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Inspection du travail : 4 élèves inspecteurs recalés pour insuffisance managériale
mars 20 2008
Thèmes: Emplois & compétences, Formation
4 des 110 élèves inspecteurs du travail de la dernière promotion de l’Institut National du Travail (INT) ont été recalés le 27 février au regard de leurs prestations à l’oral devant le jury après 18 mois de formation. Une première qui suscite des remous et des interrogations.
Inaptitude à tenir un rôle « de chef de service ou d’animateur de politiques publiques », c’est le motif pour lequel 4 candidats inspecteurs du travail sur une promotion de 110 ont été recalés le 27 février après 18 mois de formation. Une première. « Quand un candidat est recalé, ce qui peut arriver, nous en comprenons le plus souvent les motifs. Ce n’est absolument pas le cas des 4 candidats concernés par cette sanction », souligne Pierre Mériaux, secrétaire national du SNU-TEF. Et ce dernier de lancer, « le jury n’a même pas proposé aux candidats une prolongation de stage comme le prévoit le règlement ».
Aucune alerte
Une décision du jury majoritaire et non unanime prise en grande partie au regard de la prestation orale de 25 minutes des candidats. Le SNU assure que les évaluations de certains des 4 élèves indiquent : « a déjà fait preuve de beaucoup d’intelligence dans son rôle de chef de service », « dans des conditions peu commodes…elle a déjà entrepris d’organiser son service et conduit plusieurs réunions de section de manière prometteuse ». Les élèves n’ont jamais été alertés de leur faiblesse managériale tout au long des 18 mois de formation à l'Institut National du Travail (INT).
Rétrogradation
Du côté du Ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité, Xavier Bertrand a refusé de recevoir les syndicats qui demandent la titularisation des 4 élèves inspecteurs. Ces derniers se retrouvent pour le moment rétrogradés comme contrôleurs du travail dans des entreprises de moins de 50 salariés. La décision du Jury est souveraine. La Direction de l’Administration Générale et de la Modernisation des services du Ministère assure qu’aucune consigne n’a été donnée au jury.
3 commentaires
Cela ne daterait pas d'aujourd'hui
Il semblerait que certains représentants du ministère ont souligné que « structurellement les maîtres de stage notent bien » et qu’il faudrait franchir les limites de l’impossible pour être mal noté. Ce ne serait donc pas forcément lié à la difficulté de suivre des promotions plus nombreuses avec des effectifs constants.
quand on veut noyer son chien...
par Pierre Meriaux
Ce commentaire est une insulte d'une part au bon sens (car si c'est vrai qu'attend le ministère pour réformer le système de formation ?), d'autre part aux collègues de tous grades, directeurs inclus, qui assument les tâches d'encadrements des stagiaires en formation, sans aucune reconnaissance du système : pas de formation pour ça, pas de rémunération, pas de temps dégagé, pas de reconnaissance... les personnels de l'INT, en burn out, apprécieront aussi comment le ministère considère leur travail, alors que c'est lors de l'oral de sortie, après 18 mois de formation sans problème pour les 4 concernés, que le jury a "découvert", après un oral de 25 minutes, une "incapacité à être chef de service ou à "manager" des politiques publiques." Bref quand on veut noyer son chien...
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plus de 4 ans
dialogue social ?
par Pierre Meriaux
Encore une fois les coordonniers sont les plus mal chaussés puisque le ministre du travail et des relations sociales refuse depuis 15 jours de recevoir ses représentnts du personnel, et ce malgré 2 journées de mobilisation, dont une de grève nationale. bref un vrai comportement de "patron de choc" ! En fait derrière ce conflit apparement très "sectoriel" se cache une volonté de reprise en main à moindre cout des inspecteurs du travail en "faisant un exemple" pour faire régner le silence dans les rangs des promotions nombreuses en cours (du fait du remplacement des retraités nombreux et du plan de renforcement de l'inspection dit "larcher", pour ramener la France, à la traine, à la moyenne des effectifs de l'Europe à 27). Car, le croirez vous, le ministère qui vante la GPEC, n'a pas recruté un seul agent de plus pour gérer des promos 2 à 3 fois plus nombreuses dans son institut de formation ou les personnels craquent, sont en "burn out" au point que le médecin du travail de l'INTEFP a usé de son droit d'alerte en 2007 ! Résultat : les élèves sont moins bien suivis et en fin de promo ça peut faire de gros dégâts que le ministère ne veut plus gérer autrement qu'en sanctionnant... Premières conséquances aussi de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) qui prévoit de supprimer 160 000 postes sur 4 ans, il est interdit de recruter même là ou c'est strictement nécessaire ! Bref l'absence de dialogue conduit au durcissement du mouvement, l'intersyndicale du ministère vient de lancer un appel à une nouvelle journée de grève le 3 avril. Faudra t'il demander une médiation pour que X Bertrand daigne recevoir ses syndicats ? "on vit une époque formidable" disait Reiser...