Article
PSA boucle son accord de prévention des risques psychosociaux
sept 25 2009
Ce 24 septembre 2009 s'est tenue au siège de PSA Peugeot Citroën la dernière réunion de négociation d'un accord de prévention des risques psychosociaux.
Cette négociation a eu lieu à la demande de la CFE-CGC et a abouti aujourd'hui à un texte obtenant l'approbation des principales centrales syndicales, la seule y étant opposée "par principe" étant la CGT.
Le texte généralise une méthode de mesure des niveaux de stress ainsi que des facteurs ayant un impact. La mesure est effectuée par des questionnaires types, conçus par le cabinet Stimulus lors des visites médicales du personnel de tout le groupe.
Les résultats personnels anonymes peuvent être exploités par le corps médical si le salarié le souhaite, les résultats globaux sont exploités par les membres de CHSCT, c'est-à-dire les élus du personnel qui peuvent dès lors proposer des actions visant à prévenir le stress professionnel.
L'accord prévoit un cursus de formation des managers à la prise en compte de ces risques, ainsi qu'aux bonnes attitudes managériales à adopter pour les éviter.
La direction s'est engagée à réduire la taille des équipes en fabrication afin de leur donner une taille plus humaine.
De plus, le DRH du groupe a affirmé sa volonté d'étendre cette action à tous les sites européens.
Pour la CFE-CGC, cet accord représente une avancée sociale majeure pour laquelle elle se bat seule depuis des années ; nous sommes aussi conscients du prix qu'il a encore fallu payer pour pour y arriver. Il est urgent que d'autres entreprises et le législateur franchissent le pas avec la même conviction.
11 commentaires
Que dire
par Charles Le Gall
Cette négociation « demandée par la CFE-CGC » est en fait la mise en conformité d’une directive Européenne d’Octobre 2004 certes transcrite dans le droit français il y a peu (2009). Pour une entreprise multi-européenne, mieux multinationale comme PSA ce n’est pas faire preuve d’innovation.
Encore une communication « directoriale » faite par les syndicats. Communiquer OUI, mais pas pour la « gloriole » de la direction, mais dans le but d’apporter vos idées et revendications. La DRH de PSA a les moyens de se faire sa Pub sociétale.
Poser des questions « Psychosociales » aux salariés avec la pression qu’ils subissent actuellement risque de donner des réponses ne correspondant absolument pas à leur réel ressenti.
Pour réussir à séparer le ressenti du réellement vécu il va falloir faire évoluer les mentalités. Recréer du lien social, Redonner des priorités qui aient un sens pour tous et non la focalisation sur des indicateurs à « courte vue ».
Le choix de Stimulus m’interpelle lorsque l’on peut lire sur miroir social « Stimulus, qui ne dispose pas de l'agrément pour se positionner sur ce marché, et qui intervient donc principalement à la demande des directions, tout en cherchant à mettre les syndicats et les CHSCT dans la boucle ».
Moi je comprends cette phrase : Stimulus est un cabinet étiqueté "direction" ce qui démontre quel est l’élément fort dans cette étude pour une future négociation.
De grâce, ne focaliser pas toute votre analyse sur le personnel de la fabrication. Dans les établissements administratifs (Sièges, Bureaux d’Étude) la pression est très lourde à porter et les situations très « dangereuses ». Certes ces personnels sont moins « revendicateurs » car plus dans une logique individualiste, les situations de stress sont néanmoins énormes.
Dans la population Administrative, le respect de bonnes attitudes managériales ne seraient vraiment pas un « luxe». Que la GCG soit acteur déclenchant démontre qu’elle a ressenti le même besoin car les cadres « hiérarchiques » ont également (surtout) une hiérarchie ayant besoin d’être formé au management.
SINON que vous dire, communiquez, expliquez, argumentez vers nous, vos électeurs, vos collèges, les salariés qui représentons votre véritable soutien.
Le traitement des risques psychosociaux n’est il pas tout simplement la réhabilitation de la valeur travail du salarié. Être bien dans son travail, être reconnus, avoir un résultat (revenu, mais pas que cela) en liaison permet de supporter les aléas de la vie.
En connaissance de cause?
Pour ce qui est de la directive européenne, elles ne s'appliquent en France qu'en cas de transposition dans notre législation...
