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Les agents du service public, les oubliés de l'aide à la complémentaire santé?

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Jacky Lesueur le 21/10/15 à 17:05

Dans un contexte de plus en plus préoccupant, et l'avant veille de l'engagement du processus de renouvellement du référencement lourd d'incertitudes,  la Mutualité Fonction Publique ( MFP) et les Organisations syndicales de fonctionnaires se mobilisent ensemble depuis des mois pour sensibiliser les agents publics actifs et retraités sur l’avenir plus qu’incertain de leur protection sociale complémentaire …et des questions qu'il est légitime de se poser sur le devenir de la contribution des employeurs publics dans ce domaine .

Question d'autant plus légitime que, contrairement à nombre d'idées reçues, les fonctionnaires et agents publics, sont loin d'être priviligiés au regard des dispositifs mis en place dans les entreprises du secteur privé.

C'est dans ce cadre que se situe le colloque organisé par la MFP Haute Normandie à Rouen le 8 décembre prochain sur le thême: "Les agents du service public, les oubliés de l'aide à la complémentaire santé?"

Nous invitons toutes celles et ceux qui le souhaitent à apporter leurs réflexions, observations ou  questionnements dès maintenant. L'ensemble de ces réactions fera l'objet d'une synthèse en ouverture de ces débats.

Merci d'avance

 

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Michel Monteil le 28/11/15 à 19:31

vrai sujet...pour tordre le cou à quelques idées reçues

En complément de nombreuses réactions ou commentaires déjà exprimés et que je partage assez largement, il faut vraiment  insister sur le fait que les agents de la Fonction Publique sont plutôt les laissé pour compte en matière d'aides à la protection sociale complémentaire

D'un ministère à l'autre le référencement a conduit à des différences significatives dans le montant des aides accordées par agent,   le Ministère de l'Education  Nationale "bénéficiant" du soutien minimal à moins de 5 € je crois....la moyenne par agent  pour l'ensemble des agents de la Fonction Publique de l'Etat étant autour de 15€.

 

Selon certaines sources telles que la Mgen ou le HCAAM.... ce montant est en moyenne de 150€ pour les s alariés du secteur privé et de plus de 250€ pour les travailleurs indépendants..?

 Pas quetion pour moi d'opposer les uns aux autres mais implement de souligner, que contrairement à c'uon raconte trop souvent, les fonctionnaires ne sont pas aussi privilégiés qu'on veut bien le dire....et su c'est désormais vrai sur beaucoup d'autres sujets !


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Jean Meyronneinc le 28/11/15 à 17:51

favorisés ??? mais taxés...surement!

Il faut rappeler que les taxes sur les complémentaires santé qui pèsent sur les mutualistes sans distinction sont passées de 1,75% en 1999 à 2,25% en 2006...à 6,27% en 2011 et à 13,27% en 2012...sans être remises en question après le changement de gouvernement...

no comment ! 


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Pascal Beau le 26/11/15 à 16:50

Quelques réflexions autour du PLFSS

Beaucoup de temps pour pas grand chose avec l'article 21 du PLFSS.
 
A l'origine, le souhait de la Mutualité d'améliorer la situation des anciens salariés, non couverts par l'ANI est louable mais imprudent.
 
Le marché des Ocam place les mutuelles en première ligne pour les retraités : 94% de ces derniers sont couverts à titre individuel dont les ¾ par une mutuelles. Les mutuelles dénoncent un risque de segmentation de la solidarité et sont souvent contraintes de faire payer plus cher les contrats des anciens, pour permettre des tarifs attractifs aux plus jeunes.
 
Le projet originel de refonte des aides a été dénaturé par les services ministériels, voir les membres du gouvernement, avec une tentative d'aligner les règles d'accès à la complémentaire santé des retraités sur celle de l'ACS.
 
Les mutualistes, à force de lobbying à l'Elysée et au Parlement ont réussi à obtenir la seule labellisation des futurs contrats de complémentaire santé des plus de 65 ans. Mesquinerie ministérielle ultime, l'attrait fiscal passe de 2% à1%...
 
