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La santé mentale des actifs au travail: un réel sujet de préoccupation !

déc. 06

par Jacky Lesueur Theme: Santé & conditions de travail

C'est ce qui ressort d'une étude épidémiologique réalisée par la Fondation Pierre Denicker  (*), avec Ipsos et le soutien de la Fondation BTP+ auprès de 3200 Français représentatifs de la population active, et qui  a été  présentée il y a quelques jours au Conseil Economique, Social et Environnemental (**) qui compte dès à présent s'emparer de la question..

La Fondation   considère que la question de la santé mentale des actifs au traval est un enjeu majeur de santé publique.

C'est la pemière étude  réalisée croisant l’évaluation d’une détresse orientant vers un trouble mental chez les actifs français et leur exposition aux facteurs de risques psychosociaux liés au travail.

Les résultats mettent en évidence l’ampleur et l’urgence de s’emparer de la question de la santé mentale au travail.

Principaux éléments à retenir:

22 % des Français actifs présentent une détresse orientant vers un trouble mental, soit 1 sur 5.

Ce chiffre passe significativement à :

  • 26% pour les femmes contre 19% chez les hommes ;
  • 28% chez les aidants (=) contre 19% chez ceux qui n’ont pas cette responsabilité ;
  • 28% chez les personnes qui passent plus d’1h30 par jour dans les transports contre 21% chez celles dont le temps de transport est inférieur à 1h30.

Le facteur de risque psychosocial le plus fortement associé à une détresse orientant vers un trouble mental chez tous les actifs est le déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle :

15% des actifs déclarent ne pas pouvoir mener de front vie professionnelle et vie personnelle. Parmi eux 45 % présentent une détresse orientant vers un trouble mental contre 18% chez ceux qui n’ont pas cette difficulté.

La Fondation Pierre Deniker en appelle donc aux pouvoirs publics pour qu’ils se saisissent avec une ambition forte des problématiques des troubles mentaux au travail.

 Pour elle, il  est urgent que la France construise une politique de prévention des troubles mentaux au travail fondée sur des données scientifiques.

 

 

(*) https://www.fondationpierredeniker.org

(**) le contenu de l'étude: https://www.fondationpierredeniker.org/uploads/media/default/0001/01/6f6d8086d2d6677939914e7741ec662486bd1d98.pdf

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6 jours

La santé des travailleurs effectivement en danger

par Françoise Gauchet

Communiqué Confédéral FO L' étude menée par la fondation Pierre Deniker, investiguant les facteurs de risques psychosociaux liés au travail et la détresse orientant vers un trouble mental, montre effectivement que 22% des actifs présentent une détresse orientant vers un trouble mental. Ce chiffre grimpe à 26% chez les femmes. Dès 2012, l’Agence européenne de sécurité et de santé au travail signalait que le stress professionnel était devenu le premier risque pour la santé des travailleurs. Si les causes sont multiples, elles sont en grande partie connues : déséquilibre vie personnelle – vie professionnelle, dévalorisation du travail, inquiétude pour l’avenir professionnel, charge de travail élevée et délais trop court… La dernière étude met notamment en avant comme cause d’augmentation du stress au travail : le travail de nuit, le travail en flex-office ou encore des semaines de travail supérieures à cinquante heures. Force Ouvrière dénonce depuis bien longtemps déjà l’émergence des risques psychosociaux en lien avec la détérioration continue des conditions de travail des salariés depuis plusieurs années. La question des troubles psychosociaux est aujourd’hui un véritable enjeu pour la préservation de la santé des travailleurs et ne peut se limiter à la simple problématique du bien-être au travail. Pour Force Ouvrière, il s’agit d’améliorer d’une part la prévention primaire des risques psychosociaux et d’autre part de consacrer un véritable droit à la réparation pour les travailleurs qui en sont victimes. L’amélioration de la prévention doit passer par une véritable remise en cause des modes d’organisation du travail et la mise en place d’acteurs au sein des lieux de travail pour prévenir et assurer un véritable dialogue social autour de l’émergence de ces risques. L’investissement par les entreprises en faveur de la prévention du stress et des risques psychosociaux au travail ne doit pas être abordé comme un coût mais au contraire comme une politique « gagnante-gagnante » pour l’entreprise et pour les travailleurs. De plus, et ce afin d’améliorer la reconnaissance des risques psychosociaux comme maladie professionnelle, FO revendique la création d’un nouveau tableau des maladies professionnelles spécifiques aux pathologies psychiques. La future négociation sur la santé au travail doit être l’occasion de débattre sur ce sujet de fond afin d’améliorer de manière pérenne les droits collectifs et individuels de tous les travailleurs.

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1 jour

charge mentale supérieure des femmes au travail

par Cécile Foissette

les exigences émotionnelles dans les métiers relationnels (médico-sociaux, enseignement …) ou sont beaucoup plus employées de femmes, la violence d’autrui ( harcèlements moraux ou sexuels) sont les facteurs aggravants de la charge mentale féminine au travail : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=463

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