Daniel Coutaudier le
07/03/12 à
19:38
Mixité contrainte ne vaut changement d'état d'esprit
Si l'action pour l'égalité professionnelle fait l'objet d'une loi, c'est bien parce que l'approche sociétal n'a pas permis de modifier l'état d'esprit des dirigeants et même des salariés en général, malgré les évolutions de la fin des années 60. Plusieurs entreprises répondent donc à cette obligation légale pour échapper aux pénalités qui soit dit en passant semble dépénaliser la discrimination puisque la loi prévoyait déjà des sanctions financières pour les entreprises qui ne respectaient pas ce principe. Mais nous connaissons la réalité, et des entreprises, et du peu d'actions en justice sur ce thème. Dans mon entreprise (Nexter, fabricant d'armement), les conditions d'égalité font l'objet d'un accord (le deuxième, puisqu'ils sont durée limitée de 3 ans). et les écarts salariaux sont considérablement diminués grâce à des budgets spécifiques négociés chaque année en NAO. Par contre, les déroulements de carrière qui restent, dans notre pays, le pré carré des directions, ne sont pas très lisibles et la vision du terrain laisse à penser que les pré-jugés ont la vie dure. Pourtant, que d'étude menée sur la valeur ajoutée lorsque des femmes détiennent les postes à responsabilité. Mais l'homme n'est pas prêt à céder les rennes à la femme, car cela apparait comme une faiblesse de l'homme dans la société. Sans doute faudra-t-il plusieurs générations pour arriver à l'égalité homme-femme, mais la médiatisation des sports populaires (foot, hand ball) où la France brille donnera-t-il une autre image de la femme, capable des mêmes performances. Alors gardons espoir et c'est un homme qui le dit !