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Molex : la direction met le gouvernement dos au mur
sept 07 2009
Thèmes: Emplois & compétences, Dialogue social
L’équipementier automobile américain a rompu les discussions avec le repreneur présenté par Christian Estrosi. « Elle se comporte comme si son statut d’entreprise étrangère lui conférait des droits supérieurs au code du travail », dénonce FO.
Toujours pas d’issue en vue au conflit social chez Molex. La direction de l’équipementier automobile reste inflexible sur sa décision de fermer son usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) et de se débarrasser de ses 283 salariés. Elle a annoncé mardi la rupture des discussions avec le repreneur potentiel (dont l’identité n’a pas été révélée) que le Ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, lui avait présenté la semaine dernière), laissant les salariés dans l’expectative.
Dans un communiqué diffusé mercredi soir, le groupe américain a indiqué que « la société identifiée par le gouvernement français (...) n'avait pas la volonté de faire les investissements de capitaux nécessaires ».Pour les dirigeants de Molex, « le gouvernement français (...) n'a pas été à même de trouver un repreneur approprié et n'a pas offert de garanties financières ».
Pour le secrétaire général de l’Union départementale FO de Haute-Garonne, Joseph Bellanca, « l’attitude de Molex est inadmissible. Elle se comporte encore une fois comme si son statut d’entreprise étrangère lui conférait des droits supérieurs au code du travail français ». S’il prend acte des « pressions exercées par les représentants de l’État », il attend de voir « dans quelle mesure celles-ci seront dissuasives » car « ces dirigeants semblent s’être engagés dans une épreuve de force avec toutes les parties prenantes, faisant craindre un pourrissement de la situation ».
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