Que l'entreprise aille au devant d'évolutions législatives potentielles est évident aussi et je ne pense pas que ce soit sujet à débat. En attendant, PSA n'était effectivement pas tenu de conclure un accord contraignant pour l'entreprise et son encadrement.
Comme tous les autres collaborateurs vous pourrez le constater bientôt par vous même, pour l'instant son contenu est forcément réservé aux négociateurs.
Par contre, il est vrai qu'un peu de pub montrant la volonté de la DG de préserver nos conditions de travail même en période de crise ne peut pas nous faire de mal, à nous salariés de l'entreprise...
Pour ce qui est de mettre en doute la véracité de mon propos quant à l'origine de la demande formulée en juin 2009 par la CFE CGC lors du comicé central d'entreprise, ma foi... les absents ont toujours tort.
Limiter la taille des équipes est un gain pour les ouvriers certes, mais surtout pour l'agent de maîtrise qui pourra un peu plus facilement dialoguer avec ses collaborateurs.
Je rappelle également que des démarches ont été entreprises sur l'amont technico industriel depuis deux ans pour recréer des temps d'échange, et la CFE CGC se bat également depuis longtemps pour fixer des surfaces minimales individuelles de bureau dans les OPEN SPACE. La liste est encore longue et même Paris ne s'est pas faite en un jour.
Il y a deux sortes de militants ceux qui se battent pour faire avancer nos acquis sociaux, et ceux qui se battent pour exister en mangeant la laine sur le dos de ceux qui obtiennent des résultats dans l'intérêt collectif.
A toute fin utile, je précise encore que la méthode employée a fait l'objet d'un plebiscite il y a deux ans par toutes les organisations syndicales représentatives ainsi que le corps médical de l'entreprise, après comparaison avec le WOCCQ, karasek et siegrist. Les résultats présentés en toute transparence dans les sites pilote ont montré leur pertinence et font déjà l'objet de plans d'actions partagés sur ces sites.
Je ne doute pas que les concurrents de STIMULUS ou des esprits retors y trouvent à redire, mais certaines argumentations me laissent tout de même très perplexe quant aux motivations de leurs auteurs, surtout quand ils ne parlent pas en connaissance de cause!
Stimulus et rien d'autres
par David Modeste
Pour être syndicaliste sur un des sites pilotes (sochaux) où le questionnaire Stimulus a été déployé à plus de 1000 personnnes, je ne suis pas sur que ce soit la meilleure méthode pour analyser le stress en entreprise.
Mais la Direction a choisi cette méthode et ce cabinet, et ne souhaite pas en changer pour le moment.
ALors que fallait-il faire, ne pas signer l'accord que l'on nous présentait et ne rien faire. Ou signer cet accord et voir ce qui va endécouler sur le terrain ? Le SIA/GSEA a pris le parti de la deuxième option, est tant mieux.
C'est vrai que notre détracteur préféré aurait sans doute mieux fait, mais en l'occurence, il ne propose jamais rien, enfin pas grand chose vu l'activité syndicale qu'il a.
Critiquer et toujours facile, construire et s'engager c'est bien plus difficile et demande des qualités que tous le monde n'a pas !
Que fallait t il Faire = Etre syndicaliste tout Simplement
par Charles Le Gall
Pourquoi ce titre à ce billet d'humeur.
Le jugement que je porte du monde syndical dans le groupe PSA est simplement la résultante de la vie syndicale de ce même groupe depuis plus de 40 ans .
Je suis en accord avec une négociation sur ce sujet du stress mais qui dit une négociation dit négociateurs et idées contradictoires ou au moins complémentaires à celles de la DRH du Groupe.
Qui dit "idées contradictoires" dit aussi communication de celles ci aux personnes que ces négociateurs représentent, non pas aux initiés syndiqués et amis mais à l'ensemble des salariés.
Communication par voie de tracts ou par un moyen moderne qui est le NET, vous avez les moyens (subvention syndicale) et la compétence pour cela.
Pourquoi communiquer? Simplement parce que votre force est l'impact et l'intérêt que vous porte les salariés.
