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Contrôle aérien : mouvement de grève à l’appel de la CGT

Contrôle aérien

A l’horizon 2015, le projet Opera vise à regrouper sur Athis-Mons (91) les 3 centres de contrôles aérien actuellement en place en région parisienne. Les syndicats adhèrent à cette logique mais pas forcément aux modalités intermédiaires. La CGT a lancé un appel à la grève du 11 au 13 février pour contester le transfert de contrôleurs d’Orly vers Roissy.

   

Atteindre les 120 avions par heure en programmation…tout en améliorant la sécurité.Pour faire face à l'augmentation du trafic, la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a lancé le programme Opera qui vise à regrouper tout le contrôle aérien des aéroports de la région parisienne sur Athis-Mons (91) à l’horizon 2015. Atteindre les 120 avions par heure en programmation…tout en améliorant la sécurité. Voilà l’objectif du contrôle aérien sur l’aéroport de Roissy Charles de Gaule qui est devenu l'un des plus importants hub européen sur le trafic international. Aujourd'hui, la priorité concerne bien Roissy Charles de Gaules qui représentente une grande partie du projet inermédiaire « Espace Roissy 2011 » qui va courir de 2009 à 2015 pour préparer Opera. Sur la base du volontariat, des contrôleurs qualifiés de « pionniers » vont ainsi être transférés d’Orly à Roissy pour « apprendre à travailler ensemble ». La CGT y voit un transfert rampant du contrôle aérien d’Orly vers Roissy : « Faire Opera, c’est amener Orly à Athis-Mons, puis amener Roissy à Athis-Mons ».  

Référendum : avant ou après les expérimentations ?

Pour lever son préavis de grève (du 11 au 13 février), la CGT demandait à la direction de soumettre au vote de tous contrôleurs la question suivante : "voulez-vous que les services de la DGAC travaillent au regroupement des approches d’Orly à Roissy ou voulez-vous que les services de la DGAC travaillent au regroupement de l’approche d’Orly à Athis-Mons ?" La direction a refusé ce référendum tout en acceptant lors de la réunion de conciliation du 7 février dernier le principe d’une consultation à bulletin secret portant sur l’opportunité des tests relatifs au regroupement des approches d’Orly et de Roissy. Une autre consultation à bulletin secret sera conduite à partir des tests de regroupements des contrôleurs d’Orly vers Athis-Mons. Les salariés concernés pourront s’exprimer mais une fois la démarche enclenchée.

    C’est la CFDT qui a conditionné la levée de son préavis de grève à l’organisation de ces consultations à bulletin secret. La direction de la DGAC propose sur son site un dossier complet intitulée « les évolutions nécessaire du contrôle aérien en région parisienne » et rappelle que le protocole du programme Opera a été validé le 1er février par toutes les organisations syndicales à l’exception de la CGT et de la CFDT. 

Une direction qui annoncait un vol sur 2 à Orly à 8h45 grâce à la mise en place du service minimum.

 


Mots-clés : Grève, Mobilité,

Entreprises : DGAC,

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plus de 4 ans

"Discrédit sur une profession"

par Rodolphe Helderlé

Le Syndicat National des Contrôleurs du Trafic Aérien (SNCTA), majoritaire, considère que "l’appel à bloquer le trafic aérien en période de vacances scolaires pour les motifs invoqués est une action démesurée et incompréhensible qui jette le discrédit sur toute une profession et déstabilise tous les personnels des services de la navigation aérienne." Pour rappel, en février 2004, l'ensemble des syndicats avaient lancé une grève de 5 jous pour s'opposer à l'annonce d'un regroupement des centres de contrôle aérien de Roissy et d'Orly. La voie de la concertation avait été alors à l'affiche sur la base d'une étude d'impact. Tous les syndicats s'engageaient alors dans un accord social qui éliminait la solution du regroupement à Roissy. Mais le 7 janvier 2008, le transfert d'Orly vers Roissy comme phase transitoire au scénario Opera revenait sur la table. La CFDT souligne que le futur centre de contrôle unique Opera sera situé à 500 mètres du centre de contrôle d'Orly.

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Ne pas confondre CFDT et CFTC

par Jean-Paul Bauzet

L'auteur attribue à la CFTC un commentaire sur la réunion de conciliation du 7 février ("...souligne de son côté la CFTC qui voit des avancées significatives dans la réunion de conciliation du 7 février...") De toute évidence, il veut parler de la CFDT car la CFTC n'a pour le moment pas réagi sur les modifications au relevé de conclusions du 1er février imposées par la CFDT le 7 février suivant sans aucune concertation avec les autres organisations syndicales... La CFTC ne peut que constater que pour la première ournée de grève à Charles de Gaulle (où elle représente 30% des personnels, la CGT n'en représentant que 16%) le nombre de grévistes a été extrèmement faible (7 grévistes soit bien moind de 10% de l'effectif de service)

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plus de 4 ans

Mélangé les pinceaux

par Rodolphe Helderlé

J'ai supprimé ce passage. Mes confuses. Il me reste à retrouver la trace de cette citation.

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plus de 4 ans

Finir une grève

par Jean-Paul Bauzet

OPERA (le projet de regroupement des 3 centres de contrôle de la région parisienne) est et restera une décision politique de l’administration inscrite à ce titre dans le protocole social 2007-2009. Le SNAC/CFTC reste respectueux de sa signature et préfère privilégier le dialogue social à l’affrontement : tant que l’administration le conviera à la discussion sans à priori dogmatique, il honorera l’invitation. Fidèle à son souci de défendre ses mandants, le SNAC/CFTC rappelle qu’il représente près de 30% des personnels du contrôle aérien à Charles de Gaulle : cette position ne doit pas amener à privilégier l’intérêt particulier, à jeter le discrédit sur un dialogue social, certes encore perfectible, pratiqué depuis 20 ans à la DGAC. Même si la défense de nos métiers doit rester notre préoccupation, nous ne devons pas perdre de vue que notre raison d’exister est le rendu d’un service public de qualité. La DGAC, encouragée par d’autres organisations syndicales, a fait le choix de mener à terme un projet de plus de 200 millions d’euros dont nous ne sommes pas persuadés qu’il est la seule solution aux buts annoncés. Notre administration a choisi la voie de moyens lourds et onéreux ; il en relève de son entière responsabilité. Il reste de notre entière responsabilité d’accompagner la réussite de ce chantier et surtout, la prise en compte de l’intérêt de l’ensemble des personnels. Le SNAC/CFTC prend acte de l’accord trouvé la nuit dernière entre l’USAC/CGT et le Ministère. Il espère qu’il respecte les assurances qu’l avait lui-même obtenu le 1er février dernier et qu’il permettra une sortie rapide de la crise. Le 14 février 2008

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