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Tentatives de suicide sur le site PSA de Mulhouse : attention aux certitudes
févr 01 2008
La CGT est montée au créneau après deux récentes tentatives de suicide sur le site PSA de Mulhouse. Une plainte pour harcèlement moral a été déposée par l’une des deux personnes. La dignité voudrait que l’on ne se serve pas du malheur des uns et des autres en y attribuant des origines professionnelles que rien n’avère.
Le site PSA de Mulhouse est à nouveau mis sous les feux de l’actualité après que la CGT ait révélé deux tentatives de suicide qui résulteraient de « harcèlements ». La CFE-CGC estime qu’il est dangereux de faire des amalgames entre des faits personnels et une mise en cause de l’encadrement de l’entreprise.
La dignité voudrait que l’on ne se serve pas du malheur des uns et des autres en y attribuant des origines professionnelles que rien n’avère. La CFE-CGC refuse cette polémique indigne et révoltante. Pour notre organisation syndicale, il appartient à la justice d’intervenir si cela s’avérait nécessaire.
Nous sommes loin de Germinal, même si tout est perfectible.Il y a là une dérive qui menace directement l’intérêt des salariés. La CFE-CGC du site de Mulhouse a largement prouvé son indépendance et ne saurait laisser dénigrer de manière démesurée, une usine qui représente 10 000 emplois directs et bien davantage avec tous ceux qui en dépendent.
La CFE-CGC confirme sans états d’âme que le site de Mulhouse est une usine métallurgique et que, de ce fait, le travail qui s’y fait comporte sa dose de pénibilité comme tous milieux industriels. Quoi qu’on en dise, les instances représentatives du personnel sont écoutées par la Direction des Relations Humaines du Site ou à Paris. Nous sommes loin de Germinal, même si tout est perfectible. Pour preuve notre implication dans la négociation et l’application des accords relatifs à l’amélioration des conditions de travail.
16 commentaires
Stop aux cliché
par Pascal Hautot
ce n'est parce que la CGT d'un site attaque a tout va, que toutes la CGT et comme cela. La CGT et force de proposition. Je suis delegue syndical CGT et je ne fonctionne pas du tout comme a Mulhouse.
C'est bien clair
Il est effectivement facile de mettre des étiquettes. C'est réducteur au possible. Mais c'est bien ce qui se passe du côté de PSA Mulhouse dont il est question ici. Un site comme Miroir Social doit justement permettre d'afficher la diversité des approches du social. Et cela au sein d'une même étiquette. La question de la prévention des risques psychosociaux est très complexe. Elle est susceptible de remettre sérieusement en cause l'organisation du travail. Ca peut aussi passer par un dispositif interne de surveillance et d'alerte anonyme. Les syndicats du site de Mulhouse étaient-ils au moins au fait que ces deux salariés étaient en rupture ? Bref, il faut que l'entreprise accepte de se mêler de la vie privé de ses salariés au motif de sa reponsabilité social...Oui, mais là il peut y avoir atteinte à la vie privée...pas facile
Pas d'amalgames !
par Bernard Bigourd
Pascal, pour le vivre de l'intérieur je tenais à préciser que notre Section CFE-CGC de PSA Mulhouse ne tire aucune généralité de ce qui s'est passé chez nous. Une Section syndicale c'est un groupe d'homme. Il suffit parfois que de quelques personnes pour que l'ensemble bascule du coté, "négatif". Cela peut se produire dans n'importe quel Syndicat. A Mulhouse cela prend des proportions affligeante, cela est regrettable mais c'est humain ! :-(
L'Entreprise doit elle intervenir ?
par Bernard Bigourd
Par rapport à la Remarque de Rodolphe : D'après mes informations, il semblerait qu'au moins une des deux personnes est suivis par une assistante sociale de l'entreprise (conditionnel car le Site est étendu et je ne travaille pas dans ce secteur). Ce que je peux affirmer, c'est que les drames de 2007 nous ont tous rendus plus sensibles aux souffrances morales de certains de nos Collègues. Nous ne sommes pas des "spécialistes" mais lorsque nous avons conscience de cas difficile je pense que nous avons le devoir d'en parler avec la médecine du travail et, ou, les fonctions RH de l'entreprise. Remarque de Rodolphe : "Bref, il faut que l'entreprise accepte de se mêler de la vie privé de ses salariés au motif de sa responsabilité social..." ==>Je pense que dans certains cas l'entreprise doit le faire. Mais effectivement, c'est pas simple !