Ne pas communiquer, c'est prendre possession de la vie sociale dans le groupe et exclure les premiers intéressés, c'est à dire les SALARIES
Seulement voila le Hic. Les salariés vous connaissent pour les actions qui ont été les vôtres durant les 30 ans passés. Pas les vôtres en tant qu'Individus (je ne juge pas l'engagement individuel ne vous connaissant pas personnellement) mais les vôtres en tant qu'organisation syndicale au sein du groupe PSA.
Je crois pas à un syndicalisme de cette sorte et je suis opposé aux compromissions. Mon mentor d'origine disait qu'il y avait "toujours du grain à moudre" lors d'une négociation. 30 ans de vie syndicale dans le groupe n'ont pas été le reflet de cette maxime.
J'ai plutôt vu des compromissions des représentants syndicaux centraux et une main mise de la DRH sur les syndicats qui voulaient être "bienveillant"
J'ai vu une belle "vitrine sociale" avec une arrière cours moins reluisante.
MERCI de me prendre avec une telle importance, je suis pourtant bien inoffensif, sauf si les salariés se réveillent et comprennent qu'elle est leur véritable importance et qu'ils choisissent l'UNSA pour les représenter.
Encore faut il que les personnes osant se dévoiler ne se fasse pas "fracasser" dans leurs convictions syndicales par des pressions de toutes sortes.
Critiquer est le premier devoir d'un syndicaliste à qui on refuse la parole (6 fois au tribunal pour la représentativité de mon OS dans le groupe). Glorifier l'action de la DRH n'est pas à mon sens le rôle d'un syndicaliste.
Désolé d'avoir provoqué une mini tempête inter-syndicale
par Victor Waknine
Et tant pis si vous considérez que je cherche à placer mon service, mais à la différence de Stimulus et des autre cabinets flagués soit Direction soit élus, je suis un indépendant, travaillant seul, plus comme un facilitateur qu'un livreur de questionnaires ou donneur de leçons.
Ma crédibilité est uniquement due à ma pratique de dirigeant qui après avoir fourni 25 ans de bons et loyaux services dans des grands groupes du CAC 40, a subi comme beaucoup de travailleurs une expérience douloureuse qui m'a amené à réflechir sur ce qu'il pouvait être fait et qui satisfasse toutes les parties prenantes.
Ces travaux qui ont débuté depuis 2007 ont abouti à l'IBET (cf mon blog sur ce site), et à la MQVT (Management par la Qualité de Vie au Travail) renforcée par la création d'un poste du Manageur du Mieux Etre.
Cette approche méthodologique pratique est inspirée de ce qui se fait au Québec depuis plusieurs années.
Pour avancer et éviter tout débat fastidieux, je suis prêt à venir vous à parler à tous les 3 tranquillement.
cordialement
victor waknine
Un constat simple = Echec
par Charles Le Gall
Apres plusieurs années, plusieurs études, plusieurs interventions des divers cabinets "orientés" direction sur ce sujet, on peut voir le résultat.
Que se soit dans le groupe qui nous préoccupe ou dans d'autres Grandes Entreprises. Ils font des constats et proposent des solutions. Trouvez vous que les solutions soient bonnes, que les constats soient pertinents. Peu Etre mais montrez nous ou ...
Le constat que l'on peu faire est que les diverses interventions n'ont pas donner des résultats tres convaincants. Les Directions Ressources Humaines extraient toujours plus de ressources des salariés comme on presse le citron.
Plutôt que de remettre une nouvelle fois tous les moyens dans une méthode déjà testée, pourquoi ne pas demander au payeur qu'est la DRH d'essayer une autre méthode.
Celle ci ne semble pas sortie de l'esprit fécond d'un individu mais de pratiques qui sont me semble t il monnaie courante dans un pays qui a une très bonne culture de la relation sociale. Certes tres différente de celle de mes collegues syndicaliste.
Et demander, voir inciter, quitte a imposer n'est il pas le rôle des OS qui seront partie prenante à la négociation avec cette proposition.
Mr Waknine, je n'ai aucun pouvoir n'étant même pas admis dans le jeu syndical de ce Groupe, ce sont les deux autres intervenants que vous devez convaincre à vous écouter. C'est pas gagné, pourtant en tant que négociateur ont doit avoir l'esprit ouvert.
Bon courage à vous !!!
Merci de vos encouragements
par Victor Waknine
Et tant pis si les syndicats majoritaires ne s'intéressent pas à l'innovation sociale, l'IBET et la MQVT font sereinement leur chemin.
