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Quel est le niveau d'information de votre direction sur les potentiels impacts de la crise financière ?

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Rodolphe Helderlé le 08/10/08 à 14:56

Quels peuvent être les impacts de la crise financière sur mon entreprise ? C'est le grand sujet de conversation de beaucoup de salariés qui ne manque pas d'alimenter des rumeurs. Et pas simplement dans les banques et les assurances. Endettement, accès au crédit, évolution du marché, les questions foisonnent et méritent des explications des directions.

Quid d'un comité d'entreprise extraordinaire pour faire un point sur la situation économique ? Une stratégie d'information à l'adresse de tous les salariés a t-elle été mise en place pour rassurer ou au contraire faire prendre conscience des risques et des mesures prises pour en limiter les effets ? Un gel des embauches a t-il été  décidé ou les objectifs commerciaux ont-ils été revus à la baisse par exemple ?

Mais beaucoup de directions peuvent être tentées d'expliquer la situation de façon globale sans se mouiller sur les potentiels impacts en interne.

Il faut dire que l'exercice est pour le moins délicat du fait du manque de visibilité sur les impacts collatéraux de la crise financière. Mais il est tout aussi dangereux de ne pas communiquer.

Il serait intéressant d'avoir des retours sur la teneur des informations diffusées dans vos entreprises. Une synthèse de vos retours sera publiée en actualité.

Question bonus : la situation actuelle peut-elle « justifier » des mesures d'austérité salariale plus marquée ?

Une chose est certaine, le volet épargne salariale au sens large ne va pas être un levier très efficace pour compenser la déjà faible progression des salaires.

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Stéphane Pacceu le 09/10/08 à 18:31

La crise : effets concrets

Nous savons déjà que les commandes de nos clients sont en baisse jusqu'à la fin de l'année (-20% et plus). De fait, notre activité sera ralentie par rapport à nos prévisions ce qui nous impose des fermetures d'usines temporaires. Nos client cherchent à réduire leurs stocks au minimum pour la fin de l'année afin de pouvoir dégager une marge qui restera en ligne par rapport à leurs prévisions. Nous encaissons donc un effet "baisse des stocks" consécutif à la baisse des ventes (double effet pas cool du tout!). Cette activité ralentie induit un sureffectif de 20% de l'effectif employé.

D'autre part en terme financier, notre trésorerie est fortement impactée. Plusieurs fournisseurs refuse désormais les délais de paiement qu'ils nous accordaient jusqu'ici. Dans le même temps, nos charges ne suivent pas la baisse du chiffre d'affaire. Nous n'attendons aucun soutient des banques dans l'état actuel des choses.

La crise financière a donc déjà un impact sur l'économie réelle.

Les réactions me font néanmoins penser à celles des personnes en surendettement. Nous avons tous eu envie de posséder notre logement (à n'importe quel prix et à n'importe quel taux!). Nous avons tous cherché à revendre nos biens immobiliers deux fois le prix auquel nous les avions acheté. Les financiers n'ont donc pas tous les torts. Pour emprunter ; il faut être deux!

Ce qui est vraiment inquiétant, c'est qu'avec la complexité des instruments financiers, on ne sait plus vraiment qui est engagé à hauteur de combien. D'où le manque de confiance actuel à l'égard de tous les acteurs financiers qui nous conduit à une situation de blocage.


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Thierry Debee le 09/10/08 à 09:11

La crise, pour qui ? pourquoi ?

A force du jouer avec le feu, l'incendie se déclare et se propage à une vitesse folle, les pompiers n'ont pas forcément les moyens d'éteindre l'incendie.

Question : quis sont les incendiaires ?

Des sanctions, oui mais qui ?

Tout me monde sera perdant dans cette histoire mais ceux qui perdont le plus seont les petits épargnants et les salariés.

La crise est là, récession etc... Tout cela était larvé depuis bien longtemps, l'autruche ...

Les entreprises devront d'adapter, nous y survivrons, il y aura des morts, c'est certain.

La guerre est depuis longtemps économique, les dégâts sont tout aussi douloureux que l'autre guerre, peut être pire, les hommes et les femmes qui seront touchés de plein fouet sont parmi nous,.