Pas de cliché juste un contat
par David Modeste
Pascal, lorsque je parlais de la CGT, je parlais bien evidement des sections PSA (d'ou mon titre) et je ne faisais aucune généralisation. Le sujet est evidement pas simple à traiter. Début janvier, sur Sochaux une personne du Montage s'est suicidée et une deuxième vient de le faire samedi soir. C'est deux suicides n'ont pas eu lieu sur le lieu de travail mais les deux personnes n'ont laissé aucune lettre, aucune indication sur leur geste. Donc tout est imaginable sur les raisons qui les ont poussé à faire ce geste...et ce matin la CGT lors du CHSCT extra, suite au décès de la 2eme personne, a tenté de polemiquer en culpabilisant l'entreprise... Comme le dit Bernard, nous ne sommes pas des spécialistes et nous essayon au mieux d'aider les personnes en détresse dans nos usines.
Tout propos sur ces situations sont mals placés !
par Le Resistant
Défendant pour ma part, un cas sérieux et avéré de souffrance au travail, je n'apprécie pas non plus la position de la CFE-CGC reléguant le sucide aux raisons personnelles ! C'est tout autant positionné voir même écoeurant comparé à la prise de position de la CGT ! Quelque soit la position de la CFE-CGC, le simple fait de s'exprimer sur un tel sujet et de se mettre en avant par cet article est tout aussi irrespectueux que ce qu'elle dénonce vis à vis de la CGT ! Combien même il y aurait harcelement ou souffrance au travail, je rappelle une règle de base, l'employeur se doit de protéger le salarié ! c'est l'un des fondements de notre code de travail ! et il doit montrer l'existence de mesures visant à protéger la santé physique et morale. Et je tiens aussi à préciser que ma confiance en la loi sur ces sujets est plus que limité ! Qui d'entre vous a déjà tenter de mener une action en justice ! qui en connait une gagnée du vivant de la victime ! C'est triste à dire mais pour être entendu, seul le sucide permet une sensibilisation ! entre les avocats, la médecine du travail, l'inspection du travail, même en les ayant tous de son coté, avec des preuves, concrêtes, c'est des mois et des mois d'expertise et de fatigue pour une personne déjà bien bousillée ! Tout ca pour déboucher à une victoire incertaine ! bref ! Perso ou Pro, on sait qu'il y a aussi des vases communiquants... un mauvais entretien annuel, une baisse de performance, un context personnel difficile, et hop, c'est la peur du licenciement, de se retrouver à la rue, et le sucide en seul protection ! Et oui, pourquoi croyez vous qu'un humain se jete d'un immeuble en feu au lieu d'aller dans les flammes ! ????? par survie ! Changez déjà vos fusils d'épaules, chers auteurs et lecteurs, un peu d'humanité dont vous semblez manquer fortement ! Des vies de plus en plus précaires, des pressions de plus en plus élevées pour un rendement qui a peu de retombé économique dans la poche du salarié, sans forcement l'écoute, ni la formation, bon vecteur pour déplacer le curseur de la pression/depression... des entreprises de plus en plus ERPéisées/taylorisées, avec de moins en moins de soutien social dans une société où le salarié passe où sommeil déduit, le salarié passe plus de 60% de son temps à travailler... Ca fait réfléchir. Sans compter le chomage croissant proportionnel à la productivité qui s'accroie... Bref, en dehors de toute position, mes condoléances ! Et même si peut être dans certains cas, l'entreprise n'est peut peut être le vecteur du sucide, elle en est parfois(souvent ?) le tremplin qui pousse au saut !
