Article
Licenciement nul : l’obligation de réintégration se limite à l’entreprise
sept 23 2008
Thème: Emplois & compétences
Lorsqu’un licenciement est annulé par les juges, l’employeur a l’obligation de réintégrer le salarié. Quelle est l’étendue de cette obligation si l’entreprise appartient à un groupe ?
Ressources
Sources
Le licenciement a été annulé par le conseil de prud’hommes, qui l’a considéré comme discriminatoire.
L’entreprise appartenant à un groupe, le conseil a ordonné la réintégration de la salariée dans un établissement plus proche de son domicile pour tenir compte de son état de santé.
Les juges de la Cour de cassation ont annulé cette décision : l’obligation de réintégration ne s’étend pas au groupe auquel l’entreprise appartient.
La salariée doit donc être réintégrée dans son précédent emploi (ou dans un emploi équivalent si le précédent n’existe plus), au sein de l’entreprise qui avait procédé à son licenciement.
Cette solution semble logique : il paraîtrait difficile d’imposer à une entreprise de réintégrer une salariée sous prétexte qu’une autre société du même groupe a commis une faute… La sanction revient ainsi à l’entreprise fautive.
Notez-le : l’obligation de réintégration est différente de l’obligation de reclassement qui naît lorsqu’un employeur est contraint de procéder à un ou plusieurs licenciements économiques.
En effet, les juges ont à plusieurs reprises affirmé que les possibilités de reclassement devaient être recherchées dans l’ensemble du groupe auquel appartient l’entreprise.
© Editions Tissot – 2008 A. Ninucci
(Cass. soc., 9 juillet 2008, n° 07-41845)
Soyez le premier à réagir
Vous devez être membre pour commenter cet article.
Connectez vous ou Rejoignez nous ! (Inscription immédiate et gratuite)