Pourrons nous longtemps continuer à faire l'autruche ?

L'entreprise doit gagner de l'argent, produire de la richesse, certes 

Ou est son rôle social ? N'est ce qu'un vain mot ?

A bon entendeur, salut

Maintenant, tous au travail, ce n'est pas en se lamentant que nous pourrons avancer, nous ne pouvons que regretter de n'avoir pas été suffisamment vigilant.


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Marie-Christine Lebert le 09/10/08 à 08:57

pas de visibilité mais des mesures !

La direction n'a pas communiqué sur le sujet. Mais on peut penser qu'elle a déjà pris des mesures concrètes : gel des embauches, diminution des déplacements , report de formations ... sans pouvoir imputer l'origine de ces décisions ou leur niveau à la crise car c'est une pratique quasiment installée de voir ce genre d'opération mise en oeuvre dans le seul objectif de surperformer en marge opérationnelle ou simplement d'atteindre les objectifs.
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Fabrice Allegoet le 09/10/08 à 08:29

Ma petite entreprise connaît pas la crise !!

Quelle est bonne la soupe du CAC et de WALL STREET !  Les joueurs de la bourse s'en donnent encore à cœur joie ! Mais en attendant, cette petite guerre qui n’intéresse que les spéculateurs, empoisonne la vie de centaines de milliers de petites gens qui se retrouvent sur le carreau. Il faut garder à l'esprit que ce qui fait une grande partie du tissu social et économique en France, ce sont les PME. Certes les grands groupes tirent leur épingle du jeu économique actuel mais à coup de restructurations et de réorganisations en passant par les cases fusion, cession, scission....bref, les salariés ont peur et cèdent très facilement à la paranoïa.

Expert pour les comités d'entreprise, nous sommes en ce moment noyés par les élus qui ressentent cette crise économique actuelle comme un séisme social, devenu le prétexte de réduire les effectifs, de geler les salaires, d'augmenter les cadences, de suspendre les contrats de travail....de la part d'employeurs qui préfèrent prévenir les baisses de marge plutôt que de soutenir l'économie en évitant la hausse de la précarité ! Nous essayons d'accompagner ces hommes et ces femmes comme il est possible de le faire mais la médiatisation à outrance de cette actualité en pleine tourmente électorale américaine, n'est pas pour nous faciliter la vie.

Alors que penser des petites mesures prises au pied levé par notre Président et l'Union Européenne - rien. Ces énarques nobles de surcroît n'ont pas modifié leur train de vie à l'image des hauts héritiers d'AIG qui malgré une quasi faillite qui a couté 85MI$ aux contribuables américains, se sont payés le luxe d’une semaine de vacances aux frais de la princesse pour ~2M$ - c'est inadmissible. 

Que penser pour demain ?  Baisse de l'immobilier - en pleine crise du logement - faut pas y compter- la baisse ne profitera qu'aux riches car l'accès aux crédits est rendu difficile et les taux grimpent de plus belle. Arrêt de l'inflation dans le caddie de la ménagère – il ne faut pas y compter non plus...les français n'ont qu'à bien se tenir. Ils viennent de monter à bord du plus grand Space Mountain du monde !

Il faut donc tenir bon en pleine actualité des Négociations Annuelles Obligatoires – syndicats et comités d’entreprise devront redoubler d’efforts pour permettre aux salariés de bénéficier d’une hausse de leurs salaires. Important aussi, les consultations à venir sur la formation. Les comités doivent être vigilants pour hisser le niveau de qualification des salariés.

En effet, le chômage étant reparti très nettement à la hausse, ce sont les compétences et les talents qui arriveront en cas de perte d’emploi à faire la différence sur un marché de l’emploi devenu aussi accessible qu’une tour d’ivoire.


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François Muller le 31/03/09 à 10:36

Ma petite entreprise connaît pas la crise !!