Si on doit accepter les risques d'un métier...
par Le Resistant
Quand on lit ca dans l'article de la CFE-CGC: " le travail qui s’y fait comporte sa dose de pénibilité comme tous milieux industriels" Alors pourquoi on met une corde et un harnais de sécurité aux laveurs de carreaux en haut des immeubles? Certes tous les metiers ont leurs risques, stress, accident du travail, ect... Mais l'employeur a des effets de leviers positifs qu'il peut mettre au profit des salariés pour réduire les effets négatifs... c'est ca aussi le devoir de protection... Reste à savoir dans quel mesure, il a donc protégé les salariés et été attentif à eux... Quel niveau d'écoute a t il pour savoir si un jour X ou Y il a fait attention aux problèmes personnel de ses salariés avant de le mettre sur la chaine ? Le constat peut être par la suite que le problème était trop personnel pour que l'employeur aide ce salarié, peut être manquer t il un VRAI relais social, pas un truc bidon de comission ceci ou cela pour se désengager !!!!! les humains ne sont pas de simples robots !
Le risque de l'intrusion
Quel est le syndicat qui a allumé la mèche chez PSA Mulhouse ? Ce n'est de toutes les façons pas un mal de mettre le sujet de la prévention des risques psycho sociaux sur la table. Si l'on part du principe que c'est souvent une conjonction de facteurs personnels et professionnels qui font qu'une personne va rentrer dans une spirale destructrice. Il y alors un risque d'intrusion dans la vie privée, et toutes les dérives que cela peut entrainer, de l'entreprise qui assure "simplement" sa responsabilité sociale. En route vers le modèle "corpo" de la litterature cyberpunk. A moins que tout cela ne soit beaucoup plus simple que la mise en place de "commissions" comme "Le resistant" le souligne. Ne "suffirait"-il pas que l'entreprise retrouve sa fonction de lien social avec de l'écoute à l'affiche ? Je suis d'accord "Le résistant" que l'entreprise contribue à "déplacer le curseur de la pression/depression". C'est bien vu. Au fait, qu'est-ce qui t'empêche d'user d'un pseudo pour contribuer ? Ce n'est pas vraiment la logique du Miroir Social mais il peut bien entendu y avoir des raisons parfaitement justifiées.
Anonymat...
par Le Resistant
Parce que j'aide à la défense d'un salarié d'une autre entreprise et que je ne voudrais pas que le lien soit fait rapidement entre mes citations et la situation de la personne concernée
Intrusion, Iionntrusion ????
par Le Resistant
Evidement qu'il manque une case entre la sphère privée et professionnelle.... Et qu'il y a un risque d'intrusion sur la sphère privée de la part de l'employeur. MAIS.... quand tout va bien, quand vous êtes devenu cadre, vos employeurs ne se genent pas pour récolter les fruits de votre réussite et vous sortir des phrases du type : Tu as vu où t'en es grace à moi, tu as réussi ! c'est grace à moi ! Mais quand tout va mal, c'est de l'ordre de la sphère privée ! et là, hop on ne trouve plus personne ! TRES TRES ETRANGE COMME RETOURNEMENT DE VESTE ! Je rappelle juste qu'à l'origine, même si le terme "travail" fait reférence de par ses origines à un engin de torture ! qu'humainement et dans un monde moderne, il doit normalement servir à s'émanciper... JE NE SUIS PAS CERTAIN QU'UNE PERSONNE MILLIARDAIRE RENTIERE (donc avec des risques limités de tout perdre) TOTALEMENT DETACHEE SE METTE EN L'AIR SI ON LA VIRE... (D'ailleurs travaillerait-elle, ou percevrait-elle ses occupations comme du travail ou un loisir) ? Bref, pour le peuple d'en bas que nous sommes, le travail n'est pas un loisir, mais sert à se nourrir, à se construire une vie.... donc bien évidement, que l'emploi a un impact sur la sphère PRIVEE ! D'UN COTE L'ON GAGNE, ON EVOLUE, ou on se maintient, mais on prend espoir... et parfois, ca devient pour certains la désillusion ! Le TRAVAIL SERT DONC A PRIORI A S'EMANCIPER, A GAGNER UNE INDEPENDANCE DANS SA SPHERE PRIVEE, VOIR GAGNER UN ECHELON SOCIAL ! Autant dire que lorsque le milieu professionnel ne remplit plus son role, CA CONDUIT A LA DESTRUCTION ! ET LA, LES EMPLOYEURS S'en lavent les mains, quand il y a des sucides, ils n'y sont