J'ai eu l'occasion en juin 2007 d'interviewer Myriam Ricaud, Ingénieur chimiste à l'institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), à l'occasion d'une conférence baptisée "Nanotoxicity" qui se tenait à paris. C'était pour le compte de News.fr. Voici le lien vers l'interview. Quelques morceaux choisis.
- "Les nanotubes de carbone seraient particulièrement toxiques, car non solubles dans l'organisme. Ils sont capables de provoquer des inflammations respiratoires, de franchir les barrières biologiques et de migrer via le sang dans l'ensemble des organes, le foie, la rate, le coeur... C'est principalement par inhalation que les nano-objets peuvent pénétrer dans l'organisme mais aussi par les voies digestives, voire cutanées."
- "Seul 1% des budgets de recherche consenti par l'ensemble des pays européens sur les nanotechnologies est consacré aux questions d'hygiène et de sécurité."
Et sur le sujet qui concerne ADP...Myriam Ricaud posait la question "de la traçabilité des informations sur la présence ou non de nano-objets dans les produits...Des entreprises qui commercialisent des matériaux intégrant des nanotechnologies signifient déjà, avec des étiquettes et sans aucune obligation légale, la présence de nano-objets à leurs clients. C'est notamment le cas pour certains articles de sports."
Les salariés d'ADP sont-ils informés que l'uniforme embarque des nanotechnologies ?
Pour Myriam Ricaud, le principe de précaution était loin d'être galvaudé en matière de nanotechnologies.





