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Les indicateurs des risques psychosociaux chez France Télécom Orange
mai 14 2010
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Lire notre dossier:
Risques psychosociaux et professionnels : et si on parlait (vraiment) des indicateurs ?
L'accord identifie 11 indicateurs à suivre :
- taux d'absentéisme,
- nombre de salariés en prêt de compétence et en mission temporaire,
- nombre d'arrêts de travail de moins de 5 jours,
- nombre de congés non pris,
- nombre d'appels sur les numéros verts,
- nombre de personnes suivies dans les espaces d'écoute,
- nombre de visites médicales occasionnelles à la demande des salariés ou à la demande de l'employeur,
- nombre d'agressions physiques et verbales au travail,
- nombre de de disponibilité d'office pour maladie,
- nombre de salariés en congé longue maladie,
- turnover.
Des indicateurs qui seront suivis par la commission nationale de prévention du stress.
Une fois pas an, au minimum, des réunions d'échanges avec les salariés pour libérer la parole, avec bilan adressé aux représentants du personnel.
Les moyens du CNSHSCT, le « meta » CHSCT, sont renforcés. Chaque titulaire bénéficie d'un crédit de 100 heures par an et l'instance pourra désormais missionner des expertises externes.
2 commentaires
Les facettes des indicateurs
Un même indicateur peut présenter plusieurs facettes selon les situations. Bruts, ils ne sont pas des leviers de pilotage.
Ok, il est important de connaitre le nombre des arrêts de longue durée. Il est encore plus essentiel de savoir si le management de proximité est venu régulièrement aux nouvelles. Si ce n'est pas le cas, le message doit passer comme quoi il appartient au management de maintenir un lien.
Bref, c'est la contextualisation des indicateurs qui doit primer
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plus de 2 ans
Guérir plutôt que prévenir ?
par Marc Lapôtre
Sur les onze indicateurs retenus, dix visent à identifier des situations où les personnes sont déjà en difficultés. Cela mesure plus les troubles psycho-sociaux que les risques.
Pourquoi n'inclure qu'une seule évaluation du risque lui-même (nombre de salariés en prêt de compétence et en mission temporaire) ? Ne serait-il pas souhaitable de suivre les évolutions du management, de la gestion des ressources humaine et de l'organisation du travail qui sont les sources des risques ?
Cette orientation curative des indicateurs peut laisser penser que les troubles psycho-sociaux sont des problèmes (des faiblesses ?) individuels alors qu'il faut chercher leur origine, au contraire, dans les fonctionnements et les dysfonctionnements collectifs.
Une approche préventive des risque nécessite la construction d'indicateurs plus complexes, pas forcément immédiatement disponibles et dont il faut créer les outils de mesure. Mais, ne vaut-il pas mieux anticiper les problèmes que de tenter de les corriger quand ils ont déjà eu des répercussions négatives sur les salariés ?