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Recomposition syndicale : les dirigeants de la CFTC cheminots démissionnent et rejoignent la CFDT !

sept 30 2009

Thèmes: Vie économique, Dialogue social

Coup de tonnerre dans le monde syndical ferroviaire : la grande majorité des dirigeants de la CFTC cheminots a décidé de démissionner de la centrale chrétienne.

Dans un communiqué diffusé ce matin, Catherine Clouzet (présidente), Alain Pottier (secrétaire général), Eric Dumez (vice-président) et Philippe Flamme (secrétaire général adjoint) déclarent rejoindre la fédération CFDT des cheminots.

Voici le texte du communiqué...

  • "En profond désaccord avec notre confédération depuis de nombreuses semaines sur l’impact de la loi sur la représentativité syndicale, le bureau exécutif de la fédération CFTC des cheminots a démissionné en bloc de l'ensemble de ses mandats en date du 22 septembre 2009. Cette décision contribue à la recomposition syndicale à la SNCF et favorisera une démarche de progrès social."

D'autres départs semblent être effectifs depuis plusieurs jours et semaines.

Ainsi, la recomposition syndicale dans les transports ferroviaires n'en finit pas de faire des vagues.

On remarquera que cette démission massive est un très mauvais coup porté contre les espoirs de la fédération FO des cheminots qui avait annoncé à son bureau fédéral que l'alliance avec la CFTC était "bien avancée". L'organisation FO comptait en effet sur une fusion avec la fédération chrétienne pour obtenir les 10 % nécessaires à sa représentativité.

Ce départ collectif augure bien mal de cet espoir qui semble difficile, voire impossible, à atteindre, compte tenu des rapports de force actuels et futurs.

Il conviendra d'analyser avec précision le jeu des fédérations et des confédérations dans le schéma d'une recomposition syndicale encore très agitée, en particulier dans les transports.

Entreprises : SNCF,

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3 commentaires

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6 mois

Diviser pour mieux regner !

par David Modeste

La CGT et la CFDT savaient ce qu'elles faisaient en donnant leur accord pour le changement des règles de représentativité. Et avec ce mouvement, elle sorte renforcer sur leur position et gagnante sur l'échiquier syndical. 

Les elections professionnelles deviennent des vrais reglement de compte où tous les coup bas sont autorisés pour empecher l'un ou l'autre d'obtenir sa représentativité. Voilà ce que va devenir le dialogue social en France ! Pas sur que les salariés en sortent gagnant !

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6 mois

Vers un syndicalisme très...électoraliste ?

par Rémi Aufrere

J'ai déjà eu l'occasion de développer ce point de vue.

La loi sur la représentativité syndicale présente l'inconvénient majeur (et dangereux) que celle-ci sera mesuré à chaque élection professionnelle. D'où d'éventuelle manoeuvres démagogiques syndicales qui peuvent nuire au final à la staisfaction des revendications. Et votre impression nette de règlement de compte qui effectivement pourront exister.

Dans le cas que j'explique, il y a une différence singulière dans les transports (notamment ferroviaire).

La CGT cheminots a assumé à 150% la "position commune" et la loi sur la représentativité syndicale, en s'en félicitant de voir une arme pour réduire le nombre de syndicats, ceux qui parfois faisaient basculer des accords (certains mauvais mais d'autres bons qu'elle même ne signait pas pour des raisons très "politiques").

Le pluralisme syndical n'a jamais été le fort de la CGT bien au contraire puisque certains de ses dirigeants n'ont jamais arrêté de proclamer que la CGT est LE seul syndicat des salariés (ils n'osent pas dire unique!).

Côté CFDT transports (et particulièrement cheminots), la plupart de ses responsables ne se sont pas félicités de la position commune confédérale même dans un secteur (la route) où ils sont majoritaires... Ils sont réellement beaucoup plus génés d'être à l'origine d'une loi sur la représentativité (par l'intermédiaire de la "position commune CGT-CFDT-MEDEF".

Selon eux (la CFDT cheminots et transports), le pluralisme syndical pouvait continuer son chemin alors que pour la CGT, c'est un combat politique.

Précisons encore, que fort ironique est la position développée par l'UNSA cheminots et son secrétaire général, qui a développé diatribes et insultes contre CGT et CFDT, (avec la complicité souvent silencieuse de SUD Rail), pour montrer son opposition à la "position commune" avant les élections de mars 2009 à la SNCF.

