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Suicides à France Télécom : appeler les salariés à faire valoir leur droit de retrait ?
sept 14 2009
Malgré la mort d’une salariée qui s’est défenestrée vendredi à Paris, la direction n’a toujours pas pris la mesure du mal-être à l’origine de dizaines de drames dans l’entreprise. Elle a exclu tout arrêt des restructurations, comme l’exigent les syndicats
«Difficultés personnelles»
Pour les syndicats, la plupart des suicides à France Télécom (23 depuis février 2008 et des dizaines de tentatives) sont directement liés aux méthodes de restructurations en cours dans le groupe, qui mettent sous pression les salariés à coups de suppressions d’emplois, de fermetures de services, de mutations forcées, de changements de postes. Un « management par l’intimidation » qu’ils n’ont de cesse de dénoncer depuis un an et demi .
Menace de droit de retrait
Cela en dit long sur la réelle volonté de la direction du groupe d’éradiquer le mal-être dans l’entreprise, comme elle s’y était engagée jeudi après une forte mobilisation des salariés contre la dégradation de leurs conditions de travail et les méthodes de management par la terreur de leur employeur, à l’appel des syndicats FO, CFTC, CGT et SUD. « Il faut que l'arrêt immédiat et sans conditions des restructurations et mobilités soit imposé (…) Ce serait un signal fort qui doit être suivi d'autres mesures visant à améliorer les conditions de vie au travail », a enjoint également FO, avant de prévenir que, « si de telles mesures n'étaient pas rapidement mises en place», le syndicat « prendrait ses responsabilités en appelant les salariés de l'entreprise à faire valoir leur droit de retrait ». Le droit de retrait permet à un salarié se jugeant en danger de cesser le travail.
1 commentaire
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plus de 2 ans
CHOMAGE + PRECARITE DE MASSE = PRESSION
par Milan Karell
Dans une situation comme la nôtre avec plus de 5 millions de chômeurs/rmistes et des millions de précaires à 700€/mois, ceux qui ont encore la chance d'avoir un "bon" job correctement rémunéré, s'y accrochent jusqu'à ce qu'à l'extrême limite mort s'en suive...
Beaucoup n'ont plus la liberté qu'avaient les actifs des années 60/70 de démissionner en cas de pression trop pesante.
La solution consisterait donc à "casser" le chômage et la précarité pour rééquilibrer le rapport de force employeur/salarié.
Et c'est possible !
La semaine de 4 jours est un concept expérimenté depuis 12 ans dans 400 PME (Mamie Nova, Fleury Michon, Monique Ranou, petits commerces, auto-écoles, restaurants, entreprises artisanales, labos de recherche, petites SSII informatiques...).
Sa généralisation créerait au minimum 1.6 millions d'emplois CDI/temps plein sans ruiner les entreprises ni l'état, et sans baisse significative des salaires (études INSEE - Caisse des Dépôts et Consignations).
Témoignage d'un collaborateur :
« Je travaille comme freelance pour une entreprise, dont le personnel est à la semaine de quatre jours. Je peux vous dire que c'est très agréable, on sent des gens heureux de vivre! Bon, parfois il faut attendre un peu pour avoir certaines réponses, mais il n'y a pas mort d'homme! »
Cette solution a même été soutenue il y a quelques années par des membres du gouvernement actuel !
http://www.nouvellegauche.fr/vaincre-chomage/