Les syndicalistes n’ont pas vocation à être des « marchands de soupe ». Etre un « apporteur d’affaire » suppose toucher une commission et avoir des intérêts autres que celui de la défense des salariés.
Certes les salariés élisent des représentants pour la gestion des comités d’établissement qui leurs ferons des propositions commerciales sur tel ou tel sujet mais aussi pour leur donner mandat à leur défense au sein de l’entreprise.
C’est la différence entre un Délégué du Personnel (DP) et un membre du Comité d’Entreprise (CE).
Le rôle du Délégué Syndical ‘DS) est autre, il représente son Organisation Syndicale (OS) et il doit dans son mandat avoir comme principal objectif l’intérêt des salariés vis-à-vis du droit du travail.
Que les OS par l’intermédiaire du DS deviennent des prescripteurs commerciaux me semble surréaliste.
A chacun son rôle, le CE et la DRH traitent une activité « commerciale » en cherchant des partenaires pointus dans tel ou tel domaine (complémentaire santé, couverture de prévoyance, organisme de vacance pour enfants, etc.), c’est dans leurs attributions de pourvoyeur et gestionnaire de l’argent du CE.
Le DP défend face à la DRH le salarié en s’appuyant sur le droit du travail.
Le DS avec ses militants syndicaux négocie face à la DRH les accords pour l’intérêt de tous (Salarié et Entreprise).
Mais ni le DP, ni le membre du CE, ni le DS n’ont compétence pour privilégier une offre commerciale même si elle viendrait de leur OS et encore moins si ils étaient commissionner pour cela.
Le choix devant être fait après étude, analyse des diverses possibilités qu’offre le marché concurrentiel.
Toute autre logique serait considérée comme de la concurrence déloyale et condamnable par les tribunaux.
Quant à être ou pas « partenaire », nous sommes partenaires sociaux avec l’employeur comme deux joueurs de tennis sont partenaires dans un match (l’un contre l’autre tout en étant indispensable l’un à l’autre pour se renvoyer la balle).
C'est exact que ce partenariat n'est souvent pas compris par les employeurs qui ne voient dans les syndicats "critiques" que des adversaires et dans les syndicats "paisibles" que des paillassons qu’ils utilisent comme bon leur semble.
Une période c’est un qui est " en odeur de sainteté " et lorsqu’il est usé et plus crédible c’est un autre qui prends la place
Et notre intérêt majeur est bien la pérennité de l’entreprise qui nous permet (à tous) de vivre. Que serait un salarié, un représentant des salariés sans employeur (un chômeur) et un employeur sans salariés (un rentier ou un chômeur, voire un salarié).
La lutte des classe, peut être mais pas pour détruire l’outil de travail de tous.
C'est d'ailleurs ce qui différencie une action structurée menée par des OS en comparaison à des coordinations de salariés justauboutiste.




