Le cri d'alarme des médecins du travail
juin 08
Theme: Santé & conditions de travail
S'épanouir à l'usine, au bureau, au magasin? Un leurre pour un grand nombre de Français qui vivent leur emploi dans une situation de stress permanent.
Culte de la performance, cours sans fin à la rentabilité financière, tâches en surnombre, individualisation des relations sociales: les pathologies nées de la surexploitation ne cessent d'augmenter.
Avec la crise et la hantise du chômage, la situation empire, comme en témoignent les thérapeutes spécialisés que sont les médecins du travail.
C'est le dossier spécial de la semaine traité par le dernier numéro de FO Hebdo à partir de nombreux témoignagnes qui viennent étayer un sujet de plus en plus sensible.
Parmi les éléments, l' auteur du dossier souligne que selon la Sofres 75% des salariés vivent leur emploi dans une situation de stress quasi permanent.
Selon l'Agence européenne pour la sécurité au travail, ces 20 dernières années, les évolutions du travail et des organisations ont contribué à étendre le phénomène à pratiquement tous les secteurs économiques. Avec des sonséquences médicalement prouvées sur les dépressions, les maladies cardio-vasculaires, et les suicides.
Le coût pour la société en France serait évalué de 0,8 à 1,5 milliard d'euros par an selon l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité)
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime de son côté que 50 à 60% de l'absentéisme et 30% des arrêts de maladie en Europe résulteraient du stress.
Aux premières loges, les médecins du travail tentent de panser les plaies mais manquent cruellement de moyens. Ils sont des oreilles attentives et témoignent de ce mal vivre qui touche prioritairement ceux qui sont directement menacés dans leur emploi comme ceux qui ont à subir les retrusturations de toutes sortes.
Actuellement sur 300 départs à la retraite par an, on ne recrute plus que 5O médecins du travail.
Dans ces conditions un médecin est amené à s'occuper en moyenne de 3.300 salariés; la charge pouvant varier selon les régions de 5.000 à 7.OOO salariés! c'est dire!
NB: Un récent rapport de l'HIRES (Health in Restructuring) réalisé par un groupe de chercheurs et présenté début mai lors d'un sémi,naire organisé par l'Association travail, emploi,Europe, sociét (Astree et l'Anact ( Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail) porte un regard sur l'impact des restructurations d'entreprises et la crise sur la santé des salariés. Il est en ligne sur le site www.anact.fr
1 commentaire
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8 mois
par Elise Boisripaux
Utilisatrice de services publics comme tout un chacun je suis inquiète car la pression vécue par les fonctionnaires au travail entraîne des répercussions sur la communication aux guichets.
Plus de pression donc plus de tension donc plus de difficultés à gérer les différends donc plus de difficultés à gérer la raison pour laquelle le public peut être amené à se déplacer aux guichets donc tension lourde forte et si désagréable pour tous : les fonctionnaires et aussi le public.
Comment diminuer les inconvénients ? La santé est la base et elle souffre en effet.
EB