pour rien, mais quand on s'achete une belle voiture, on le leur doit ! Bref.... en conclusion.... ******************************************** Comme avoir une intrusion de la sphère professionnelle vers la sphère privée est risqué, l'inverse serait il aceptable (intrusion privée dans la sphere pro) la FLEX SECURITE serait il la SOLUTION ? Mais une vrai Flex Securité ! j'entends par là un soutien, un accompagnement extérieur dans la sphere professionnelle, qui vous suit à la fois au long de vos carriere, donc de votre plein emploi mais aussi pendant vos périodes de chomages... un paiement à 100% du salaire par les assedics, mais aussi une mutuelle, bref, pas de rétrogradage professionnel ! Mais c'est vrai, c'est utopique... quel employeur voudrait d'un zéro soucis pour ses salariés... où trouverait il les moyens de manager ses salariés ? c'est tellement plus facile le "management par la menace", la crainte du chomage, ect.... ("si t'es pas content, t'as qu'à démissionner, y'en a des milliers d'autres comme toi !", vachement humain)
Souffrance, Harcelements et autres, une reconnaissance difficile !
par Le Resistant
Autant dire que on peut se dire comme CFE-CGC, laissons la justice en découdre ! Mais ca serait une vrai hypocrésie, c'est faire abstraction des mécanismes légaux dans ces sujets pour justifier le sucide d'ordre privé..... Les mécanismes pour gagner un tel procès sont complex, et très souvent, malgré des preuves évidentes, c'est la perte assuré! Ou alors la mort pour obtenir une quelconque reconnaissance, c-a-d le sucide ! Dure d'aller en justice affronter celui chez qui vous avez souffert qelque soit la cause ! Sans compter toutes les obligations, commissions, et autres mises en place comme alertes, qui deviennent en réalité des freins pour la défense du salarié et une fabuleuse protection pour l'employeur ! Voici ce que devrait être le processus légal type pour avoir la moindre chance de gagner ou je dirai plutot de perdre la tete haute ! -Obtenir des preuves concretes, autant dire que c'est déjà mal barré -Demande de droit d'alerte DP/CHSCT, difficile à exercer de par la crainte de menaces de la part de l'employeur en tant qu'élu (la protection est toute relative), encore faut il que les élus aient eu une bonne formation et qu'ils connaissent le principe de droit d'alerte -Demande de visite médicale à la médecine du travail à la demande du salarié... Difficile quand on a peur de la reconnnaissance de l'inaptitude ou que l'on considère la médecine du travail comme un bras du patronat (ce qui est totalement faux car la médecine du travail est géré au conseil d'administration aussi par des syndicats de salariés) -Se faire arreter par son médecin de travai et lui demander une analyse spy mettant en évidence le rapport dégradation spy/professionnel -Se refaire convoquer par la médecine génrale, mais cette fois ci par le médecin générale apte à valider l'inaptitude -Avertir l'inspection du travail en espérant que vu sa surcharge elle y réponde un jour.... -Enfin, se payer des avocats sur la place, les meilleurs à prix d'or ! tout ca pour entendre : C'est bon.... vous avez le minimum pour démissionner tranquillement et faire requalifier votre démission par les ASSEDICs pour toucher vos allocations chomages ! au mieux : rupture JUDICIAIRE du contrat de travail pour ..... non respect par l'employeur de ses devoirs de protection du salarié ! Et peut être si apres toutes ces semaines, non pas pour vous battre contre votre employeur, mais juste sortir de cette situation, vous êtes encore en vie, apte à vous battre, vous pourrrez réduire le coctail chimique d'anti dépresseurs posts traumatiques et retrouver du travail.... Voila, c'est le minimum pour pouvoir quitter son boulot avec une perte financiere minimisée (allocations chomages) alors que vous avez été la victime !!!!! Moi je dis, trop fort !!!! on bat des recors d'inhumanité ! et là je n'aborde même pas encore la phase procès ou désengagmenet de l'employeur qui passera son temps à vous attaquer en pretextant que vous avez des problèmes sur la sphère privée ! Et après on s'étonne que ca finisse mal !
