Miroir Social : votre réseau d'information sociale



Article


Primes et déprime à l'ANPE

mars 28 2007

Thème: Rémunération globale

Carotte

Les agents de l’Anpe perçoivent, en plus de leur salaire, une prime d'intéressement et une part variable semestrielle. Comment on encourage la baisse du chômage avec une (petite) carotte ?

Ressources

Sources

    La prime d’intéressement (annuelle) est un complément de prime modulable et collectif.

Elle concerne les agents statutaires et ceux en CDD.

Cette prime comprend une part nationale, représentant les deux tiers de l’enveloppe globale, calculée en fonction du niveau d’atteinte des objectifs nationaux. Son montant est identique pour tous les agents.


Au titre de l’année 2006, chaque agent « de base » a touché une part nationale d’un montant brut de 391 €, contre 374 € pour 2005.
Le montant de la prime nationale a été calculé selon le niveau atteint pour quatre objectifs :

  • Les offres d’emploi satisfaites : cet objectif a été dépassé.
  • Le nombre de propositions d’emploi satisfaites : cet objectif a été dépassé.
  • Le taux de sorties supérieures à trois mois des Demandeurs d’emploi de plus de deux ans de chômage : cet objectif a également été dépassé. (c’est la baisse du chômage de longue durée)
  • L’amélioration de la productivité de l’Agence : cet objectif n’a pas été atteint.


Cette prime comprend une part locale, représentant le tiers restant, calculée en fonction du niveau d’atteinte des objectifs locaux propres à chaque agence, bassin d’emploi ou service.
Elles est définie en fonction de critères locaux (3 ou 4) arrêtés au niveau de chaque Direction Départementale pour chaque agence. Deux agences du même département peuvent avoir des objectifs différents.
Exemple de critères locaux pouvant être retenus :

  • Nombre de visites d’entreprises
  • Offres recueillies
  • Part des chômeurs de longue durée dans les contrats aidés
  • Qualité du suivi des offres (candidatures proposées, rapidité,…)
  • Nombre de prestations prescrites (Bilan de compétences, accompagnement spécifiques,...)

La part variable (semestrielle)

En dehors de ces primes, chaque agent peut percevoir, 2 fois par an, en juin et en décembre, des parts variables, selon sa « qualité de servir ». Ici les critères de distribution sont officiellement objectifs, bien sur, mais la pratique révèle régulièrement de sérieuses bizarreries, voire même quelques manquements à certaines dispositions statutaires.

Ce qui choque les agents de base, c’est la disparité entre les montants de ces primes qui vont d’une petite centaine d’euros pour un agent de base, à plusieurs milliers d’euros (prés de 7000) pour un responsable. On a même vu un responsable départemental qui avait trois de ses agences « non primés » au niveau local, percevoir une prime pour son action. Ou est la logique là dedans ?

Mots-clés : Primes, Salaire variable,

Entreprises : Pôle Emploi,

Partager : Lu 2664 fois
Pas de commentaire

Soyez le premier à réagir

Vous devez être membre pour commenter cet article.
Connectez vous ou Rejoignez nous ! (Inscription immédiate et gratuite)



La vie du réseau

Annuaire