Dossier : Le participatif, nouveau souffle de l’expression collective des salariés
En marge des enquêtes sur l’engagement ou sur le stress, des entreprises cherchent désormais à favoriser et canaliser l’expression collective des salariés en face à face et en ligne sur le réseau social interne. Mais comment faire pour que le soufflet ne retombe pas alors que ce droit d’expression, introduit en 1982 dans le Code du Travail, était tombé en déshérence ?
Interviews
« Le participatif ne doit pas dériver sur un débat permanent » - Jean-Paul Raillard, Syndex
Syndex est le premier cabinet d’experts comptables à se prévaloir du statut de SCOP. Un statut somme toute logique pour une ex-SA spécialisée dans l’assistance aux élus des CE et des CHSCT, qui cultive un mode de fonctionnement participatif depuis sa création en 1971. Parfois jusqu’à l’excès, au point que la direction, élue pour 3 ans par les salariés, a été contrainte de remettre dans les clous le sens de la participation de ses salariés. « Quand une décision est prise, elle ne se discute plus », affirme Jean-Paul Raillard, le directeur général en poste depuis 2008. Interview.
Décryptages
Parler collectivement de son boulot, un temps « improductif » indispensable
Parler du travail réel, ce n’est pas parler processus, indicateurs et reporting. Comment créer les conditions pour que les salariés s’expriment collectivement et en confiance sur la réalité de leur activité pour améliorer l’organisation et l’évaluation du travail ? L’occasion de réduire les risques psychosociaux et de remettre quelques certitudes managériales en question ? C’était le thème du café social du 18 octobre, parrainé par le cabinet Secafi.
Associer les salariés pour mieux réformer : l'exemple du médico-social
Groupes de travail, expression directe des salariés concernant un nouveau projet : le secteur médico-social a une longue tradition pour accompagner le changement et mieux impliquer ses collaborateurs. Une voie à suivre pour le secteur marchand ?
Libérer l'expression collective pour prévenir les risques psychosociaux
Quels niveaux d'intervention entre le mal-être et le bien-être pour faire évoluer l'organisation du travail ? C'était le thème de notre premier « café social », organisé le 28 juin à Paris au Procope, grâce au soutien de la MGEN. La capacité à libérer l'expression collective sur ce qui va et sur ce qui ne va pas a transpiré de toutes les interventions.
Sur Plazza, le réseau social de France Télécom Orange, c’est un peu chacun chez soi
Sur Plazza, le réseau social de France Télécom Orange, l’interdiction de l’anonymat et la multiplication des communautés privées ne facilitent pas une expression ouverte.
Où commence le « dénigrement ostensible » de son employeur ?
La grève conduite cet hiver par huit électriciens, non syndiqués, d’une agence du groupe Snef (9 000 salariés) pour contester le motif du licenciement d’un collègue s’est également soldée par l’éviction du meneur pour « dénigrement ostensible ». Le tord de ce chef d’équipe ? Avoir rédigé un article sur le Miroir Social, qui rapportait les ressorts de ce mouvement de solidarité. Retour sur les conditions d’un licenciement qui intrigue sur les frontières du droit d’expression alors même que la direction locale s’est désormais alignée sur le droit en matière de temps de travail effectif. Une revendication collective qui nourrissait de fortes tensions individuelles.
Les cadres de la FNAC refusent de s’épancher sur le stress devant leur directeur
L’évaluation du volet risques psychosociaux du document unique de la Fnac est participative. Si les employés s’expriment devant leur directeur de magasin, il n’en va pas de même pour les cadres qui ont obtenu une externalisation de la démarche auprès du cabinet Res-Euro-Conseil. Huit mois après les évaluations des cadres, toujours pas de restitution pour ces derniers alors que les remontés des employés ont déjà été intégrés au document unique.
La Fnac découvre les limites du participatif pour identifier les facteurs de risques psychosociaux
En 2009, la direction de la Fnac a lancé une démarche participative pour intégrer les risques psychosociaux dans le document unique de prévention, mais la présence de cadres dans les groupes d’évaluation a été refusée par certains représentants du personnel...
Comment le management de France Télécom Orange a fait main basse sur le nouveau contrat social
Orchestrée par la direction de la communication, les Assises de la refondation sociale se sont traduites par plus de 2 700 réunions d’équipes visant à faire remonter ce qui n’allait pas et les moyens de corriger ces points. Cinq chantiers ont été arrêtés avec des plans d’actions à la clef alors que la négociation d’un accord GPEC n’a pas encore commencé et que le rapport complet du cabinet Technologia ne sera remis qu’en juin. Une nouvelle forme de dialogue social.
Lean management : l'écran de fumée du participatif
Le lean management cache son jeu à en croire les experts CHSCT. Sous couvert d’une démarche participative censée améliorer les conditions de travail, les directions rechercheraient avant tout des gains de productivité dont les managers de proximité ne comprennent pas comment ils se calculent
La justice reconnaît le droit à expertise CHSCT sur le Lean management chez Cap Gemini, spécialiste du Lean
En autorisant le recours à une expertise par le CHSCT de Cap Gemini Technology Services dans le cadre d'un projet de Lean management, la justice reconnaît que ce mode d’organisation du travail est important et susceptible d’avoir une influence sur les conditions de travail. Une première. Le Lean, s'avère être l'une des spécialités de Cap Gemini Consulting,une autre entité du groupe.