Une question reste posée ?
par Ray Zunino
Que font réellement la direction et les centrales syndicales de PSA pour préserver des risques psycho sociaux les salariés ? Y a t'il un travail paritaire en commun ? Car c'est simplement en se mettant tous autour de la table que l'on peut faire face à ce défi ? Comment les centrales syndicales acceptent elles le recours par la direction à un cabinet comme STIMULUS ? Qui est un cabinet comportementaliste c'est à dire qui traite les questions du stress au seul niveau de l'individu...On vous apprend à supporter plus de stress..donc on stimule votre resistance pour vous permettre de mieux produire ! Et bien entendu un jour cela craque ! Comment permettre aux individus de se construire au travail c'est le défi de demain. Les boites qui sauront faire cela resteront les autres disparaitront.
Oui, mais y'a t il la volonté d'obtenir une réponse ?
par Le Resistant
Laurent, je connais le cabinet Stimulus et j'apprécie ses interventions allant parfois jusqu'à remettre l'employeur face à ses responsablités ! Mais il ne faut pas s'imaginer que ces démarches autorisent aux entreprises de se décharger de leurs responsabilités, ce qui est malheureusement souvent le cas... C'est pas parce que l'on apprend à quelqu'un à supporter plus de stress, que l'on doit lui faire supporter plus de stress, VOIR les chocs posts traumatiques des soldats par exemple, dont certains sont pourtant bien formés et ont déjà exécuté des missions bien plus horribles que celles qui les ont fait glissé dans la détresse !!!! ******************************************** Pour ce qui est des syndicats: Plutot que de parler des syndicats de PSA, utilisons les mots CE et CHSCT/DP qui s'appliquent à toutes les entreprises même à celles qui n'ont pas forcement de salariés syndiqués ou de délégués syndicaux pour les representer (donc pas d'implentation syndicale)... Evitons les termes dénués de sens tel que "centrales syndicales".... D'autant plus que même dans les grosses entreprises il y a aussi des salariés élus non syndiqués. C'est jeter un peu vite la pierre aux syndicats. ******************************************** Enfin, quand je lis "les boites qui sauront faire cela resteront les autres disparaîtront" est bien évidement valable pour peu qu'il y ait ZERO % chomage et PRECARITE ! c-a-d, du fait de la pénurie de travailleurs sur le marché de l'emploi, que les entreprises n'aient plus comme objectif de bien traiter leurs salariés plutot que de les considérer comme des kleenexs. Et tant qu'il y aura de la précarité, il est normal que pour survivre, des humains acceptent d'être embauchés par des entreprises ZERO RESPECT ! Aussi, ne révons pas ce problème ne date pas d'aujourd'hui et j'entendais malheureusement les mêmes phrases il y a plus de 10 ans. Les médias ont toujours la mémoire courte pour créer l'évenement extraordinaire et évitent de rappeler que ca fait des années que ca dure. Faut il se rappeler il n'y a pas si longtemps que ca, des 2 à 3 sucides chez France Telecom près de Nice de salariés qui se sont jetés du même pont sur le chemin de leur entreprise ? ect....