Je partage en gros cette analyse et apprécie beaucoup la tonalité indignée et combattive de cette contribution.Je tiens toutefois à préciser que le président de la République n'est pas"énarque".Le premier ministre, la ministre des finances,le ministre du travail,le ministre du budget et bien d'autres qui sont aux affaires,ne le sont pas non plus.Les anciens élèves de l'ENA,dont je fais partie,ne sont pas plus responsables que d'autres des graves problèmes d'aujourd'hui.Beaucoup sont des hauts fonctionnaires anonymes qui font leur boulot du mieux qu'ils peuvent au service de l'Etat.Je pense qu'il ne faut pas tomber dans certains pièges qui ne servent qu'à masquer les vraies responsabilités.Les "énarques",dont la plupart ne sont pas nobles,sont exactement comme tout le monde: certains sont cyniques,certains sont corrompus,certains sont fachos,certains sont tout celà à la fois;d'autres sont compétents,d'autres sont courageux,d'autres sont sympas,d'autres sont tout celà en même temps.Bref ils ne sont que des humains...et ils sont d'abord des fonctionnaires et non une caste qui dirige tout comme on les présente,de façon démagogique,trop souvent.
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Samia Drici le 08/10/08 à 21:59

CRISE!!!

Concernant mon employeur, il semblerait qu'il soit à des millénaires de cette question et très franchement moi aussi.

Comme dirait Jean D'ormesson : "il faut peut-être prendre cette crise avec philosophie". Je reste surement naive mais, ça permettra peut être à certains de se "calmer" un peu et de redéfinir certains fondamentaux. Oui, peut être bien que tout cela permettra un monde plus juste... Vous me direz, même si ça arrive, ça durera combien de temps, avant que d'autres ne viennent tout déstabiliser à nouveau. 

Comment peut on en arriver à de telle situation ? Comment peut on être aussi irresponsable ? Comment peut on alller si loin dans la démesure et l'incompétence et oser partir avec des sommes telles que : 480 millions de dollars... ?  Comment peut on laisser faire ?

Et surtout, comment peut on nous demander de faire face, et appeler à l'unité nationale ? C'est une vaste plaisanterie !!! Evidemment, on nous expliquera plus tard que pour faire fasse à cette crise, des taxes et impôts supplémentaires seront ajoutés, nous paierons donc deux fois : maintenant : renflouer les banques, c'est l'argent public donc le notre et demain : parce que nous nous serons un peu plus endettés...

Alors, j'ai décidé de ne pas me soucier de ce qu'il arrive outre mesure, je prends cela avec philosophie et pense à un monde meilleur demain : je positive!

Je ne réponds pas tout à fait au sujet proposé mais tenais à faire part de ma toute petite réflexion. 


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Walter Donofrio le 08/10/08 à 19:42

Quels peuvent être les impacts de la crise financière sur mon entreprise ?

Voila une belle question qui est pose par Monsieur Rodolphe Helderlé, a mon avis cela pourrait avoir un impacts très importent sur tous pour les salariés, par ailleurs devant une une tel situation se qui doive prendre la parole c'est les salariés est seul les salariés dans aucun cas les membres du comité d'entreprise ou syndical est autre ne peut parle au nom des salariés. En outre, je panse que le patronat ne respecte pas les salariés donc la crise c'est lors problème.
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Cyril Lazaro le 08/10/08 à 16:54

Comment Eurodisney vit la crise financière

La crise économique à Eurodisney est accueuillie avec prudence. Prudence qui devrait se retrouver dans les propositions faites lors de la négociation annuelle des salaires. L'optimisme reste tout de même de mise et certains de nos dirigeants pensent que la situation de crise financière devrait se résorber dans les 6 mois à venir. En attendant la Direction mise sur l'attractivité du produit et les campagnes promotionnelles pour maintenir la bonne fréquentation de ses 2 parcs et de ses hôtels.

Il est vrai que l'optimisation de la productivité de ses salariés, les campagnes publicitaires sur le 15ème anniversaire et la restructuration financière sont autant de facteurs qui ont permis à Eurodisney de franchir les 2 dernières années avec des résultats qui même s'ils ne sont pas bénéficiaires laissent présager un avenir florissant. De nombreuses rumeurs circulent sur la construction d'un futur circuit automobile de formule 1 à proximité de Disneyland Paris.

Le seul regret reste cependant que les salariés ne voient toujours pas leur pouvoir d'achat augmenter et que cette crise financière va servir d'alibi pour limiter les augmentations de salaire dans la majeure partie des entreprises liées au secteur du tourisme.

