Le problème n'est pas tant la chose en elle-même que son exploitation possible.
Dans le cas d'une étude scientifique, menée par des sociologues, le sentiment d'appartenir ou non à telle ou telle communauté, que cette communauté soit ethnique, culturelle, religieuse, politique, etc, est un facteur parmi d'autres qui influe bien évidemment sur les comportements.
Mais le passé a montré que les dérapages sont fréquents et dangereux. Concernant l'immigration par exemple, il est évident que les immigrants venant d'une même région ont tendance à se regrouper, ne serait-ce que pour s'entr'aider. Maisle fait de dire "ce quartier est arabe (ou africain, ou italien, etc)" a contribué au développement de communautarismes réducteurs.
Inévitablement, un dénombrement des communautés engendrera des comparaisons déplacées. Certains se complairont à montrer qu'il y a plus d'africains musulmans balayeurs que de lapons mormons chefs d'entreprise, et en déduiront des prévisions de vente pour des nettoyeurs à haute pression d'une marque connue...




