Le dernier rapport de la Cour des comptes épingle le régime de retraite des membres du CESE (conseil économique, social et environnemental). « Il a la particularité, contrairement aux autres régimes de ce type, d’être financé à moins de 15 % par les bénéficiaires et donc, pour l’essentiel, sur fonds publics. Par ailleurs, il est aujourd’hui confronté à une dégradation rapide de sa structure de financement qui fait peser sur l’État un risque budgétaire estimé tout récemment à 218 millions d'euros ». La Cour des comptes pose la question d’une transformation du régime de retraite actuel « vers un régime complémentaire en capitalisation à cotisations définies avec participation du CESE ». Pas question, répond le CESE qui affirme que son dispositif « est bien un régime de retraite principal et non un régime de retraite complémentaire ».