Les critères de l'indépendance / employeur
Pour pouvoir participer Rejoignez-nous! ou si vous êtes déjà membre, connectez-vous.
Sans indépendance syndicale, il n'y a pas de syndicat. Regardez les syndicats Chinois.
Par Indépendance, la 1ère est celle vis à vis du Patronat car comment défendre les intérêts particuliers et collectifs des salariés si le délégué syndical tient le même discours que le "patron". Donc un syndicat maison n'est pas un syndicat selon mes critères car il n'est pas indépendant.
Je vais même aller plus loin, les syndicats favorables à la mise en bourse de leur entreprise, ne peuvent plus être indépendants. Ils défendront les intérêts de l'entreprise avant ceux des salariés. En effet, nous sommes les gouvernés et les syndicats nous défendent contre les gouvernants. On ne peut pas être gouverné et gouvernant en même temps (question de logique).
Comme le disait aussi Isa, il y a l'indépendance vis à vis des partis politiques pour eviter que le syndicat soit utilisé par l'opposition ou un l'inverse qu'on ne puisse combattre une réforme gouvernemental pour ne pas froisser les amis du parti.
L'indépendance syndicale, c'est que le syndicat décide seul avec ses adhérents de ses positions, revendications...et qu'aucune personne extérieure (patronat, politiques, eglises, associations...) ne puissent faire de l'ingérance.
L'indépendance financière est donc indispensable mais chacun sait qu'il est quasi impossible au regard du nombre de syndiqués en France de vivre des cotisations syndicales.
Nous avons un très bon accord sur le droit syndical à ADP (d'ailleurs, c'est le seul accord avec le protocole d'accord sur la sécurité de l'emploi qui soit signé par l'ensemble des syndicats). Mais à l'inverse d'Isa, j'aurai tendance à dire que trop de droit syndical tue le syndicat. Puisque nous avons une "subvention", pas besoin d'adhérents ni d'activité syndical. J'ai vu des syndicats sans élus (mais représentatif au niveau national) ne représentant qu'une minorité d'agent signer des horreurs.
Par ailleurs, avoir trop de permanents est aussi dangeureux. En effet des salariés (se moquant du syndicalisme) viennent se "planquer" dans les syndicats, ce qui nous fait du tord à tous.
A ADP, nous avons une somme fixe qui est prévue pour couvrir l'achat des fournitures. Mais ça ne couvre pas nos dépenses. Avant la direction fournissait le papier mais maintenant nous avons cette somme. Pour un syndicat qui publie comme le mien beaucoup, l'enveloppe annuelle couvre un trimestre. Par contre, le syndicat qui ne produit rien s'en sort bien. Je préfèrait donc l'ancien système. La direction rembourse également l'achat d'un PC par an sur présentation de la facture (il y a un plancher).
D'ailleurs, je vais mettre notre accord sur le droit syndical en ligne, pour ceux que ça interressent.
TriskelFO
Oui a l'Indépendance syndicale, et j’approuve à 100% l’écrit de Christelle - Indépendance vis-à-vis du patron et évidemment des politiques, associatifs, et autres.
Oui au fait que les cotisations des salariés adhérents soit le pourvoyeur majoritaire des moyens du syndicat. Et une somme raisonnable et mesurée, allouée en toute transparence et auprès de chaque organisation syndicale n'est en rien un gage de dépendance vis à vis de l'employeur.
C'est juste une facilité de fonctionnement et cette situation doit être mise ouvertement sur la place publique. Pourquoi pas un rapport / tract remis à chaque adhérent sur l’origine et l’usage des fonds. Elle ne doit pas être « en fonction du poids » mais égale pour tous, l’entreprise doit traiter équitablement ses syndicats, petits ou grands.
Qu'une organisation n'utilise pas cette somme pour tracter sera interprété par les salariés comme une marque d'inactivité, de dormance.
L’irréfragabilité des 5 syndicats représentatifs est malheureusement une situation qui a permis que certains « dorment » sur ce matelas confortable et n’ai plus vraiment besoin d’adhérents. Dans la métallurgie, ils émargeaient en plus à l’UIMM
MAIS je vais mettre un gros bémol.
Il ne suffit pas que les militants syndicaux dans les « boites » soient indépendants, il est primordial que leurs représentants « centraux » et « fédéraux » le soient aussi.
Et franchement, 20 ans de pratiques dans 2 organisations m’ont fait découvrir beaucoup de magouilles et de compromission. Le « gâteau » est beau et il devient très difficile aux notables (nobliaux) syndicaux de le partager.
La vrai indépendance sera lorsque la situation d’irréfragable n’existera plus et que la légitimé représentative sera analysée régulièrement (10 ans par exemple) au vu des résultats électoraux
Quant aux « permanents », comment pouvez-vous avoir des décharges totales de délégation.
Hormis le délégué syndical central d’une très grosse entreprise qui a 80H + de multiples convocations de direction (hors quota), les autres mandatés ne peuvent avoir officiellement plus de 72 h de délégation et encore en trustant l’ensemble des mandats donnant des heures : RS (20H) + DS (20h) + CHSCT (20H) + DP (12H), situation anormale et dangereuse pour le syndicat et le mandaté.
Sauf bien sur à ne pas être réellement indépendant





