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Thales : la CGT demande trois nouveaux indicateurs pour comparer les situations des femmes et des hommes
août 20 2008
Thème: Emplois & compétences
En mars 2008, la directrice juridique des ressources humaines de Thales remettait au ministère du travail les recommandations de son groupe d'expertise pour améliorer le rapport annuel de situation comparée des femmes et des hommes que doivent, théoriquement, concocter toutes les entreprises de plus d’au moins 300 salariés.
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Les limites des indicateurs de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes
« Il faut que la direction nous donne les moyens de pouvoir comparer la situation de femmes avec celles d’hommes qui auraient été embauchés dans des conditions comparables. Pour cela, les rapports obligatoires qui nous sont remis tous les ans ne suffisent pas. Ils ne sont que l’inventaire d’une situation », avance la CGT de Thales.
Trois nouveaux indicateurs qui ne sont pas là l’affiche des recommandations du groupe de travail piloté par Anne de Ravaran, directrice juridique des ressources humaines de Thales, remises en mars 2008 au ministère du travail. Le groupe avait en effet pour mission de proposer des solutions pour simplifier et améliorer le rapport annuel de situation comparée des femmes et des hommes qu’impose la loi. Le constat : 30% des entreprises d’au moins 300 salariés ne se plient pas à l’exercice.Le syndicat demande trois informations fondamentales, par catégories professionnelles :
- Date d’embauche
- Coefficient à l’embauche
- Diplôme à l’embauche
- Le groupe de travail a aussi planché sur l’évolution du rapport unique qui s’applique aux entreprises de 50 à 299 salariés.
Le rapport annuel de situation comparée nouvelle formule devrait introduire trois nouveaux indicateurs :
- Ancienneté moyenne dans la catégorie
- Durée moyenne d’interruption
- Durée moyenne entre deux promotions
Les comparaisons devant porter sur des panels d'au moins 15 personnes.
A noter que Thales entend se porter candidat pour le label égalité professionnelle femmes – hommes pour rejoindre les 40 sociétés déjà labellisées par l’AFAQ. Mais pas question d’engager la procédure sans la caution des organisations syndicale. La CGT a annoncé « qu’elle ne soutiendra pas cette demande de labellisation dans les conditions actuelles » puisque le label « ne parle ni de salaire, ni de qualification. »
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