Le groupe SNCF envisage un ralentissement de son activité Fret (mais c'est aussi le fait d'une réforme structurelle très discutée et discutable).
On peut également penser à une diminution des déplacements ferroviaires longues distances (TGV, Eurostar, Thalys...) dans le sens de ce qui avait été observé après le 11 septembre 2001 mais peut-être avec une ampleur moindre.
Par contre, on ne peut pas dire qu'il y a un lien direct entre la crise financière et la politique salariale de cette entreprise publique dans la mesure où depuis plus d'un an il est question d'austérité et de réduction des droits des cheminots (réforme des retraites opérée en 2007...).
Le président de la SNCF, M. PEPY ne semble plus avoir d'autres marges de manoeuvres que de réduire les coûts du travail par la réduction d'emplois à statut et la maitrise de la masse salariale (même si celle-ci a légèrement augmentée ce qui peut paraitre paradoxal).
Au moment où Barack OBAMA proclame la nécessité de promouvoir un grand plan d'investissements publics dans les services publics aux Etats-Unis, il est quelque peu ironique de voir que l'Union européenne continue d'encourager la concurrence avec l'arrivée d'opérateurs privés sur tous les réseaux ferroviaires publics, favorisant la segmentation par l'occupation des circulations les plus rentables en faisant fi de la capillarité des réseaux (force et faiblesse).
Au contraire, comme dans les années 30 (New Deal) et 50 aux U.S.A., et sans vouloir refaire le coup des "chantiers nationaux" du XIXème siècle, il est grand temps, parce que c'est la crise, de lancer des grands plans d'investissements publics pour répondre aux défis environnementaux qui risquent fort d'avoir raison de nous.




