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La SNEF essuie un 5ème refus pour le licenciement d'un délégué syndical CFTC
août 05 2011
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Jacques Builles est un récidiviste bien malgré lui. Depuis 2007, ce délégué syndical CFTC à la SNEF (9 000 salariés) a déjà fait l'objet de quatre tentatives de licenciement de la part de son employeur. Sans succès. Le 25 juillet, l'inspection du travail de la région Privence-Alpes-Côte d'Azur vient de refuser son « 5ème » licenciement, demandé en mai. Une décision qui a fait tomber un à un les griefs retenus par l'employeur, notamment le fait pour le délégué de s'être rendu en mars dernier à une réunion dans une filiale du groupe, au sein de laquelle il ne disposait pas de mandat de représentant du personnel.
Pas de faute grave
Pour l'inspection du travail, « sa présence n'était pas illégitime car des questions sur les conditions de travail devaient y être abordées ». Autre grief de la direction : des vifs échanges par téléphone entre un responsable du planning des équipes et Jacques Builles. La décision précise « qu'après la fatigue d'une journée de travail (...), ces échanges téléphoniques discourtois ne peuvent être retenus comme une faute suffisamment grave pour justifier un licenciement ». La SNEF a deux mois pour introduire un recours.
En mars 2011, la SNEF a licencié un de ses salariés pour le motif que celui-ci s'est exprimé sur le site du Miroir Social (Voir l'article du 24 juin 2011).
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