En conclusion, l'impact de la crise financière sur Eurodisney devrait rester très limité (si elle ne dure pas trop longtemps dans le temps) contrairement aux attentats du 11 septembre 2001 qui avaient carrément plombé l'ouverture du second Parc, les Walt Disney Studios qui a eu lieu le 16 mars 2002.

Cyril LAZARO 


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Eric Sabathier le 08/10/08 à 16:07

impact crise financière

La question a été posée dans mon entreprise(secteur aéronautique) . Il n'y a pas eu de réponse globale, celle-ci mettant en avant un effet conjoncturel positif sur certains contrats du à un réequilibrage de la parité Euros/Dollars. Il est sans doute difficile de prévoir quel impact réel aura la crise sur l'entreprise. Pour l'instant, Il n'est fait aucune allusion à des mesures d'austérités.


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Rémy Chambard-Williams le 08/10/08 à 16:02

Crise de confiance en mode panique

Chez moi, grand éditeur logiciel européen, il y a eu communication de la part du board avec 30mn de présentation devant le personnel puis questions réponses, avec retransmission internationnale.

Le message a été claire : C'est la crise brutale. Des mesures immédiates de gel des embauches, arrêt des voyages internes, même pour le board. Une revue du portefeuille projet est enclenchée. Une réalocation des ressources à la marge est dors et déjà prévue. l'IT interne et les sous-traitant sont en ligne de mire. Rien sur les objectifs commerciaux pour l'instant, la direction s'affirmant incapable de toute prévision dans cet univers. Par contre elle semble vouloir garder son cash pour assurer le fond de roulement dans les prochains mois. L'emploi est annoncé comme une priorité. Il n'est pas encore question de couper les investissements internes, mais un peu de rationalisation. Au final, on annonce que l'emploi n'est pas garanti.

Au niveau France, mes indépendants qui tiennent le CE ne sont pas pressés de convoquer une réunion extraordinaire, malgré une demande précise avec de nombreuses questions sur les impacts locaux. La direction locale semble plus ouverte à cette demande, mais rien n'est fait.

Au final, je suis arrivé cematin relativement confiant, et maintenant j'ai l'impression d'être dans un monde fou, ou tout le monde décide aujourd'hui de ne plus commander quoi que ce soit. C'est l'arrêt du commerce, donc de tout le travail. C'est vraiment une crise de confiance, qui se propage à la vitesse de l'information.

On s'attend à une chute très brutale, mais la remontée sera beaucoup plus lente.

 


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Denis Rivier le 09/10/08 à 11:32

Crise de confiance en mode panique

Pour une grande multi-natiionale, je pense que la crise est prise très au sérieux au niveau de la direction. Par contre, coté fantassins, il n'y a pas d'informations. ne mélangeons les torchons et les serviettes.

Il y a les as du mécano financier. Enfin les as d'hier, parce qu'aujourd'hui, il ne valent même pas une paire.

Plus largement sur le sujet, c'est un émerveillement de tous les moments quand je lis une rubrique "fiances" ou "économie". On s'aperçoit que des tas de spécialistes avaient tout prévu, mais que rien n'avait filtré. On s'aperçoit que les leçons des crises précédentes avaient été largement tirées, mais qu'aujourd'hui pas de pot.

Enfin, que les tenants de la "libre-entreprise", qui hier voulaient tout mettre dans des plans épargnes retraites, etc... tout d'un coup deviennent muet. Quand les richesses produites augmentent de 3 à 5% les meilleures années, penser que la Bourse avec les pourcentages de croissance faramineux étaient la solution, pourquoi les indemniser. Quand ils gagnaient, jamais ils n'ont proposé d'en "donner" un epu aux autres, mais quand ils perdent, ils deviennent Harpagon: "Ma cassette, ma cassette, ma cassette".

Il est nécessaire que les syndicats portent un projet de société alternatif à celui que les puissants nous proposent. Et ceux la veulent organiser un 11 septembre financier pour se refaire sur nos droits?

Non, non et non :

 http://www.les-militants-de-fo-dans-la-loire.org/spip.php?article92


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