Sachez néanmoins que le conseiller social du Président m'y encourage et par écrit depuis plusieurs mois, cela m'honore sincèrement venant d'un homme fort respecté par les patrons des grosses centrales syndicales représentatives des salariés.
Le rapport demandé aux prix Nobel pour trouver d'autres indicateurs de progrès que le triste PIB, va dans le même sens, l'IBET fait figure de piste originale pour de nombreux acteurs de la question sociale.
Je reste serein et disponible pour toute organisation d'élus comme pour de nombreuses associations de DRH qui m'ont reçu en 2009.
Tiens pourquoi l'UNSA n'orgaliserait elle pas une rencontre d'information et inviterai ses consoeurs à titre amical et solidaire?
Je reste à votre disposition
Pourquoi pas
par David Modeste
Pour moi, peu importe la méthode, le but est d'obtenir des résultats et des engagements pour combattre les risques psychosociaux dans notre entreprise. AUjourd'hui je ne suis pas sur que Stimulus soit le bon, mais on va essayer de voir les résultats obtenus, sachant que chaque acteur de l'entreprise sent bien qu'il y a un certains malaises qui s'installe avec la course à la productivité actuelle et les méthodes employés.
Après, le groupe PSA a choisi Stimulus, tout comme l'état qui lui a demande une étude sur le sujet, il y a maintenant deux ans par l'intermédiaire de Mr Bertrand encore ministre du travail à l'époque. Alors c'est tres bien de recevoir des soutiens de l'état dans son action mais pour moi ce n'est pas un gage de réussite ou d'efficacité.
Mais comme je ne suis pas réfractaire au changement et à changer d'avis, contrairement à certain, je serais pret à etudier votre méthode.
Pourquoi Pas
par Charles Le Gall
Le sujet du Stress nétant pas closonné à une entreprise, un secteur, je vais porter votre "Offre" d'information aupres de nos instances.
Je ne suis qu'un "petit" syndicaliste mais qui sait. L'UNSA est ouverte à toutes initiatives qui puisse apporter un plus aux salariés.
Donc la suite dans d'autres lieux.
Bon Couage !
David bien pour cette ouverture d'esprit. Découvrir permet de comprendre. Comprendre permet d'apporter son éco à la discution, la négociation. Chercher un autre "son de cloche" que celui de la partie adverse est une obigation d'un "bon" négociateur. Un apport éclairé est toujours un plus dans une discution, une négociation. Et ne pas être "suiviste" est le rôle d'un syndicaliste quitte à aller sur des chemins pleins d'embuches.
Bon Courage également, car vous allez dans une voie qui n'est pas "toue droite" et qui suppose un peu de contestation. Celle ci n'est pas dans l'ordre des choses pour votre OS et votre contradicteur dans la négociation.
La CFDT a lu et soutient l'IBET, merci F.Chereque
par Victor Waknine
| Chérèque: "Il y aura d'autres drames humains" leJDD.fr Par exemple, soumettre les revenus des PDG à des critères sociaux, environnementaux et à un indicateur du bien-être dans leur entreprise, plutôt qu'à leurs ... |
sans commentaires, j'en suis ravi et prêt à rencontrer la CFDT si vous le souhaitez , merci de m'organisr le contact si possible
Vous devez être membre pour commenter cet article.
Connectez vous ou Rejoignez nous ! (Inscription immédiate et gratuite)














plus de 2 ans
De la manipulation des questionnaires
par Victor Waknine
Et voila, une fois de plus on cherche à faire un diagnostic sur la base de questionnaires médicaux, comme si on demandait à un religieux si on pouvait "prier en fumant", ils vous répondrons NON à 95%, par contre si on leur demande leur avis de pouvoir "fumer en priant", ils vous répondrons oui à 95% aussi.
L'urgence est de mettre en place une méta-mesure définie en commun entre les élus, la médecine du travai, la DRH et la direction qui puisse exprimer en € le côut de la dégradation de la VA de l'unité de travail concernée.
Pour cela un groupe projet aura au préalable défini les indicateurs mesurables du mal être au travail (cf mon blog sur l'IBET)pour plus de détails
victor waknine