Si la FNMF a salué "un véritable système de labellisation", la FNIM regrette une "pirouette politique". "Le texte sacralise le principe de segmentation par l'âge de l'assurance santé ce qui revient à mettre à bas le principe de la mutualisation du risque tout au long de l'existence ", souligne la fédération des mutuelles indépendantes, avançant un risque de déstabilisation et de dégradation de la couverture de la population visée. 

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Alain Roulleau le 21/11/15 à 16:26

quelques rapides réactions ou réflexions

Je partage assez largement les réactions déjà exprimées sur les évolutions du paysage mutualiste fonstion publique et les denriers changements dans la gestion des remboursements Secu et mutuelle en deux temps...ce qui ne me paraît pas constituer un progrès...au contraire

 Par ailleurs je m'interroge sur nos partenariats, notamment celui de la BFM dont les services ( et frais divers réclamés sur la constitution de dossier par exemple) ne parait pas constituer là aussi un "privilège"...notamment sur les prets immobiliers

La BFM est-elle toujours une banque fédérale pour la mutualité FP et vraiment mutualiste?


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Michel Le Clainche le 11/11/15 à 02:20

Susciter un débat approfondi sur la protection sociale

Le système de gestion de la protection sociale des fonctionnaires par les mutuelles est menacé.Il est légitime et salutaire de le défendre. Mais attention, la seule référence au modèle social traditionnel est insuffisante.Ce modèle a d'ailleurs déjà beaucoup évolué.On est loin des grands principes de la Sécurité Sociale dont on célèbre les 70 ans. Elle n'est pas encore universelle,sa gestion est de plus en plus étatisée,la part des cotisations dans son financement ne cesse de diminuer.En ce qui concerne les régimes des fonctionnaires et les régimes spéciaux, nous savons que les différences sont de moins en moins acceptées. Nous devons donc susciter le débat et proposer toutes les voies d'une clarification de financement de la protection sociale trop complexe et qui répond à trop d'objectifs contradictoires mais qui représente plus de la moitié des dépenses publiques.
A nous de montrer que la gestion mutualiste est la plus efficiente. A nous de démontrer que  les règles particulières de la fonction publique ne sont pas des privilèges mais les justes contreparties de contrainte particulières. A nous de dire que les pistes d'économies peuvent être recherchées du côté des industries et des professionnels de la santé et pas seulement sur le dos de l'hôpital public. A nous de dire que les allègements de cotisations patronales doivent avoir des contreparties en termes d'investissement et de création d'emplois. A nous de dire que le financement de la protection sociale doit être plus clair,plus transparent et mieux contrôlé par le Parlement.
Cette alerte doit être l'occasion d'un débat approfondi et ouvert sur tous les sujets de la protection sociale."
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Sylvie Neuville le 09/11/15 à 15:23

Les fonctionnaires ne sont surement pas des privilégiés en la matière

quand on a vu le Ministère des Finances remettre en cause le montant de sa participation financière à notre mutuelle, en dépit des engagements pris, ...on n'a pas le sentiment d'être des privilégiés dans cette affaire

Et ce n'est pas la manière dont se prépare  le prochain référencement qui peut nous dire le contraire...

 


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Bruno Quemener le 09/11/15 à 15:09

Quelques réflexions.....

Quelques réflexions, .......

 

 

