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Le participatif, nouveau souffle de l’expression collective des salariés
nov 15 2011
En marge des enquêtes sur l’engagement ou sur le stress, des entreprises cherchent désormais à favoriser et canaliser l’expression collective des salariés en face à face et en ligne sur le réseau social interne. Mais comment faire pour que le soufflet ne retombe pas alors que ce droit d’expression, introduit en 1982 dans le Code du Travail, était tombé en déshérence ?
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Le participatif, nouveau souffle de l’expression collective des salariés
Quels niveaux d’intervention entre le mal-être et le bien-être pour faire évoluer l’organisation du travail ? C’était le thème de notre premier « café social », organisé le 28 juin par Miroir Social, grâce au soutien de la MGEN. La capacité à libérer l’expression collective sur ce qui va et sur ce qui ne va pas avait transpiré de toutes les interventions. D’où l’idée du thème du deuxième « café social » du 18 octobre, parrainé cette fois par le cabinet Secafi, qui visait à décrypter les conditions pour que les salariés s’expriment collectivement et en confiance sur la réalité de leur activité, en parlant d’autre chose que de processus, d’indicateurs et de reporting…
Les modalités de l’expression collective des salariés sont diversifiées. Celle-ci peut être limitée dans le temps, comme c’était le cas lors des assises de la refondation sociale de France Télécom ou être canalisée au moment des réorganisations, comme c’est souvent le cas dans le médico-social. Le participatif peut aussi viser un objectif très précis, comme celui de nourrir le document unique d’évaluation des risques professionnels, à l’instar de ce qui se passe à la Fnac. La direction a découvert à cette occasion l’impossibilité qu’il y avait à mettre dans une même salle des cadres et des non-cadres pour s’exprimer sur leur travail… La mutuelle MGEFI a pour sa part la volonté d’inscrire la pratique de l’expression collective dans la durée avec l’objectif de deux réunions par an dans chaque service. La direction s’engage à répondre à toutes les questions posées dans un délai de 30 jours. Pas question de répondre aux 25 % des questions qui relèvent des prérogatives des délégués du personnel et des institutions représentatives du personnel. Celles-ci leurs sont transmises par la direction. Une condition sine qua non.
L’expression collective des salariés se dématérialise aussi sur les réseaux sociaux des entreprises. L’occasion pour les partenaires sociaux de réfléchir aux articulations entre une expression en ligne et une expression collective en face à face.
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