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Le personnel d’un laboratoire de l’INSERM du CHU de Nantes exposé aux risques chimiques

Masque chimique

Les travaux de mise en conformité du laboratoire de l’INSERM installé au CHU de Nantes n’ont toujours pas été réalisés pour mettre fin aux pics de pollution chimiques qui affectent régulièrement les salariés. La première évacuation date de janvier 2007. Un audit est en cours.

Rhinites à répétition, brûlures de la bouche, troubles digestifs, nausées, insomnies, migraines, vertiges, tels sont les symptômes consignés depuis septembre 2006 par 92 des 180 salariés du laboratoire de l’INSERM installé au CHU de Nantes. C’est en effet à ce moment que le personnel de ce laboratoire, reconnu centre de recherche en cancérologie, a commencé à détecter des odeurs de formol. 18 mois après, « une vingtaine de déclarations d'accident du travail a été effectuée, une vingtaine de personnes ne peut plus travailler dans les locaux, plusieurs travaillent en alternance entre leur domicile et l'unité », explique la CGT. L’exposition chimique serait la principale cause de ces troubles.

Deux évacuations en dix mois

En janvier 2007, le bâtiment est évacué du fait d’un pic de pollution chimique. « L’expertise fait état de la défaillance du système de ventilation qui n'avait pas été contrôlé ni nettoyé depuis la construction du bâtiment en 1990 ! Il pointait aussi l'inefficacité de l'évacuation des émanations issues d'un automate utilisant en autres du formol, du toluène et du xylène. Des travaux de nettoyage et d'isolement de l'automate ont été enfin entrepris. Les malaises ont persisté sinon empiré », rapporte le syndicat.

"Le sol ressemble à du gruyère."
Nouvelle évacuation le 18 octobre 2007. « On découvre que le sol ressemble à du gruyère et permet donc aux émanations provenant des cuves à effluents de circuler dans l'unité. » Dés janvier 2004, un rapport effectué par le médecin de prévention signalait une ventilation défectueuse et un état dégradé du sol et des murs.

La CGT qui demande la mise en conformité du bâtiment a alerté le Maire de Nantes, également président du conseil d’administration du CHU, et le procureur de la République le 21 décembre 2007. Une enquête épidémiologique est en cours, le personnel va faire l’objet d’un suivi médical renforcé et un audit du bâtiment a été lancé.

En septembre 2008, un nouveau bâtiment devrait être opérationnel. Quid de la justification économique de travaux de mise en conformité alors que le déménagement est proche ?

Entreprises : CHU, Inserm,

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