Il y a bientôt 30 ans un groupe politique, un homme
politique, avaient dans leurs projets de donner le droit de vote aux étrangers
non « Européens » aux élections locales suivant des conditions d’ancienneté
de résidence légale dans la commune.
Ils n’ont pas pu ou pas voulu mettre en place cette réforme
qui bizarrement a moins de raison d’être 30 ans plus tard.
En effet.
Les étrangers non « européens » sont en nombre
diminuant, l’Europe ayant pris des proportions qui font qu’un citoyen Polonais (entre
autre) était concerné et qu’il ne l’est plus.
Un «Etranger non Européen» arrivé dans les années 1970
est proche de la retraite (il a 58 ans) et ne sera bientôt plus concerné par
cette justice liée au monde du travail.
Un «Etranger non Européen» était concerné mais ses
enfants (qui ont 30 ans) sont français puisque nés sur le sol français, donc
plus concernés.
Avec la politique d’immigration depuis 30 ans, il n’y a plus
beaucoup de nouveaux travailleurs étrangers « non communautaire» en
situation régulière, ils sont plutôt en situation irrégulière, donc pas
concernés.
Il reste bien entendu des « étrangers », mais ceux-ci
ne cherchent pas obligatoirement à participé à nos instances, à vivre
définitivement en France, à devenir Français.
Le temps a fait ce que les politiques n’ont pas osé faire.
Mais le temps n’a pas permis à ces «résidents issus de l’immigration»
et à leurs enfants d’exercer le droit à la citoyenneté..
Ils n’ont pas pu participer et faire évoluer culturellement,
socialement le corps électoral des citoyens français.
La prise en compte citoyenne, sociale, culturelle de cette
partie de nos concitoyens « issus de l’immigration » et de leurs
enfants Français n’a pas été faite par nos politiques.
Que pensent ces hommes et femmes (30 ans), citoyens français
qui n’ont pas été guidés vers la citoyenneté par leurs parents exclus de tous
droits de citoyens, se sentent ils acteurs du monde dans lequel ils vivent ?
Ces «résidents étrangers» travaillent, et de part leur travail,
ont le statut de salariés, certains même deviennent des «entrepreneurs».
De part ce statut ils sont de plein droit électeurs prudhommaux.
Ce serait faire injure à ces personnes de les exclure de la
possibilité d’être éligibles à ce champ de la justice sous des prétextes fallacieux
de non maitrise de la langue ou de non connaissance du droit social.
Un élu prudhommal est me semble t il avant tout élu pour
faire la justice des conflits du travail. Que son statut de «travailleur» soit
demandé me semble important mais que le statut de Français soit exigé me semble
réducteur.
Un élu prudhommal est également une personne volontaire et présentée
sur des listes montées par les Organisations Syndicales représentatives Française
(Patronales ou Salariales). Donc par ce biais il a connaissance de ses droits
et il sera formé à défendre les demandeurs de la justice qu’il représente.
C’est un véritable engagement social bien plus fort qu‘être
né français. Ne s’engage pas dans cette voie des illuminés mais des personnes (entrepreneurs
ou salariés) qui sont près à œuvrés pour le bien de tous.
Quel «citoyen salarié» a une responsabilisation civique
plus grande qu’un « juge prudhommal» ?
Certes leurs jugements sont rendus "au nom du peuple
français" et aussi selon les lois françaises, mais en 30 ans cela aurait pu
être changé par le pouvoir législatif (Nos Elus bien Français).