Les médias font leurs annonces et expriment des idées de fusion, de mariage de deux entités syndicales qui n’ont pas les mêmes philosophies, les mêmes objectifs syndicaux. Laissons les vendre du papier.
Les instances nationales se concertent et réfléchissent à cette éventuelle idée qui permettra une potentielle représentativité. Laissons les cogiter et attendons la réunion du bureau national UNSA qui est annoncé pour Jeudi prochain.
Nous militants UNSA, syndicaliste UNSA avons notre « libre arbitre » et nous déciderons en connaissance de cause. Une telle modification ne pourra se faire en catimini, un congrès devra être organisé.
Vous connaissez la chanson :
« Un petit oiseau et un petit poisson qui s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre ! Quand on est là-haut, on regarde en bas pour voir son amour qui nage et l'on voudrait bien changer ses ailes en nageoires, les arbres en plongeoir, le ciel en baignoire
Quand on est dans l'eau, on veut que vienne l'orage qui apporterait du ciel bien plus qu'un message, qui pourrait d'un coup changer au cours du voyage des plumes en écailles, des ailes en chandail, des algues en paille (Juliette Gréco) »
Seulement l'amour "tendre" n'est pas vraiment présent entre ces deux entités syndicales qui sont souvent en opposition frontale concrètement, philosophgiquement et surtout syndicalement.
L’UNSA est une organisation syndicale atypique qui n’a pas de tête dirigeante centralisatrice et qui est composé de grands et petits syndicats qui sont souvent en opposition avec leurs équivalents de la CFE/CGC et surtout de militants qui ont choisi d’être « libre ».
Les militants sont « UNSA » (Unis, Syndicaliste et Autonomes), ils croient en un syndicalisme différent de celui des autres « représentatifs irréfragables ».Leur étique est différente et leur pratique également.
L’UNSA a comme vocation de regrouper les militants syndicaux qui ne se reconnaissent pas dans les pratiques des « autres ». Pratiques honnies par les salariés qui rejettent en masse le monde syndical. Notre idéal syndical est celui d’une étique « propre » sans compromission, sans « partis pris », dans l’intérêt exclusif du salarié.
Que la CFE/CGC vienne à l’UNSA pourquoi pas, libre à eux !, l'UNSA n'est pas sectaire, ses statuts, sa charte sont publics et si ces syndicalistes s’y reconnaissent qu’ils nous rejoignent.
Et pourquoi pas aussi la CFTC ce qui ferait de l’UNSA une organisation puissante dans le public ou elle l’est déjà mais aussi dans le privé avec les deux autres syndicats (CGT et CFDT) qui auront leur représentativité.
Tout cela pour obtenir cette représentativité tellement importante et dont les deux « grands syndicats » et les instances au pouvoir veulent semble t il restreindre l’accès.
La « position commune » du 9 avril 2008 n’est que le résultat de réunions regroupant des organisations cherchant à s’auto protéger et ne prenant pas en compte les réalités du terrain.
- 92% des salariés ne se reconnaissent pas dans ces organisations.
- De très nombreux CE ne se reconnaissent pas dans ces syndicats.
- Les jeunes ne se reconnaissent pas dans ces instances syndicales trop politisées.
- Les salariés des TPE, PME ne se reconnaissent pas dans ces « bataillions syndicaux » et voient passer les réformes sans avoir le droit d’y participer.
Donc « Wait and See »
- Voir les manœuvres des uns et des autres qui tentent de reconstruire un paysage syndical français bien mal en point ou qui tentent de s’accrocher aux branches.
- Attendre les décisions de nos autorités politiques qui ont un objectif, mais lequel !
Apres nous prendrons individuellement et collectivement nos décisions et nos engagements.