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Remue-ménage en perspective chez AGF

févr 21 2008

Thème: Emplois & compétences

Interrogations

200 suppressions de postes « seulement » et 2 000 mobilités professionnelles: c'est la recette du plan de compétitivité de l'assureur... qui ne rassure pas vraiment les salariés.

Le 16 février dernier, Le Parisien évoquait un éventuel plan social touchant 1 500 à 2 000 postes au sein du groupe AGF (13 000 salariés en France). Finalement, le « plan de compétitivité » sur trois ans présenté en comité d'entreprise ce mercredi 20 février ne débouchera pas sur autant de départs. C'est du moins ce qu'assure la direction, qui annonce deux grandes orientations.

D'une part la fermeture, en 2009, des sites de Grenoble, Montpellier, Nice et Reims, dans le cadre d'un renforcement et d'une spécialisation accrue des grands sites de gestion sur le territoire. Environ 200 postes sont concernés par cette mesure. D'autre part, la mobilité fonctionnelle, formation à l'appui, de 2 000 collaborateurs. Pour AGF, l'objectif est clair: le plan, dont la mise en oeuvre s'étalera jusqu'en 2011, « présente des propositions toutes orientées vers l'augmentation des parts de marché et l'amélioration des facteurs de compétitivité ».

 

Un « plan B » après des menaces de grève?

200 millions d'euros sont mis sur la table pour y parvenir. Jean-Philippe Thierry, président d'AGF, s'est engagé à exclure « tout recours à des licenciements, à l'exception, le cas échéant, des collaborateurs des quatre sites qui devraient être fermés ». « Nous ne sommes pas rassurés du tout », commente Jean-Michel Vergnes, délégué CFTC. Qui se demande même s'il ne s'agit pas là d'un « plan B », sorti de la poche de la direction après les menaces de grève du syndicat, lundi dernier, en cas d'annonce de PSE.

Il est, quoi qu'il en soit, plus que dubitatif sur le changement de métier des 2 000 salariés visés par les mesures de mobilité. « Allez donc demander à un maçon de 55 ans d'aller se former à Paris pour devenir plombier! ». Et de s'interroger sur ce qu'il adviendra des « commerciaux qui continueront à envoyer des affaires à un back office en grande partie en formation ». Selon Jean-Michel Vergnes, la signature de la CFTC fraîchement apposée sur l'accord GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) de l'entreprise pourrait être remise en cause.

 

Entreprises : AGF,

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