Tout a fait d'accord sur ta remarque Rodolphe.
La
confidentialité est nécessaire en France vu l'opposition marquée et les
pressions effectuées par la direction sur les syndiqués connus. Lever
cette confidentialité serait le meilleur moyen de ne plus avoir du tout
d'adhérents en France.
Le sujet de cette branche de discussion étant la parité , je vais me concentrer sur ce thème.
La
parité devrait permettre une égalité de parole. Mais la décision
revient au final à la direction par le biais d'une voie prépondérante.
3 possibilités pour améliorer le système :
-
libérer la parole de la partie administrative : il n'est pas normal que
l'administration ait une discipline de vote avec sanctions dans le cas
contraire. Mais même dans ce cas, le projet de loi de mobilité dans la
fonction publique ayant essuyé un avis défavorable fracassant sur
lequel M. WOERTH et SANTINI s'assoient allégrement, on voit bien que la
parité ne sert qu'à museler les syndicats en général et dans le
meilleur des cas, ce n'est qu'un alibi, un avis, qui n'a pas d'effets.
-
donner la voie prépondérante de manière tournante : ça permettrait de
négocier des accords entre l'administration et la parité syndicale,
ainsi qu'au sein même de la parité syndicale. Mais si la décision n'est
pas plus appliquée, ça revient au même que ci-dessus.
- en finir
avec la parité et organiser les accords majoritaires. C'est le bon côté
de la loi de représentativité à l'étude. En effet, les syndicats voient
enfin la possibilité de faire bouger les choses.
En fin de
compte, le problème de la parité est central dans la désaffection du
syndicalisme : tant qu'il y a méfiance totale des 2 côtés et que les
syndicats sont des pots de fleurs que l'on peut placer derrière le
rideau quand ils sont trop gênants, il n'y aucune raison de se
syndiquer. Seules les actions dures justifient alors la présence des
syndicats et dans ce cas, l'adhésion n'a besoin que d'être ponctuelle.
En
donnant un vrai pouvoir aux syndicats, on redonne une raison de
participer à la vie sociale et donc un appel à l'adhésion et surtout,
au militantisme.