l’histoire – le G20, le MEF (Major Economies Forum), les 17 pays les plus émetteurs, le secrétaire de Nations-Unies (slogan « seal the deal »), la réunion spéciale des chefs d’État, les ONG, les opinions publiques…
Mais surtout lesÉtats-Unis et laChine, qui sont les deux acteurs les plus importants. Ils ont d’ailleurs entamé des discussions bilatérales…
En conclusion , quels sont les points forts de Copenhague ?
Il y a beaucoup de pression sur lesgouvernements, le discours a changé aux États-Unis avec l’arrivée de Barak Obama, le rôle moteur de l’Europe, certains pays émergents comme la Chine pourraient s’engager et, surtout, des opinions publiques très majoritairement favorables. En effet, une étude réalisée pour HSBC sur 12 pays (USA, GB, Canada, Australie, Inde, Chine, Mexique, Brésil, France, Allemagne…) indique 65 % des opinions publiques favorables à Copenhague.Et ce en dépit de la crise économique.
Mais… La fracture Nord/Sud n’a jamais été aussi importante. Les pays du Sud sont méfiants par rapport à des engagements qui n’ont pas été tenus et les préoccupations premières des pays en voie de développement sont le développement, la faim et la pauvreté. Enfin, les autres pays sont-ils prêts à inscrire des objectifs ambitieux et engageants pour 2020 ?S’il n’y pas d’engagements, la réaction des pays émergents peut être violente (cf.le « walk out » des africains à Barcelone).
« DIEU NE JOUE PAS AUX DÉS » DIT EINSTEIN ; « CESSEZ DE DIRE À DIEU CE QU'IL DOIT FAIRE ! » RÉPONDIT NIELS BOHR…
TOUT DÉPENDRA DES ÉTATS-UNIS ET DE LA CHINE, PLUS GROS POLLUEURS DE LA PLANÈTE DEVANT L’ÉTERNEL.
1 commentaire
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plus de 2 ans
Le défi de Copenhague
par Sophie Fiszman
Bravo cette citation de Niels Bohr , né à copenhague !!!
quel à propos ...