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Le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson assigné devant le tribunal
sept 13 2011
Thèmes: Vie économique, Emplois & compétences, Dialogue social
Les 363 salariés de la filiale française Ethicon et leurs syndicats s’opposent à un plan de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui conduirait à la fermeture pure et simple de leur usine d’Auneau (Eure-et-Loir).
Le groupe Johnson & Johnson est le numéro un mondial de l'industrie pharmaceutique.
Il a dégagé l'an dernier un profit record de 13,3 milliards de dollars.
Depuis 25 ans, il enregistre une croissance continue de son bénéfice par actions, malgré toutes les crises économiques mondiales. Pourtant, il y a un an, ses dirigeants annonçaient aux 363 salariés de la filiale Ethicon (spécialisée dans la confection de sutures chirurgicales) que leur usine d'Auneau (Eure-et-Loir) allait être purement et simplement fermée pour en transférer les activités vers des pays à bas coût.
Depuis cette annonce, les 363 salariés n'ont eu de cesse de se mobiliser pour s'opposer à leurs licenciements.
Pour les syndicats, notamment FO, il s'agit en réalité de licenciements boursiers, afin de permettre à Johnson & Johnson de continuer à augmenter encore ses marges au détriment des salariés et de l'emploi dans le département.
Face à un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) dénué de tout fondement économique, le personnel et ses représentants ont assigné la direction devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre (92) pour le faire annuler. Près de 150 salariés ont fait le déplacement vendredi 9 septembre pour assister à la première audience.
Le jugement est attendu pour le 21 octobre...
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