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Les salariés de Teleperformance résistent toujours au PSE
août 19 2009
Thèmes: Emplois & compétences, Dialogue social
Ressources
Sources
- Force Ouvrière, Fédération des employés et cadres
- Section CGT Teleperformance Montigny le Bretonneux
Lire notre dossier:
Le comité central d'entreprise (CCE) de Teleperformance a rendu, ce mardi, un avis négatif concernant le volet économique du plan de mobilité et de suppression de postes annoncé le 16 juin dernier. Un avis rendu par des élus CFDT et CGC, précise la CGT, allant ainsi « à l'encontre de la mise en demeure faite par l'avocate du CE et par les organisations syndicales CFTC, CGT, FO et SUD, dans un courrier adressé le 14 août à la direction ». Lequel réclamait l'abandon du projet ou, à tout le moins, la reprise à zéro de la procédure.
Après les mobilisations de juillet, une cinquantaine de salariés de la société de centres d'appels (une centaine selon la CGT) s'étaient encore rassemblés à Paris, en marge du CCE, pour protester contre le plan qui touche 475 postes. La stratégie affichée de Teleperformance, qui compte 8.000 salariés en France, est d'accélérer son redéploiement vers ses centres de service client en régions. « En proposant un plan de mobilité à 318 collaborateurs franciliens, associé à un programme de reclassement de 157 postes ».
« Des mutations impossibles à accepter »
« 157 salariés sont d’ores et déjà « licenciables », les autres se voyant proposer des mutations impossibles à accepter pour la majorité d’entre eux », rectifie Force Ouvrière. Selon ce syndicat, l'entreprise « continue son marathon, pour boucler son PSE durant les congés d’été ». FO dénonçant, par ailleurs, l'organisation, par la direction, « des réunions de consultation des élus du CE et du CCE dans un hôtel, situé face à un commissariat de police ».
FO annonce d'ores et déjà vouloir s’appuyer « sur le rapport d’expertise établi à la demande du CCE, montrant clairement l’insuffisance des arguments avancés par la direction pour justifier ce plan social et l’inexistence des mesures qui auraient pu l’éviter, ainsi que sur le PV de carence établi par la DDTE, attestant de l’insuffisance notoire des mesures d’accompagnement des salariés, pour porter ce dossier devant les tribunaux compétents. »
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