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GMP et AGFF : les deux points clés de l'avenir des retraites complémentaires
juin 02 2008
Thèmes: Protection sociale, Emplois & compétences
La situation de nos régimes ARRCO et AGIRC est bonne. Toutefois, deux points doivent trouver une solution dans les années à venir : la GMP et l’AGFF. Explications
Il y a deux ans, en juin 2006, j’ai été élu au Conseil d’Administration de la CIRCIA, la « caisse de Retraite Complémentaire Cadre » du Groupe Taitbout, appartenant à la Fédération AGIRC. Avant mon élection, je ne connaissais que l’existence de la CIRCIA en tant que caisse cadre, rien de plus ; probablement comme beaucoup de syndicalistes et de non syndicalistes. J’ai donc découvert un monde de paritarisme dont, je n’imaginais pas, ni le rôle ni sa place et qui en sont les animateurs. Par ailleurs, il n’est pas rare de se faire interpeller, au moins une fois à deux fois par jour par des salariés pour se renseigner sur le sujet retraite, comment ça marche, à quel âge doit-on partir, combien vais-je toucher…Aussi, il m’a semblé nécessaire de vous faire partager mon expérience en tentant de vous apporter des éclairages sur deux points essentiels : la GMP et l'AGFF.
La situation de nos Régimes ARRCO et AGIRC est bonne, pas de nuage à l’horizon, mais jusqu’à quand ? Toutefois, deux points doivent trouver une solution dans les années à venir. Il s’agit de trouver une solution pour la GMP et l’AGFF.
La GMP (Garantie Minimale des Points)
Cette Garantie a été créée par l’accord du 8 décembre 1988 pour permettre d’assurer un minimum de points à des cadres dont le salaire n’excède pas ou excède peu le plafond de la Sécurité Sociale.
Sa création a été jugée nécessaire à un moment où l’évolution très défavorable du plafond de la Sécurité Sociale augmentait plus rapidement que le salaire des cotisants du régime AGIRC. Il s’en est suivi une moindre croissance de la masse de cotisation perçue par l’AGIRC et une acquisition de droits faible ou nulle pour de nombreux participants, dont les évolutions salariales ne permettent pas de compenser la croissance du plafond.
La solution à ce problème ne peut être apportée que par les entreprises qui doivent s’assurer que le salaire de leurs cadres remplit toutes leurs conditions vis-à-vis de l’AGIRC. N’est-ce pas le moins que l’on puisse attendre des entreprises ?
L’AGFF (Association pour la Gestion du Fond de Financement de l’AGIRC et de l’ARRCO)
En retraite complémentaire, l’âge légal de départ est à 65 ans. Voilà qui explique les problèmes posés à l’AGFF, l’organisme qui assure le financement des retraites complémentaires pour les salariés qui partent en préretraite ou même en retraite avant d’atteindre leurs 160 trimestres et 40 années d’assurance de cotisation. La cotisation pour cet organisme est de 2 % sur la tranche A du salaire, jusqu’à 2773 euros et de 2,2 % sur la Tranche B.
Les enjeux
La retraite complémentaire constitue 60 à 70 % de la retraite d'un cadre et entre 30 et 40% de celle d'un non-cadre.La révolution de l’espérance de vie fait qu'aujourd'hui à 75 ans, l’espérance de vie est de 10,2 ans pour un homme et de 13,3 ans pour une femme. En 2050, elle sera sans doute de 14,7 ans pour un homme et de 18 ans pour une femme.
Le vieillissement est une chance individuelle et un défi collectif.
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