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Un syndicaliste nommé D.R.H. de la compagnie nationale ferroviaire allemande
mai 30 2008
Thèmes: Vie économique, Dialogue social
Information qui serait spectaculaire si elle était française, le Président du syndicat cheminot allemand TRANSNET (par ailleurs Président de la section Fer de l’E.T.F.) a été nommé Directeur des Ressources Humaines de la D.B. (compagnie nationale ferroviaire allemande) dans un contexte de privatisation et de réduction d’emplois de l’entreprise publique.
Norbert Hansen, l'ex Président du syndicat cheminot allemand TRANSNET (par ailleurs Président de la section Fer de l’E.T.F.) et nouveau DRH de la D.B (compagnie nationale ferroviaire allemande) a annoncé dans la presse le 16 mai des suppressions d’emplois à venir, avant d’être démenti par sa Direction. Monsieur Hansen avait déclaré "Nous allons devoir continuer à rationaliser chez Deutsche Bahn"... "et cela ne se fera pas sans réduction de personnel dans certains domaines".
Sa direction a répondu par des formules rapides : "Il n’y a aucun projet dans ce sens ni aucune décision" et "les spéculations sur une réduction de personnel sont tirées par les cheveux".
Dans le programme de privatisation de la DB, c’est la création d’un holding composé de deux sociétés : la première en charge des transports introduira une partie de son capital en Bourse, la seconde qui sera contrôlée par l’Etat ; gérera le réseau d’infrastructures.
Il est à noter que la DB et les syndicats ont trouvé un accord sur une garantie d’emplois interdisant tout licenciement sec d’ici 2023. "Pour le gouvernement il ne fait aucun doute que cet accord sera appliqué", a déclaré un porte-parole du gouvernement fédéral. Mais il a précisé qu’il "appartient à la direction de la compagnie de s’assurer qu’elle reste compétitive en Europe". Il semble ainsi relativiser l’accord.
Enfin, selon une source syndicale allemande, la promotion de Norbert Hansen, syndicaliste reconnu en Allemagne comme dans l’Europe syndicale ferroviaire, s’inscrit dans la "tradition allemande", et il s’agit d’une "décision personnelle de Norbert Hansen". Cela dans un contexte économique et social particulièrement difficile pour les compagnies ferroviaires publiques en Europe.
2 commentaires
Prendre garde à la modernité-confusion ...
par Rémi Aufrere
Monsieur, Je ne sais si la maturation des relations sociales passe par la cogestion. Je crois que le modèle allemand dit de "cogestion" est de plus en plus remis en cause dans le cadre de la privatisation de la D.B. Dans un contexte de libéralisation complète des transports (à terme), il ne pourra plus fonctionner. Et l'on reviendra au shéma simple peut-être simpliste pour certains du "revendiquer-négocier-contracter". Un parcours sans doute plus conflictuel et plus proche du "modèle français" tant décrié... C'est un simple constat. Quand à la mort du "modèle social rhénan", je ne m'en réjouis pas et les cheminots allemands non plus. Il était porteur de justice social et de répartition de la richesse produite. La solution est sans doute est syndicalisme de propositions mais aussi de contestation, subtil mélange pour éviter absolument la confusion des genres et des intérêts qui demeurent différents.
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plus de 3 ans
Il nous reste du chemin à faire
par Ray Zunino
OUi la co gestion suppose une vraie maturation des relations sociales. De ce point de vue le retard français est évident tout en sachant que la confusion des genres pourrait aussi déservir les intérêts des salariés.