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Thales : signature de l'accord « TALK »

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Yves Barou, pour la direction de Thales, et Bart Samyn, pour la FEM, ont signé ce mercredi 14 avril 2010 leur second accord européen, TALK,  en présence de Luc Vigneron, président du groupe. Après l'accord IDEA (accord d'anticipation et de développement professionnel), il s'agit cette fois du premier accord européen définissant des méthodes et des règles autour des entretiens annuels d'activité.

Cette négociation, qui a commencé le jour de la signature de l'accord IDEA le 11 juin 2009, a nécessité une période de négociations de près d'un an, aucune des parties ne sachant durant les premiers mois si un accord était atteignable sur ce sujet très sensible.

Des avancées conformes aux attentes de la CFE-CGC

La CFE-CGC, qui fait partie intégrante du groupe de négociation dans le cadre de la FEM se félicite d'avoir participé de manière positive et surtout d'avoir obtenu le soutien total du DRH du groupe, Yves Barou, entre autres :

  • sur l'obligation faite aux responsables hiérarchiques d'avoir des contacts réels avec leurs collaborateurs, tout au long de l'année, et notamment lors de ces entretiens d'activité qui se déroulent encore trop souvent de manière virtuelle (téléphone, messagerie électronique ou outil spécialisé e-People First). « Dans certaines entités, des salariés peuvent rester plusieurs années sans rencontrer leur manager ! » ;
  • et sur la prise en compte de la possibilité de recours pour les salariés qui estimeraient que l'entretien ne s'est pas déroulé normalement, ou que le résultat de cet entretien ne correspond pas à la réalité des efforts fournis.

Tout n'est pas fini avec cette signature !

La CFE-CGC note toutefois qu'il reste encore du travail à accomplir : aux partenaires sociaux de décliner cet accord dans les différents pays, notamment pour y spécifier de manière plus précise ces procédures de recours en fonction des dispositions réglementaires ou des usages locaux ; à la direction de réviser rapidement sa procédure de management (People First) afin de la mettre en conformité avec l'accord TALK, essentiellement sur l'abandon des jugements sur les comportements ; à la direction encore de s'assurer que l'engagement (écrit) d'absence de répartition statistique des notations est bien respecté sur le terrain, trop de témoignages inverses étant recueillis auprès de très nombreux responsables hiérarchiques.

Des conventions pour encore progresser

Ce second accord fera, comme le premier, l'objet de conventions annuelles (la prochaine étant d'ores et déjà planifiée pour le 11 mars 2011), occasion de réunir les partenaires sociaux européens (organisations syndicales comme directions des ressources humaines), afin de faire le point sur son application pays par pays, et de dégager des idées complémentaires souvent basées sur les meilleures pratiques relevées ici ou là, dans des ateliers de réfléxion co-animés par un DRH et par un responsable syndical.

Mots-clés : Evaluation,

Entreprises : Thales,

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2 commentaires

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plus de 2 ans

A la remorque d'une DRH

par Marc-Antoine Marcantoni

il n'est pas étonnant que la CFE-CGC, représentée chez THALES par un syndicat maison, le SNEPIE, se félicite d'un accord qu'elle est, avec la CFDT seule à avoir signé.

Nous noterons, au passage, que syndicat catégoriel, la CFE-CGC et encore moins le SNEPIE, ne peuvent faire partie de la FEM.

La DRH de THALES a bien tenté d'obtenir les signatures des trois autres organisations syndicales, CFTC, CGT et FO, mais cette fois sans succès, tant il est évident que ce texte ne répond absolument pas aux attentes des salariés.

Il serait plus judicieux de se demander si le mode de gestion des ressources humaines, People 1st, mis en place par la DRH du Groupe THALES. Si l'on en juge par le rejet massif, tant de la part les salariés que des managers, il semblerait bien que cela ne soit pas le cas.

Que font ces deux organisations syndicales ? RIEN !

Alors pourquoi deux organisations, au lieu de défendre les travailleurs du Groupe THALES, vont-elle se compromettre avec une Direction sur le départ ? Chercher l'erreur...

Mais pendant que ces syndicalistes de salon se promènent confortablement au frais de l'employeur, les travailleurs du groupe, eux continue de voir leur charges de travail augmenter sans cesse, et leur augmentations de salaire se réduire comme peau de chagrin.

TALK pour la direction, sans doute. Mais écouter les salariés et plus encore les entendre, certainement pas !

Il serait peut être bon pour certains de sortir de leur Inters douillettes pour aller sur le terrain à la rencontre de ceux qui triment.

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plus de 2 ans

Ce n'est pas le lieu pour ça

par Rodolphe Helderlé

Miroir Social n'est pas le lieu pour que les syndicats se tirent dans les pattes. Vous n'êtes pas d'accord avec "Talk" alors je vous invite à publier une actualité en y déroulant vos arguments.

 C'est la meilleure chose à faire et c'est le positionnement de Miroir Social que de permettre à chacun d'exprimer ses analyses plutôt que de taper sur les voisins.

Les lecteurs sont bien assez grands pour se faire une opinion.

La crédibilité du syndicalisme passe par là.

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