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Kerry Aptunion France: les salariés demandent une remise à plat du temps de travail
mars 21
Thème: Temps de travail
Les salariés de Kerry Aptunion France, dans le Vaucluse, veulent renégocier leur accord 35 heures. Ils remettent en cause la modulation horaire, qui autorise l'entreprise à les mettre en repos forcé l'hiver et les faire travailler davantage en saison haute, l'été. La direction leur oppose une fin de non-recevoir.
En 1999, direction et organisations syndicales de Kerry Aptunion France ont signé un accord de réduction du temps travail annualisé. Les 500 salariés de l'usine d'Apt, qui élabore des fruits confits, travaillent 1607 heures sur l'année, avec modulation à la hausse du temps de travail hebdomadaire en saison haute et récupération sous forme de jours de repos supplémentaires en saison basse, pendant le premier semestre. Mais ils ne veulent plus de ces "mises au repos forcé qui les rendent redevables à l'entreprise d'heures supplémentaires non payées comme telles l'été", selon Josiane Daumas, déléguée syndicale CGT (majoritaire). Le syndicat dénonce aussi le recours à l'intérim en saison basse sur des postes qui, selon lui, devraient d'abord être pourvus par les salariés mis au repos.
Modifications à la marge
Pour la direction, la renégociation de l'accord n'est pas à l'ordre du jour, "et encore moins dans l'urgence", indique Olivier Charles, directeur financier du site. Seule la période de référence de comptabilisation des heures va être modifiée pour que les salariés n'aient plus l'impression de devoir des heures à l'entreprise au sortir de l'hiver. Les heures seront désormais comptabilisées du 1er juin au 31 mai, et non plus du 1er janvier au 31 décembre. La direction prend aussi l'engagement oral d'essayer de limiter à 50 heures le nombre d'heures récupérées l'hiver. L'entreprise estime par ailleurs incontournable le recours aux intérimaires, une cinquantaine en moyenne, pour des postes requérant des compétences spécifiques.
Cette revendication sur le temps de travail fait suite à des débrayages début mars, motivés notamment par la suppression du repos du 26 décembre que la direction offrait au personnel au titre de la trêve des confiseurs, et des trois semaines de congés consécutives en juillet.
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