Nous sommes d'accord sur l'utilisation de Stimulus
par Le Resistant
Laurent, désolé, j'ai du lire de travers votre intervention. Je pense que nous sommes tous les deux d'accord sur l'utilisation de cabinets tels que Stimulus par les Directions pour se dédouaner malgré qu'elles apportent tout de même quelques connaissances non négligeabe. Quant aux syndicats qui acceptent, ils ne sont pas les patrons de la boite ! les Directions sont souveraines dans leurs choix y compris ceux de passer par des cabinets type Stimulis. Ne jetons pas la faute aux syndicats ou aux salariés qui se sont syndiqué pour se donner des moyens pour leur défense en mettant en place des délégués syndicaux.... Mais perso, en tant qu'élu, même si je désapprouve l'utilisation approffondie de cabinets type Stimulus, je leur reconnais certaines compétances, qui m'ont été très enrichissantes personnellement et à mieux m'armer face à ce genre de problème ! Ce qui ne m'empeche pas malgré que la Direction ait fait appel à un cabinet de ce type, de la mettre face à ses réalités, ayant de mon coté aussi une meilleur connaissance des armes qu'elle utilise comme ces cabinets....
"Raisons personnelles"
par Bernard Bigourd
Bonsoir Résistant, je souhaiterai revenir sur ton premier commentaire où tu nous dit : "je n'apprécie pas non plus la position de la CFE-CGC reléguant le suicide aux raisons personnelles !" Ce n'est pas tout à fait ce que l'on a voulu exprimer. Il me semble évident que dans la détresse que ressentent certains le travail peut être un facteur aggravant, voir même parfois la cause principale du malaise. Il se trouve que dans les cas évoqués, des faits que nous ne tenons pas à évoquer sont un peu troublant lorsque nous les comparons aux déclarations de nos collègues syndicaux. Nous pensons comme le fait remarquer David qu'au sein de ce syndicat certains profitent de cette vague pas très clean pour "surfer", et dénigrer une entreprise de 10000 salariés. C'est un sentiment qui est partagé par bon nombre des salariés du site, je le mesure dans les ateliers. Maintenant il est clair que tout n'est pas parfait chez nous ! Plus loin dans tes propos tu expliques : "les médias ont la mémoire courte pour créer l'évènement extraordinaire et évitent de rappeler que ça fait des années que ça dure." Tout a fait d'accord. Mais en cela, cette médiatisation a cependant eu un bénéfice : Le progrès que nous vivons aujourd'hui sur le terrain est que lorsque nous abordons le sujet du stress et de la pression au travail, nous avons de l'écoute en face. Cela n'était pas le cas dans un passé récent. Non pas que les fonctions RH étaient "inconsciente" du problème mais leurs priorités pas là. Au niveau du Site et du Groupe les partenaires sociaux se sont effectivement mis autour de la table, et dans certains établissement (Mulhouse entre autres) de nombreux salariés ont été questionnés sur leur perception de la pression au travail. Le chantier est à peine commencé ! Ces derniers mois les effectifs dans l'Encadrement ont été mis à rude épreuve (voir les articles sur la GPEC et le PREC) et, ce qui n'arrange rien, les Ressources Humaines n'ont pas été épargnés. La médiatisation fait prendre conscience du problème, c'est bien et pourvu que cela ne soit pas un feu de paille comme bien souvent. C'est l'extrémisme de certains propos qui ont choqués de très nombreuses personnes, c'est ce que nous avons voulu exprimer.
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plus de 4 ans
La CGT PSA surfe sur une vague nauséabonde
par David Modeste
La CGT fidèle à elle même profite du malheur des uns pour accabler les autres. Alors qu'aucune preuve formelle de la relation entre le travail et ses deux faits divers 'nont été apporté, la CGT tire déjà à boulet rouge sur les conditions de trvails dans les usines PSA. A sochaux, un accident mortel et un décés ont eu lieu en deux mois, touchant à chaque fois des sous-traitants, et à chaque fois c'est la faute à la course à la productivité menée par PSA. C'est vrai qu'on est loin de germinal, mais aussi que tout n'est pas rose, mais au lieu de fustiger en critiquant à tout va, la CGT devrait proposer des vrais solutions pour éviter que ces drames ne surviennent dans nos suines.