Nous savons déjà que les commandes de nos clients sont en baisse jusqu'à la fin de l'année (-20% et plus). De fait, notre activité sera ralentie par rapport à nos prévisions ce qui nous impose des fermetures d'usines temporaires. Nos client cherchent à réduire leurs stocks au minimum pour la fin de l'année afin de pouvoir dégager une marge qui restera en ligne par rapport à leurs prévisions. Nous encaissons donc un effet "baisse des stocks" consécutif à la baisse des ventes (double effet pas cool du tout!). Cette activité ralentie induit un sureffectif de 20% de l'effectif employé.
D'autre part en terme financier, notre trésorerie est fortement impactée. Plusieurs fournisseurs refuse désormais les délais de paiement qu'ils nous accordaient jusqu'ici. Dans le même temps, nos charges ne suivent pas la baisse du chiffre d'affaire. Nous n'attendons aucun soutient des banques dans l'état actuel des choses.
La crise financière a donc déjà un impact sur l'économie réelle.
Les réactions me font néanmoins penser à celles des personnes en surendettement. Nous avons tous eu envie de posséder notre logement (à n'importe quel prix et à n'importe quel taux!). Nous avons tous cherché à revendre nos biens immobiliers deux fois le prix auquel nous les avions acheté. Les financiers n'ont donc pas tous les torts. Pour emprunter ; il faut être deux!
Ce qui est vraiment inquiétant, c'est qu'avec la complexité des instruments financiers, on ne sait plus vraiment qui est engagé à hauteur de combien. D'où le manque de confiance actuel à l'égard de tous les acteurs financiers qui nous conduit à une situation de blocage.






