Miroir Social : votre réseau d'information sociale



Article


Syntec informatique : un dispositif de formation professionnelle à revoir

avr 01 2008

Thème: Formation

Formation

Pourtant cruciale, la formation des salariés de l'informatique pose toujours problème aux partenaires sociaux.

« Ces chiffres sont faux et l'interprétation qui en est faite n'est pas juste » - Alain Donzeaud, vice-président de Syntec informatique.

Alors que les revendications salariales s'amplifient dans le secteur informatique (Altran, Business Objects, Capgemini...), la formation professionnelle est, plus que jamais, une question qui fâche les partenaires sociaux. « Le Fonds d'assurance formation de l'ingénierie, des études et du conseil vient de boucler ses comptes 2007 avec 70 millions d'euros inutilisés », avançait récemment la CDFT dans un communiqué. « Ces chiffres sont faux et l'interprétation qui en est faite n'est pas juste », rétorque Alain Donzeaud, vice-président de Syntec informatique et président du département Social,emploi et formation, qui faisait le point, ce vendredi 28 mars, sur les problématiques sociales du secteur. « Seules les périodes de professionnalisation sont concernées », relativise-t-il, sans plus de précisions. Tel que décrit dans l'accord de branche du 27 décembre 2004, ce dispositif est ouvert à certaines catégories de salariés en CDI. Il leur permet de bénéficier d'une formation comprise entre 100 et 600 heures, favorisant « leur maintien dans l'emploi ».

La difficulté du DIF

Pour Alain Donzeaud, « il est cependant nécessaire aujourd'hui de revisiter l'accord sur la formation professionnelle ». Et de citer, au nombre des points de révision, les critères relatifs à ces périodes de professionnalisation et la définition des formations prioritaires dans le cadre des plans de formation. « Nous avons également une vraie difficulté avec le DIF (droit individuel à la formation, NDLR) », accorde-t-il. De son côté, Ivan Béraud, secrétaire national de la F3C CFDT en charge du pôle Conseil publicité, confirme l'excédent de trésorerie à fin 2007 du Fafiec, dont environ 46 millions d'euros sur le seul champ de la professionnalisation. Excédent qui devrait, en principe, être reversé par l'organisme collecteur de la branche au « pot commun » qu'est le Fonds unique de péréquation » (FUP). Ce qui n'arrange guère les partenaires sociaux. « La formation est toujours sous-utilisée dans les entreprises, alors que les salariés sont demandeurs », résume Ivan Béraud. Qui se dit favorable à l'instauration de DIF prioritaires que l'employeur ne pourrait pas refuser.

Mots-clés : DIF,

Entreprises : Syntec Informatique,

Partager : Lu 1916 fois
Pas de commentaire

Soyez le premier à réagir

Vous devez être membre pour commenter cet article.
Connectez vous ou Rejoignez nous ! (Inscription immédiate et gratuite)



La vie du réseau

Annuaire