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Deux délégués syndicaux CFTC du groupe Snef sous le coup d'une procédure de licenciement
mars 21 2008
Thème: Dialogue social
Après une grève en février, lancée à l'appel d'une intersyndicale, deux délégués syndicaux CTFC du groupe Snef à Marseille font l'objet d'une mise à pied conservatoire en vue de leur licenciement. La direction avait entamée une procédure similaire à l'encontre de trois délégués CFDT à Dunkerque, avant de l'abandonner.
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La Snef a entamé une procédure de licenciement à l'encontre deux délégués syndicaux CFTC de Marseille, où ce groupe de 7000 salariés, spécialisé notamment dans les métiers du génie électrique et des procédés industriels, a son siège. Jacques Builles, délégué d'établissement de SNEF Marseille et secrétaire adjoint du CE, et Bernard Guazzini, délégué syndical central, font tous deux font l'objet d'une mise à pied conservatoire depuis la fin de la grève qui, en février, a touché plusieurs établissements du groupe dans les Bouches-du-Rhône, en Bretagne et à Dunkerque et ses environs. Dans cette région, le groupe, qui ne donne suite à aucune question, avait entamé une procédure similaire à l'encontre de trois délégués syndicaux CFDT, avant d'y renoncer.
Un dialogue social inexistant
Quatrième notification de licenciement en quatre ans.A Marseille, un comité d’entreprise extraordinaire a voté à la majorité contre ces procédures de licenciement. La balle est dans le camp de l’inspection du travail qui doit statuer. Jacques Builles, qui en est à sa quatrième notification de licenciement en quatre ans, a été convoqué le mercredi 19 mars, tandis que Bernard Guazzini sera entendu le 25 mars. Un autre salarié de l'établissement marseillais, qui avait soudé un portail pendant la grève, a par ailleurs été licencié pour faute lourde, selon la CFTC. Il engage une procédure aux prud'hommes pour licenciement abusif.
La CFTC et la CFDT dénoncent un dialogue social inexistant dans l'ensemble du groupe, et des discriminations récurrentes pour fait syndical. Lors de la grève de février, "la première de cette ampleur depuis 15 ans", selon la CFTC, les revendications portaient sur une augmentation salariale, et la création d’un 13e mois et d’une mutuelle. Le conflit a été arrêté au bout cinq jours, sur une promesse orale de la direction à ouvrir des négociations.
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