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Des collectifs contestent la représentativité des partenaires sociaux sur les accords de branche
janv 08 2009
Thèmes: Protection sociale, Dialogue social
Dans la branche des métiers de l'architecture, les partenaires sociaux ont signé un accord qui contraint tous les employeurs à souscrire une couverture santé complémentaire pour tous leurs salariés. Le tout en n’ayant pas le choix du prestataire, pas plus que celui du niveau des garanties.
4 300 salariés et employeurs ont déjà signé la pétition du « collectif salariés – employeurs » contre la complémentaire santé obligatoire des métiers de l’architecture. Trente-et-un parlementaires ont également posé des questions sur la justification d’un accord de branche qui rend obligatoire l’adhésion de tous les employeurs à un gestionnaire de complémentaire santé dont le coût de la cotisation est jugé très supérieur, au regard des prestations, par rapport à la concurrence.
Le groupe Malakoff-Mederic sélectionné après appels d’offres, face à Pro BTP au final, par les partenaires sociaux représentatifs de la branche de l'architecture, commence à se montrer menaçant envers les employeurs qui ne s’acquittent pas de la cotisation des salariés de 1,99 % du salaire brut dont (0,995 % pour le salarié et 0,995 % pour l’employeur) exigible depuis le 1er mai 2008.
- La représentativité syndicale étant ce qu’elle, c’est la légitimité d’un accord censé être collectif qui est contesté. L’accord est pourtant réglementairement dans les clous. Il a été signé par les deux syndicats représentatifs des employeurs et par deux des cinq syndicats de salariés.
« Si on est jeune et bien payé, on paye beaucoup » reconnaît Jean-François Chenais, président de la commission paritaire nationale emploi formation des métiers de l’architecture, par ailleurs en charge du dialogue social du syndicat de l’architecture. « Mais inversement, les bas salaires ont accès au régime à des coûts performants. Nous avons fait le choix de la solidarité avec des tarifs qui n’explosent quand on vieillit », souligne le négociateur patronal qui reconnaît toutefois avoir fait l’erreur de ne pas négocier les options facultatives du régime. Là effectivement, cela explose. Une ristourne de 30 % a été consentie sur l’offre optionnelle famille. Cela reste trop cher aux yeux du collectif. « J’ai réussi à trouver des prestations équivalentes basées sur le plafond mensuel de la Sécurité Sociale à des taux inférieurs et avec des tarifs adultes/enfants », souligne Chantal Lepage, salariée d’un cabinet qui participe activement au collectif.
Pour Mathias Matallah, président du cabinet de conseil Jalma, spécialisé en assurance santé, « Il va être de plus en plus difficile de faire adhérer tous les employeurs d’une branche à des contrats uniques. »
- Retrouvez le développement de cette actualité dans la rubrique « Décryptage » avec notamment l'éclairage sur un autre conflit dans la branche de la boulangerie où les contentieux sont engagés par AG2R auprès des 12% d'employeurs frondeurs. C'est bien un dialogue de sourds entre les partenaires sociaux représentatifs de la branche et les collectifs de frondeurs. Du côté de l'architecture, la branche ne reconnaît strictement aucune légitimité au collectif.
3 commentaires
2 sur 5
Merci de ces précisions correctives. L'article a été modifié en conséquence.
Au fait comment se serait déroulée la consultation "de l'ensemble de la profession" ?
Des collectifs contestent la représentativité des partenaires sociaux sur les accords de branche
par Clément Mathieu
Pour les accords d'entreprises il est temps que les salariés soit eu qui vote par referedumm interne. Donc la discusion oui entre les syndicats et le chef d'entreprise mais avec vote final des salariés.
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environ 1 an
SEUL 2 SYNDICATS DE SALARIES ONT SIGNE
par Paul Schrepfer
Concernant l'accord sur la complémentaire santé dans les entreprises d'Architecture. Il est important de préciser qu'un sydicat de salarié avait, à l'origine, proposé à la commission paritaire de consulter l'ensemble de la profession, s'agissant d'un sujet sensible. LA COMMISSION PARITAIRE A REFUSE.
D'autre part, seuls 2 syndicats de salariés sur 5 ont signé, cet accord n'a pas été signé par la majorité des syndicats de salariés.
Le taux de cotisation de 1.99% appliqué au salaire moyen dans la branche correspondà une cotisation moyenne de 52€uros par personne et par mois, le prix du marché est de 43€. Ou passe la différence ? Il y avait sans doute d'autres moyens de permettre aux personnes ayant des bas salaires d'accéder à une complémentaire santé.
Cet accord pose de nombreux problèmes (prise en charge des enfants handicapés jusque 26ans (d'autres complémentaires font mieux) obligation de souscrire l'option couple pour assurer ses enfants pour un parent isolé, ....) En effet un régime unique ne peut pas prendre en compte tous les cas particuliers.
On peut également préciser que IONIS et MALAKOFF sont les "partenaires" de plusieurs syndicats de la branche. Est-ce que cela a pu avoir une incidence sur le choix ? Car comme précisé dans l'article, la consultation reste opaque. Nous avons entendu un responsable syndical dire que si la consultation était publiée, cela poserait un gros problème juridique (sic).
Le SYNTEC aurait des problèmes pour faire respecter l'obligation. Dans notre branche c'est aussi le cas : 8 mois après l'obligation la profession le refuse toujours à la majorité, malgré les menaces (toujours téléphoniques et parfois dénuées de fondements juridiques) des agents de IONIS et de MALAKOFF. C'est dire l'enthousiasme que cet accord provoque.