Il y a le problème de l'invocation abusive par l'employeur de la confidentialité. C'est un sujet dont on peut débattre.
Il y a l'autre question. Une information est donnée au CE et présentée comme confidentielle. Le Représentant syndical au CHSCT est, comme son nom l'indique, le représentant du syndicat et à ce titre, c'est le syndicat qui est tenu à la confidentialité. Donc, à ce titre, je suis d'accord avec la cour de cassation.
La cour de cassation, d'après la présentation qui est faite dans l'artcile en chapeau n'aborde pa la réalité des patrons voyoux et des patrons, souvent les mêmes, qui ne respectent pas les instances représentatives du personnel. Mais les syndicats doivent-ils être aussi voyoux que les patrons ? Doivent-ils, au nom de la liberté d'expression accepter n'importe quelles pratiques quand elles viennent de leurs rangs ? Et les dénoncer quand elles viennet de l'employeur ?
Maintenant, il y a l'abus de confidentialité.
L'article du code du travail dit que sont confidentielles les infos qui relèvent des procédés de fabrication. c'est logique, il ne s'agit pas de donner des informations à la concurrence.
L'article dit aussi que le sont aussi les informations présentées comme telles par le chef d'entreprise. Et c'est là que tous les abus peuvent survenir.
Il faut voir dans la confidentialité les informations qui pourraient être exploitées par la concurrence.
La deuxième partie de la réflexion relève donc du fonctionnement de cette instance et donc du respect. Face à un abus, je pense qu'il y a probablement la possibilité d'agir autrement et notamment en saisissant la justice, en désignant un expert en tant que de besoin, etc.
Le vrai débat est :
le CE est-il un lieu d'information, de débat ou un simple lieu où l'employeur klaxonne et passe sans tenir compte de l'avis des représentants ?
Je ne pense pas qu'en se faisant justice soi-même, en publiant des informations confidentielles, on fasse avancer le problème. Les représentants élus et syndicaux au CE sont souvent considérés comme des empécheurs de tourner en rond, voir comme des gens non fiables avec lesquels aucun débat n'est possible. Il faut peut être détruire cette image, quitte à passer par les tribunaux quand on peut démontrer la mauvaise foi évidente de lemployeur.
Il est vrai que le code du travail attribue des pouvoirs aux représentants du personnel au CE. mais il faut dans chaque entreprise rendre ce droit effectif, mais en respectant des règles de base qui vont démontrer que les élus et représentants ne sont pas là pour casser l'entreprise.
La loi a donné un statut et une protection à ces collègues. il faut une fois élu gagner la confiance et conquérir le respect.
Il y a les règles écrites... et les autres.