Je suis frappé par l’incessant retour de l’opposition apparente entre les fonctionnaires et agents publics, d’une part et les salariés du secteur privé de l’autre.A dire vrai, je ne crois pas que cela soit fortuit. A chaque fois qu’un gouvernement cherche à s’attaquer à notre modèle de protection sociale, il commence déjà par détourner le débat des véritables enjeux.Plus simple n’est-ce pas de focaliser le débat sur une prétendue opposition public-privé plutôt que de poser les véritables problématiques financières ?
La réalité des enjeux me semble bien placée sur cet habillage qui nous est servi en pâture à chaque fois et sur notre capacité collective, j’insiste sur ce mot, à ne pas nous laisser détourner du fond du débat.
Lorsqu’on veut abattre son chien on prétend qu’il a la rage.  Nous sommes complètement dans cet adage s’agissant du modèle original de protection sociale solidaire et intergénérationnel que nous avons patiemment construit.
En n’en appréciant l’efficacité, comme le dénonce fort justement Serge Brichet, qu’au dogme de la concurrence et de la stimulation du marché, les grands penseurs, de Paris à  Strasbourg en passant par Bruxelles, voudraient nous jauger sous le joug exclusif de l’équilibre financier.
Et donc, il nous faudrait nécessairement nous inscrire dans ce débat décidé à l’avance pour nous de l’équilibre financier à toute force alors même que tout est mis en place, patiemment, depuis de nombreuses années, pour remettre en cause le cadre régulé, bénéficiant d’une fiscalité adaptée dont ont besoin les mutuelles pour fonctionner autrement qu’en étant soumis au dictat de la lucrativité.
Ce qui est formidable ici, c’est que les technocrates organisent les conditions de nos difficultés financières pour mieux pouvoir dire ensuite que notre modèle ne fonctionne pas puisqu’il souffre financièrement !
Autrement dit, quoi de plus simple que de prétendre que le chien a la rage quand on lui en inocule le virus …
Il me semble nécessaire de nous échapper de ce débat perdu d’avance et de le replacer sur les véritables enjeux qui tiennent dans le modèle social que nous voulons pour aujourd’hui et demain.
Si je comprends bien, cette France ouverte à la concurrence mondiale ne serait plus en capacité aujourd’hui de proposer une solidarité intergénérationnelle et transverses aux métiers et nature d’employeurs comme nos anciens ont pu le construire dans l’immédiat après guerre, quand il s’agissait pourtant de reconstruire une Europe ravagée.
Nous sommes pourtant un pays aujourd’hui infiniment plus riche qu’il ne l’était alors !

Qu’est-ce qui peut donc expliquer que nous ne pourrions  plus proposer ce modèle de solidarité ?

A l’évidence, si nos capacités financières d’aujourd’hui ne sont pas moindres, à tout le moins, de ce qu’elles étaient entre 1945 et 1950, c’est donc bien que la situation dans laquelle nous nous trouvons résulte de choix politiques qu’il nous faudrait subir comme des postulats.Si nous l’acceptons, nous avons perdu d’avance.

Je suis convaincu qu’il nous faut replacer le débat là où les technocrates de tous poils ne nous invitent pas. Il faut reposer la question du choix de modèle et réaffirmer que la solidarité portée par la combinaison sécurité sociale et mutuelle a un coût financier qui doit être porté par les finances publiques.

Oui, il faut exiger qu’une fiscalité adaptée permette aux mutuelles de ne pas être soumises aux mêmes contraintes financières que les assurances.

Oui il faut assumer collectivement que ce coût pour les finances publiques n’est rien en comparaison de l’efficacité sociale de ce modèle de solidarité.

Oui il faut revendiquer que la protection sociale ne doit pas relever du modèle concurrentiel mais qu’elle représente l’une des missions de notre société.

Dans ce cadre, le débat sur la protection sociale complémentaire s’inscrit bien dans la stratégie décrite ci-dessus. Le chien a la rage et on prétend le sauver en lui donnant de l’aspirine !

A dépecer la protection  sociale petit à petit comment s’étonner de ce que les fonctionnaires puissent s’inquiéter de l’efficacité du modèle et penser que le ratio entre ce qu’ils payent et leur couverture puisse être de moins en moins satisfaisant ?

Le débat sur la protection sociale complémentaire n’est pas dissociable du débat sur notre modèle de protection sociale. Il en est l’une des composantes et accepter la baisse de la contribution  publique, c’est s’inscrire dans une démarche, à très court terme, de casse de ce modèle.

Alors j’entends les arguments « dominants » selon lesquels le monde concurrentiel dans lequel nous sommes obligerait ces choix.