Or, c'est l'UNSA à l'issue de ces élections (avec un résultat en hausse de 3%) qui a revendiqué la quasi expulsion de FO et de la CFTC du CCE, des CE régionaux et de certains CHSCT, avec le soutien indéfectible de la CGT et le silence géné ou complice de SUD Rail. La CFTC n'a pu que regretter ces manoeuvres n'ayant pas la force nécessaire pour s'opposer (ce syndicat est le 4ème au niveau de la représentativité à la SNCF).

Donc, je dirais que pour les transports ferroviaires, les grands gagnants, c'est la CGT et l'UNSA!

Une question demeure:

est-ce que le pluralisme syndical (avec le nombre de syndicats) gênent la protection des salariés?

Cela dépend de l'organisation du dialogue social, mais jusqu'au milieu des années 90, il ne me semble pas que les syndicats aient été défaillants dans l'organisation des combats sociaux (contrairement à certains partis politiques qui ont ont connu une cassure avec le monde du travail).

A priori, les salariés semblent plutôt favorables à cette idée qu'il y aurait "trop de syndicats en France" selon les différentes enquêtes. Donc ils veulent un échiquier syndical à nombre de pièces réduites!

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6 mois

Evolution et

par Charles Le Gall

Il me semble que les salariés pensent plutôt que les "syndicats" ne les représentent plus dans leur réalité de 2009.

Les salariés ne voient pas l’évolution de la vie depuis plus de 40ans se refléter dans le monde syndical, la vie a "évoluée", ils ont "bougés" dans leurs pratiques de salariés, de citoyens, de retraités, de … et les OS n’ont pas changées. Trop politisés, les "Syndicats" ne correspondent plus aux aspirations "sociales" de justice, d'étique, qu'ils ont.La lutte des classe des années 50/70 est révolue, l'individualisme des individus (salariés, citoyens) est très fort, l'image des "Syndicats" est ternie, brouillée par les actes, et actions passées. Le "Salarié" n'a plus envie d'adhérer à cette logique (2% dans le privé sont syndiqué).Depuis 1966, s'était doucement installé un "monde syndical" ou les Acteurs étaient irréfragables, au début cela a clarifié la situation, mais au fil du temps les uns et les autres se sont sclérosés et "endormis" dans le cocon syndical. Certains ont oublié qu'ils représentaient les salariés. Ce n'est pas un jugement de valeur, juste un constat. Cette situation venant du fait qu'ils ne pouvaient être contestés donc mis en " danger" d’existence. Depuis 08/2008 la situation est changée, le "Salarié" redevient le centre de l'attention car "IL" est le juge suprême de l'action syndicale. Les "endormis" doivent se réveiller, les "bienveillant à la direction" doivent être plus "Accrocheurs" lors de leurs actions syndicales, sinon leurs "Electeurs" jugeront et décideront de leur avenir syndical.Ceci est valable pour toutes les entreprises et nous voyons déjà un début de résultat : PSA Poissy Industriel 5/7000 salariés – 2008 = 5+1 OS – 2009 = 3.OS – ou à la SNCF, etc.Le couperet est tombé alors que les salariés n'avaient pas été "pleinement" informé de cette situation nouvelle.Est ce un MAL, est ce un BIEN, l'avenir le dira, mais c'est une réintroduction de la démocratie dans le monde syndical qui était bloqué entre les "mains" de 5 OS datant d'avant 1966.Faites un parallèle avec le monde politique. En 1966 quelles étaient les partis en présence et à quel pourcentage ? - En 2009 cela a t il évolué. OUI et de beaucoup (Evolution, Regroupement, Création, Disparition des Acteurs, certes pas toujours en bien) mais c'est le choix du citoyen.

Le monde syndical va désormais "vivre" dans la même logique démocratique. Certains disent « Electoraliste » peu être mais est ce un mal d’être Elu ? Il est vrai d’avant 2008, ils étaient « nommés » (les DS nommés par les OS).

Aux OS de représenter les salariés dans leurs entreprises (surtout) et sur le plan local, régional, national. De prendre des orientations  dans l'intérêt des salariés, intérêts qui peuvent être en concomitance avec ceux de la direction mais pas "toujours".  

La vie syndicale ne sera plus captée par quelques initiés mais devra être expliquée, commentée à TOUS pour une adhésion forte.

OUI le « travail » syndical va changé.

Il ne s’agit pas de diviser pour mieux régner, il s’agit de représenter le Salarié pour exister

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