Depuis quand serait-ce une règle absolue s’imposant aux choix des peuples ?

Dans l’immédiat après guerre, n’a-t-il pas fallu imposer au monde de l’entreprise et aux finances de l’Etat un modèle de solidarité dont le coût était infiniment supérieur à l’existant que ce qu’il s’agit aujourd’hui d’imposer aux mêmes acteurs économiques ?

Nous sommes bien placés, nous agents des finances publiques, pour savoir que la question du financement n’en est une que pour ceux qui devraient être mis à contribution. De l’argent pour notre modèle social de solidarité, il y en a et plus encore qu’il n’en faudrait. La seule question est d’organiser cette solidarité en tenant un discours politique courageux et autrement qu’à courte vue et en  osant dire que le problème n'est pas celui de l'argent mais d'une cotisation  financière  effective de ceux qui en ont vraiment les moyens sans que cela ne change en rien leur train de vie ...

Le véritable courage est d’oser dire que le choix de la solidarité est le seul aujourd’hui qui puisse briser cette spirale infernale de soumission aux dictats de l’équilibre financier par réduction des dépenses publiques.

Placer le débat sur cette question est évidemment bien plus large que de parler de la seule protection sociale complémentaire. Mais n’est-ce pas finalement la seule option qui permette de ne pas s’inscrire exclusivement dans le seul débat technique dans lequel on nous enfermerait volontiers ? ..

Mon chien n’a pas la rage et qu’on ne compte pas sur moi pour l’abattre !


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Valérie Gramon le 13/11/15 à 12:44

Quelques réflexions.....

Oui, il faut avoir le courage de défendre notre système fondé sur la solidarité . Il faut avoir le courage d'évoluer sans détruire notre système. Nous pouvons le faire.

Reconnaître que l'on ne peut rien faire sans les autres et se rassembler pour défendre des principes communs. Nous devons le faire pour nous et pour nos générations futures.

Aujourd'hui, l'argument dominant est de nous démontrer que nous n'avons pas d'autre choix que de suivre le mode concurrentiel. Pour cela, les médias, les politiques, les décideurs utilisent  la langue de bois.  Nous avons le devoir de nous exprimer simplement pour nous adresser à tout le monde.

 


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Denise Thiebault le 09/11/15 à 14:53

Quels progrès dans le nouveau système de gestion RO/RC

Beaucoup d'adhérents Mgefi s'interrogent sur le nouveau double système
de remboursement Sécu et mutuelle  mis en place depuis le 1er avril dernier
Alors qu'avant c'était quand même  bien un avantage d'avoir le remboursement  mutuelle et Sécu en meme temps 

On n'a pas le sentiment  d'un progrès. ...sans compter les problèmes  qui subsistent sur certains  dossiers 

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René Valladon le 07/11/15 à 11:25

réflexion simple...simpliste?

L'attachement des fonctionnaires à leurs mutuelles affinitaires est lié à leur attachement à leurs MÉTIERS Or ,la démarche intensive vers l'interministerialité d'une part et d'autre part,les regroupements ( ex MGEN -MGET) incompréhensibles pour les fonctionnaires détruisent ce lien
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Marie-Josée Defrance le 06/11/15 à 11:11

complémentaire santé des fonctionnaires : qui croire?

toutes les récents rapports, missions  ou réflexions en cours ( cf rapport des Inspections générales dont on attend les conclusions  officielles qqui commencent à "fuiter")  sont pour le moins préoccupants et très lourds de menaces sur le devenir des aides à la complémentaire santé des fonctionnaires.

Dans le même temps les discours de certains ministres ( tant celui de Mme Lebranchu que celui du secrétaire d'Etat au Budget lors de l'AG Mgefi de ces derniers jours se veulent "rassurants"....qui croire...?

Il y en a marre que l'on souffle en permannce le chaud et le froid sur ce dossier pour sûr très sensible et essentiel...

On attend vraiment des réponses sérieuses et concrètes pour être véritablement fixés sur les réelles intentions gouvernementales!


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